Le sport contre la radicalisation, témoignage des Izards aux Editions La Boîte à Pandore !

Témoignage intéressant aujourd’hui dans notre rubrique littéraire . Avec l’intérêt supplémentaire de l’aspect local de l’auteur : Frédéric Mercadal, un dirigeant bien connu dans le milieu du sport toulousain .

Dans son ouvrage «  le sport contre la radicalisation« ,( Editions la Boîte à Pandore )  Frédéric nous présente ce quartier des Izards ,si souvent décrié, mais qui représente toute la vie de ce passionné, tantôt joueur, entraîneur, et désormais président du club de football du quartier .

Ou l’on se rend compte que cette tâche tient lieu de sacerdoce, et que Fréderic à l’instar de tant de dirigeants de l’ombre dans notre pays, ne compte ni son temps, ni son argent ( voir son surnom de Poch’) pour donner aux jeunes de ce quartier un motif d’espérer, de bien vivre ensemble, de s’accepter les uns les autres et d’apprendre la vie en plus du ballon rond .

Après une présentation de son auteur, donc, l’ouvrage permet de découvrir une galerie de portraits hauts en couleurs, de Jéjé le Portugais à Petit Vieux ( il faudra se pencher un jour sur cette propension à trouver des surnoms dans les quartiers!)  en passant par Mysti le travesti ou encore Têtard  . Des parcours de vie sinueux mais avec un point commun : l’amour de leur quartier chevillé au corps .

L’aventure de la  sandwicherie le Ballon d’Or ( ça ne s’invente pas) qui permettra aussi aux jeunes de mettre les mains dans un milieu professionnel qui se refuse parfois à eux, et de créer un vrai lieu de convivialité dans le quartier .

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Passage intéressant également sur les relations compliquées avec la Mairie de Toulouse, dans ce monde oú les subventions sont le nerf de la guerre pour un petit club .

Intéressant aussi le chapitre sur les personnalités qui sont venues, avec plus ou moins de régularité, aux Izards pour rencontrer les jeunes, avec toujours autant d’émerveillement et de gratitude de leur part . Citons entre autre Achille Emana ( que l’on ne présente plus à Toulouse) , Karl Zéro, José Bové ou Daniel Cohn Bendit, qui préface l’ouvrage .

Nous aurons personnellement beaucoup apprécié la narration de la visite du Musée Juif de Bruxelles, de Frederic et un groupe de joueurs du quartier . Une rencontre aux confins de deux religions que l’on oppose parfois mais qui au final, sont bel et bien frères et soeurs.

En résumé, un ouvrage qui se lit d’une traite, sur un ton alerte et léger  mais qui traite en toile de fond de problématiques sociétales majeures . Parmi lesquelles bien sûr la radicalisation à laquelle sont tentés de se livrer certains jeunes de quartier, c’est alors le moment pour Fréderic et les autres dirigeants d’endosser un rôle que seule leur connaissance du terrain leur permet d’affronter avec courage et dévotion .

Le sport contre la radicalisation ,Frédéric Mercadal, Editions la Boîte à Pandore, 17.90 euros

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