Un sursaut capital(e) pour le Fenix Handball !

logo-fenixLes amateurs de sports sont à la fête à Toulouse ces jours-ci. En attendant la réception de l’OM par les Violets du Téfécé vendredi, c’est le PSG et ses stars qui venaient défier le Fenix ce mercredi soir. Un Fenix toujours dans le doute, malgré une victoire probante à Aix en Coupe de France la semaine dernière.

Mais le pain quotidien de cette équipe, et le garant de sa survie parmi l’élite, est bel et bien le Championnat, ne nous y trompons pas . La couverture populaire et médiatique de cette rencontre se ressentait d’emblée dans les travées. Le quotidien l’Equipe consacrait d’ailleurs une page à la rencontre, interview de Valentin Porte ( blessé ce soir) à la clé. La situation est critique sur le terrain et dans les arcanes du club, la crispation croît chaque jour plus, mais la réception d’une telle équipe était de nature à transcender les locaux. 

Pas intimidés par l’enjeu, le Fénix prenait le jeu à son compte et les maladresses successives des 2 camps permettaient aux Toulousains de tenir la dragée haute aux Parisiens, à la faveur de 3 buts de Jerôme Fernandez, qui ne se privait pas d’ajuster son meilleur ami, le quadruple champion du monde Omeyer (3-2, 7 ème) . Les locaux faisaient vraiment bonne figure et portaient leur avantage, toujours de courte durée cependant, à 2 buts (7-5 à la 14 ème). 

On ne sentait pas les Parisiens dans un grand soir, du moins semblaient ils à la portée de ce Fenix là, qui lui donnait des gages d’une solidité retrouvée. Le bras de Fernandez était toujours aussi chaud, la double sanction à l’encontre d’Osmanjic ( 2 fois 2 minutes) allait devoir être gérée avec maestria par les hommes de Toni Garcia qui portaient même l’avantage à 10-7 grâce à Ilic, à la 18 ème. Le premier temps mort était demandé par les parisiens pour contenir les assauts d’un Fénix imparable (12-10, 22 ème). 

Après avoir mené 15-11, le Fénix subissait un temps fort des Parisiens avec un puissant Accambray qui ramenait les siens à 15-14, 2 buts en contre du capitaine Pierrick Chelle permettaient aux toulousains de virer en tête à la mi temps, et un arrêt sur pénalty de Dumoulin enflammait un Palais des Sports chauffé à blanc, 17-14 aux citrons !

Le deuxième acte démarrait également sous de bons auspices pour les locaux qui portaient rapidement leur avantage à 4 puis 5 buts (20-15) , 34 ème. Un écart vite comblé par les Parisiens au terme d’une phase de discussions arbitrales contestables5 (20-20, 40 ème). Le jeu du chat et de la souris entre les 2 équipes se poursuivait, le Fénix grâce à Morency repassait devant et Barachet remettait dans la foulée la parité au compteur . Daniel Narcisse maintenait les Parisiens à flot grâce à ses incursions victorieuses. Une blessure à la gorge de Barachet offrait un peu de répit aux Fénix au moment d’aborder les 5 dernières minutes, avec un avantage fragile de 2 buts. Hansen remettait tout le monde à égalité dans un insoutenable suspense (29 29, 59 ème). Plus rien ne serait marqué, score de parité entre les 2 équipes au terme d’un match fou ! Et une prestation de grande qualité pour un Fénix qui semble retrouver doucement mais sûrement ce zeste de confiance qui lui faisait défaut.

 

Toni Garcia, au micro de Webtoulousain :

C’est bien sûr une grande satisfaction que d’obtenir le point du nul contre un épouvantail du Championnat comme Paris. Je suis très content de l’attitude des gars qui depuis deux matches montrent qu’ils sont capables. C’est un super match pour la suite et les échéances importantes qui nous attendent. Nous avons eu jusqu’à 5 buts d’avance mais je n’oublie pas que c’est Paris qui a la balle de match !

 

Cyril Dumoulin :

Ce soir, nous avons mis tous les ingrédients qui sont les nôtres depuis quelques temps à l’entraînement. Après cette passe difficile, nous nous sommes beaucoup parlés, dit les choses et ça nous permet de sortir des matches comme ce soir. Franchement, nous aurions signé avant le match pour un match nul.

 

Laisser un commentaire