PTDN #28 : Mea Culpa.

Salut les filles !

J’espère que votre quinzaine fut bonne ! C’est l’heure de notre nouveau rendez-vous…Et je l’attendais avec impatience. Il est si bon de pouvoir se confier à vous…

Mes ongles semblent aller mieux…Moins cassants, plus durs…Le fait de les laisser respirer semble avoir un effet salvateur sur eux. Ca a l’air de plutôt bien marcher sur Marius aussi. Vous connaissez toutes le proverbe  » Suis moi je te fuis, fuis moi je te suis ! »

L’autre jour, Marius m’a téléphonée…Vous connaissez cette sensation je suppose…Attendre un coup de fil, craindre qu’il n’arrive pas en passant simultanément de la phase tristesse à celle de la colère, guetter la moindre vibration de votre téléphone, se précipiter lorsque celle-ci arrive enfin, être dégoutée parce qu’il ne s’agit pas de la personne espérée…

Et puis tout à coup, lorsqu’alors vous sembliez presque résignées, voir son nom s’afficher sur votre écran, ressentir ce sentiment de victoire mélangé à une émotion difficilement qualifiable…Avoir presque envie de se venger en ne répondant pas…Et puis finalement, répondre, la voix tremblotante, en totale perte de vos moyens…

C’est donc un peu dans cet état second que je décrochais…

« C’est Marius…Je voudrais qu’on revienne sur c’qui s’est passé…Bon…Je sais que j’tai fait beaucoup de mal ! Je suis pas con… »

Je trouve ça cool moi, les gens capables de  reconnaître leurs torts, même si en effet, l’auteur du mal reprend beaucoup plus facilement le cours de sa vie que celui qui l’a reçu.

Nul n’est parfait dit-on…Et puis, à bien y réfléchir, moi aussi il m’est arrivé de faire du mal…Je me souviens de la première fois que j’ai largué un mec…C’était un soir de mars et il se tenait devant moi, démuni, les larmes coulant le long de ses joues à m’expliquer qu’il n’était plus rien. Je ne le comprenais pas vraiment…Puis un jour j’ai cessé de dormir, j’ai perdu l’appétit et l’envie de tout, à cause d’un seul mec.

Marius a jugé bon  de préciser qu’il n’était pas con…Loin de moi cette idée, je n’en ai jamais douté….Mais Marius a ses défauts. Il est nerveux, impulsif et doté d’une mémoire quelquefois, volontairement défaillante.

Marius n’aime pas ressortir de vieux dossiers. Il se laisse parfois déborder par tous ceux qu’il entasse et lorsque certains d’entre eux se font trop lourds, il les classent sans suite. Pourtant cette fois, Marius voulait « revenir sur c’qui s’était passé ».

Parfois, je me sens comme un de ces dossiers, qu’on range, qu’on oublie…Mais lorsque de temps à autre, l’air de rien, Marius me feuillette, je me dis que tout n’est pas si clair, tout n’est pas si réglé.  Marius a en horreur l’injustice et il se passionne pour toutes ces affaires non résolues qui le fascinent.

Parfois, je me sens un peu comme une de ces affaires….

Marius détesterait m’entendre parler comme ça.

Les filles, je ne sais pas si vous avez un Marius dans votre vie…J’ai l’impression que le mien est unique. C’est sans doute pour cela que j’ai tant de mal à le remplacer.

A part ça, j’ai une folle envie d’aller chez le coiffeur…Faut dire, ça fait une éternité. Deux mois précisément. Ma nouvelle lubie : Me faire une frange….Je me suis trouvé un nouveau défaut, mon front est trop grand !

Je pense de plus en plus à l’épilation définitive aussi…J’en ai plein le C– de passer une heure à me dépoiler tout ça pour me rendre compte à la lumière du jour que j’ai oubliée une touffe.

Je rêve toujours de seins plus gros, mais mon compte en banque trouve cette idée toujours aussi ridicule.

J’ai depuis quelque jours des veines apparentes au niveau des cuisses à cause de la chaleur …

Depuis quelques temps, j’ai aussi remarqué l’apparition de nouveaux effets secondaires une fois par mois pour accompagner les réjouissances féminines. Avant, j’avais juste le ventre qui tirait un peu, aujourd’hui j’ai mal à la tête et la gerbe en plus.

Bref, de quoi largement relativiser….Marius est un sacré tracas, mais est-il vraiment le pire d’entre eux? Je vous laisse en juger…

Je file, je réalise que j’ai moi aussi tout un tas de dossiers en attente…Je voudrais leur dire que je suis consciente de leur avoir fait du mal, et surtout que je ne suis pas conne !

A dans quinzes jours les filles, d’ici là ne vous tracassez pas trop !

Kiss.

Marie.

 

 

 

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