Violée il y a 4 ans, une policière saute d’un pont.

Pont Saint Michel à ToulouseVictime d’un viol en 2007, en région parisienne, une policière toulousaine de 35 ans, gardienne de la paix, a mis fin à ses jours, hier matin, en se jetant du haut d’un pont de la Ville rose. Très affaiblie par cette histoire personnelle, la victime, mère de famille, devait reprendre son travail hier.

Tragique dénouement hier matin à Toulouse. Une policière de 35 ans, gardienne de la paix dans un commissariat du centre-ville et affectée au bureau des contraventions, a été retrouvée morte sous le pont Saint-Michel. Victime d’un viol en 2007, en région parisienne et mutée à Toulouse depuis cette affaire douloureuse à porter, la jeune femme, extrêmement fragilisée par ces événements, a mis fin à ses jours quatre ans après cette agression et alors qu’elle devait reprendre son travail après plusieurs semaines d’arrêt.

Hier, peu après 8 heures, les secours n’ont rien pu faire pour sauver la jeune policière qui venait de se jeter du haut du pont surplombant la Garonne. Son corps sans vie a été retrouvé en contrebas, gisant sur un îlot. Sa voiture a été découverte quelques mètres plus loin, sur l’Île du Ramier. « C’était une policière très bien insérée dans son travail, sérieuse et méthodique, assure Lucien Pourailly, directeur départemental de la sécurité publique de Haute-Garonne. Elle avait des soucis d’ordre personnel mais donnait entière satisfaction. » Une cellule de soutien psychologique a été mise en place pour aider sa famille et ses collègues de travail profondément affectés. La victime, désarmée, mère de deux enfants et en instance de divorce avait fait son école de police à Toulouse avant de rejoindre le département de la Seine-Saint-Denis. En avril 2007, elle est victime d’un viol à la sortie du commissariat de Bobigny. L’affaire intervient à quelques jours de l’élection présidentielle et prend un tour éminemment politique. Une passe d’armes avait même opposé Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sur le thème de la sécurité.

Cette semaine, une policière des Alpes-Maritimes a elle aussi mis fin à ses jours. Dans une lettre, elle avait dénoncé ses conditions de travail. À Toulouse, le syndicat Unsa-police, par la voix de son représentant régional, Cédric Delage, rappelle que « la situation personnelle de nos collègues est aggravée par des problèmes ressentis au quotidien dans leur travail. Les arrêts maladie se multiplient. » Un drame à propos duquel, « il serait indécent de faire le lien avec les conditions de travail de la victime au commissariat du centre-ville », précise Didier Martinez pour Unité SGP-Police-FO. La jeune femme qui traversait parfois de longs moments de mélancolie, était en attente de jugement pour la garde de ses enfants.

Source La Dépêche du Midi

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