Le mystérieux Thierry Obadia nous ouvre les portes de son jardin secret.

thierry-obadia-copyright-romain-barthesAprès une première soirée réussie au CGR Blagnac devant un public toulousain en folie, et juste avant celle de demain en présence de l’équipe locale du film, le WebToulousain a eu le plaisir de rencontrer en privé le réalisateur Thierry Obadia du film ADN-L’Ame de la Terre.

D’une simplicité et gentillesse, Thierry Obadia, réalisateur du film ADN-L’Ame de la Terre, nous a reçu dans son antre secrète en banlieue toulousaine et il a pris le temps de répondre avec énormément d’attention à nos questions. Portrait d’un jeune quarantenaire hors du commun et touche à tout. Entre un magnifique piano à queue en acajou et une statue taille réelle du héros de comics Iron Man, Thierry, entre deux réunions de travail, nous a ouvert les portes de son chez lui.

Thierry, le public commence à vous connaître, mais en quelques mots qui êtes-vous vraiment ?

Je suis réalisateur et auteur compositeur. Je suis autodidacte dans ce que je fais. L’école n’était pas fait pour moi. Ma maison, je l’ai fait de mes mains avec des amis. Je marche comme ça.

J’ai pris, il y a 4 ans, des cours de réalisation mais vous savez la force des grands réalisateurs, selon moi c’est d’avoir vu des milliers de films et moi j’en ai pas vu des centaines comme tout le commun mais vraiment plusieurs milliers d’ailleurs j’ai dans mon salon plus de 2000 films.

J’ai eu mon premier rôle à 17 ans dans « Les enfants de Lascaux » où je donnai la réplique à Benoit Magimel.

Je me fous d’être une star. J’ai juste envie de me faire des petits plaisirs comme de me payer un Mc Do quand je veux.

J’ai même créé ma société de distribution Spider World cinéma pour pouvoir distribuer ce film (ADN L’Ame de la Terre).

Le 7ème art c’est pour vous une passion depuis tout petit ou cela vous est venu plus tard ?

Depuis tout petit, je courrai les castings à 15 ans, et j’ai eu mon premier rôle à 17 ans dans « Les enfants de Lascaux ». Je ne pouvais pas partir à Paris, la vie était trop onéreuse, j’ai donc mis entres parenthèses cette passion pour la musique.
J’ai fait beaucoup de concerts, de bals…

Ce que j’adore dans le cinéma, c’est que je peux aussi bien tourner que faire de la musique.

Pourquoi être venu vous installer ici près de Toulouse ?

Mes grands parents étaient russes et proches du tsar, d’où mes origines. Mes parents ont divorcés quand j’étais jeune et ma mère est venue s’installer dans le Lot où j’ai vécu dix ans. Je cherchai du travail mais dans le Lot ce n’est pas évident donc je suis venu à Toulouse et j’ai démarré avec mon premier studio d’enregistrement.

Parlez-nous de votre film ADN-L’Ame de la Terre ?

Je suis assez perfectionniste ; j’étais certes entouré d’un vrai assistant professionnel qui a fait des études de cinéma, mais j’ai fais mes plans, j’aime faire tout de A à Z. J’étais aussi derrière la lumière et derrière les musiques. Je suis un touche à tout.

Comme ça le film est comme je veux

Par exemple : nous avons plus de 30 scènes qui n’ont pas pu être faites pour des raisons financières.

Un de nos coproducteurs BCDF Pictures estime ce film à 2 millions et demi d’euros, nous on l’a fait pour 500 000 euros. (c’est équivalent à une petite production française de serie B).

Avec Michel Jonasz, le moindre film tourne autour de 5/6 millions d’euros mais il nous a fait le plaisir de nous suivre.
Dans un budget, ce qui coûtent le plus c’est le voyage, la restauration, l’hébergement… Vous savez déjà quand vous partez en Tunisie avec votre cheri(e) ça coûte cher et bien imaginez une équipe d’une quarantaine de personnes.

La musique du film a été composé par Thierry Obadia, Jerome Baudouis, Bruno Milonas, Fabrice Baffe. Nous avons composé 120 musiques pour n’en retenir que 40 pour la BO. Nous nous sommes saqués nous même pour ne garder que le meilleur.

Pour moi, ce film est un beau cadeau d’anniversaire ( j’ai eu 43 ans il y a peu).

Vous avez tourné où ?

Nous avons eu le plaisir de tourner dans une multitude d’endroit, un mois en Tunisie à Tozer, une semaine aux Etats-Unies à Caranson (nous voulions une ambiance américaine et la vue d’un cimetière américain), nous avons un coproducteur américain BCDF qui nous a vraiment aidé donc c’était une sorte de clin d’oeil, un mois en Midi-Pyrénées à Capvern et 3 jours en Espagne aussi.

Et le choix du casting ?

Je les voulais… Je voulais ces gens là. Je connais leur parcours et je voulais qu’ils soient dans mon film.

Philippe (Nahon) a fait tant de films comme « Haute tension » ou « Gibraltar »… j’adore Nahon tout comme Delpy (Albert). Michel Jonasz, je le voulais dans le rôle du papa du héros. Il a adoré le script à sa lecture et a adoré travailler avec nous.

Alexia Barlier (qui cartonne dans « Falco » sur TF1), apporte une touche féminine au film, elle l’illumine. C’est un véritable coup de coeur. Et Pascal Jardel, on a démarré ensemble, c’est un ami, je lui ai donné son premier rôle dans « Lisa », mon premier film. C’est un très bon comédien qui fera de grandes choses.
J’aime bien écrire pour les gens. Je veux que le rôle leur correspondent bien c’est pour cela que lorsque j’écris je pense déjà à la personne pour l’interpréter. J’aime être sûr du personnage.

Comment avez vous trouvé le fil conducteur de votre film ?

Je suis un fan de Marvell, j’adore les héros de comics. D’ailleurs c’est pas pour rien que ma boite de distribution s’appelle Spider World cinéma. Je ne me mesure pas à ces productions (super productions américaines ayant d’énormes moyens financiers), mais ça m’inspire.

Qu’est que je pourrais faire de jolie qui me touche, c’est ce que je voulais faire et c’est un héros différent. Il se bat mais sans arme. Un héros un peu plus anonyme et commun auquel le spectateur pourra davantage s’identifier.

Quelques anecdotes  de tournage à nous raconter ?

Il y en a eu tellement. Tenez un jour, on tournez dans le désert de Tunisie et l’abri a pris feu, la maison du héros en fait. Je me suis servi de cela et quand l’acteur commence à partir, on peut l’apercevoir courir de plus en plus vite. il avait réellement le feu sur lui. C’était hallucinant !

Le même jour, la chef de production est tombée dans un puits avec tous les papiers de la production. Je suis allé la chercher moi même déjà parce qu’avant tout c’est une amie.
Pendant ce temps Michel (Jonasz), regardait assis dans sa chaise : il était scotché et m’a dit « c’est génial de tourner avec toi ».

Vous vous attendiez à un tel engouement du public lors de cette présentation sur vos terres ?

Non, je m’attendais pas à tant. Je pensai que sur 10 personnes 5 aimeraient et là on a fait 300 places pour la première sur 2 salles et on a même du refuser du monde, c’était incroyable. Du coup on fait une nouvelle date avec une partie de l’équipe toulousaine demain (mercredi 20 août 2014) à 20h au CGR de Blagnac qui nous a fait confiance pour le lancement de notre film.

L’artistique s’est un risque, il faut se lancer au risque de ne pas plaire.

Du moment que le film nous plaît déjà à nous, après les gens font ce qu’ils veulent.

Après, c’est la vie du film qui continue.

Pour vous que serait la consécration ?

Pour moi, c’est déjà d’avoir fini de tourner le film, de la réalisation au montage .

C’est grâce à Jocelyn Bouissi, PDG des cinémas CGR, qui nous a donné un coup de pouce, que mon film a été diffusé pour la première fois le 13 août dernier et sera diffusé dans plus d’une centaine de cinémas au travers du pays. Je le remercie de sa confiance et de son formidable coup de pouce.

Le film est devenu l’un de leurs coup de coeur et c’est assez formidable pour moi.

En quelques mots c’est un film, une histoire très humaine et ça reste une aventure humaine avec CGR et les personnes qui auront aimé le film.

La soirée du 20 août, comment va t’elle se dérouler ?

Après la projection de film, le groupe Solealma, magnifique et talentueux groupe gitan, nous fera une prestation. Ce groupe que j’apprécie, participera à mon prochain film qui sera un road-movie… et que nous tournerons à l’automne 2015.

Avez vous d’autres projets ?

Le tournage de mon prochain film se fera dans un peu plus d’un an dans notre belle région. Plus d’un mois de tournage est prévu de St Cyr Lapopie à Cahors en passant par Toulouse et Millau. Le scénario est déjà écrit. Le casting est bien entamé, il y aura entres autres : Phillipe Nahon dans le premier rôle, Julie Dacquin, Astrid Whettnall et 2 super acteurs aussi avec lesquels nous sommes en négociations et essayons de nous caler pour le tournage. J’espère avoir le soutien de la Région Midi-Pyrénées pour le tournage de ce beau film qui sera une belle vitrine pour notre région. 

Pour le prochain projet, je vais garder certaines personnes de mon équipe.

Chaque film a une identité et il faut une équipe qui va dans le même sens que moi.

Venez donc nombreux ce mercredi à partir de 20H pour assister à la projection du magnifique film ADN-L’Ame de la terre.
Pensez à l’e-réservation en réservant vos places sur :www.cgrcinemas.fr

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