Cyril Etesse s’affole au Citron Bleu.

cyril-etesseTout droit sorti du plateau de l’émission de Ruquier sur France 2 « On n’demande qu’à en rire », Cyril Etesse est un humoriste qui ne manque pas d’énergie. Il offrira au public toulousain, jusqu’à samedi, un One Man Show complet, véritable concentré de folie et d’humour.

WebToulousain a profité de sa venue à Toulouse pour le rencontrer, et en savoir un peu plus sur son univers complètement barré…

 

 

 

 

Je dis que je suis calme sur scène, mais ce n’est vraiment pas le cas !

Pour commencer, peux-tu nous présenter un peu ton One Man Show ?
Je pars du principe que quand les gens ne connaissent pas un humoriste, ni son univers ni ce qu’il fait, ils viennent simplement voir un spectacle comique. Dans ce spectacle, j’ai donc essayé de mêler un peu tous les univers, tous les genres d’humour possibles. Il y a du stand-up, du visuel, de l’imitation … un peu de tout. Puis je donne une cohérence et un lien à tout ça avec une folie un peu barrée. En fait, je dis aux gens que je suis très très calme sur scène, ce qui n’est pas vraiment le cas ! Au final, j’espère proposer un spectacle complet et varié.

Certaines personnes te comparent à Louis de Funès … que penses-tu de cette comparaison ?
La comparaison à Louis de Funès me fait évidemment très plaisir, parce qu’il fait partie de mes grosses références. Je le regardais déjà tout petit, et j’ai dévoré tous ses films. Il y a beaucoup de films d’humour qui au bout d’un moment vont me lasser un peu, mais ceux de Louis de Funès, je peux les voir pour la cinquantième ou centième fois, je me marre toujours autant ! Il y a une force comique chez ce monsieur qui m’a toujours fasciné. Quand j’étais gamin, je pense qu’inconsciemment j’ai beaucoup ingurgité et emmagasiné ses films. Quelque part, je pense qu’il y a quelque chose qui en ressort sur scène, à ma façon. Peut-être par rapport à mon côté un peu fou et « speed ». Mais c’est en même temps une comparaison très gênante, car je ne suis qu’un tout petit qui arrive, alors que Louis de Funès, c’est un grand Monsieur !

Je suis très bon public, et vraiment ouvert à tout.

Et justement, d’où te viennent ces idées folles, quels humoristes t’inspirent ?
Il y en a beaucoup. Il y a de Funès bien sûr, mais également plein d’autres choses qui me font rire. D’autant que je suis plutôt bon public ! J’ai grandi avec les émissions de Patrick Sébastien, je regardais La Classe, le Petit Théâtre de Bouvard, etc. Il y a donc pleins d’influences qui m’ont un peu nourrit. Je suis aussi très fan de Pierre Aucaigne. C’est un humoriste qui n’est pas parmi les plus connus, mais il est complètement déjanté, complètement barré et je me sens assez proche de son univers. Mais je peux aussi être fan de Bigard, ou Franck Dubosc. Comme je le disais, je suis très bon public, et très ouvert à tout.

Ton spectacle est très énergique, avec quelques pauses un peu plus Zen… Pourquoi avoir voulu faire une telle mise en scène ?
Le nom « Shaolin » est ce qui résume le mieux le spectacle. Le moine shaolin est un personnage qui est à la fois très rapide, précis, et énergique. Mais il peut être en même temps très zen, très calme. Dans le spectacle, j’ai des moments où je suis justement assez calme, et d’autres moments où ça part un peu dans tous les sens, où c’est un peu fou. Ce clin d’œil autour des moines shaolin est vraiment un fil rouge dans le spectacle. J’ai donc pensé que c’était assez bien résumé, assez représentatif du spectacle. Puis cela m’a permis de faire une affiche rigolote, assez visuelle, que les gens retiennent !

Tout ce qui est drôle est susceptible de m’inspirer pour faire un sketch.

Comment sélectionnes-tu les sujets que tu vas traiter ?
Les sujets qui m’inspirent peuvent aller d’un truc que j’ai entendu à la télévision, à quelqu’un qui me fait marrer dans la rue. Je ne m’arrête pas sur un truc précis, ça vient un peu tout seul. C’est pour ça qu’en ce qui me concerne, le spectacle est très long à écrire et à construire. Il ne me suffit pas de m’assoir à une table, devant une feuille blanche et de me dire : « Bon, allé, aujourd’hui je vais écrire un sketch sur tel sujet ». Des fois ça marche, mais pas sur tout un spectacle. J’ai besoin de prendre du temps, de voir un petit peu ce qu’il se passe autour de moi. C’est pour ça que c’est un spectacle avec beaucoup de choses différentes. En fait, tout ce qui peut avoir une connotation rigolote, dès que je peux en faire quelque chose de drôle, est susceptible de m’inspirer pour faire un sketch dans le spectacle.

Et dans quelques jours, l’interview en vidéo…

Cyril Etesse joue actuellement au cabaret comique Le Citron Bleu à Toulouse, jusqu’au samedi 1er décembre, à 21h.

Plus d’infos sur : www.lecitronbleu.fr

Exlu de dernière minute, Cyril Etesse nous fera l’honneur de revenir sur Toulouse, du 16 au 20 avril 2013 au Citron Bleu.

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