Bruno Martini, ancien portier toulousain, se livre aux Editions Mareuil !

Plongée aujourd’hui au coeur d’une carrière de handballeur ! Bruno Martini, double champion du Monde en Equipe de France, vainqueur d’une Ligue des Champions, quintuple champion de France, parfait homonyme de son pendant en football ( un cas rare) .Après avoir mis un terme à une carrière à rebondissements, et être aujourd’hui manager général du PSG Martini se livre aux éditions Mareuil pour un bouquin tout en introspection .

Car si le bonhomme a eu une carrière bien remplie et couronnée de succès, il revient beaucoup sur sa « part d’ombre » qui a fait de lui un éternel insatisfait et un compétiteur hors pair . Pas un défaut en soi me direz vous mais quand chaque but encaissé ouvre des plaies morales et que l’on sait qu’un gardien de hand en encaisse en moyenne 20 par matches…

Bruno Martini, c’est aussi un coéquipier  » casse couilles » ( pardon pour la trivialité) pour ses coéquipiers, qu’il ne manque pas d’houspiller à longueur de match et d’entraînement, ce qui lui vaut parfois une place à part dans un vestiaire.

Le livre, qui se lit d’un seul trait pour un passionné de sports co, nous emmène dans les coulisses de ce hand français, que l’on voit souvent tout rose, à l’aune des succès médiatisés des différentes équipes de France, des Barjots au Bronzés jusqu’aux Experts aujourd’hui.  Mais qui renferme lui aussi quelques zones d’ombres, des copinages dans les instances , et des comportements pas toujours très professionnels. Ce qui n’aura pas manqué d’excéder passablement notre auteur .

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Du paradoxe de son passage à Paris ( pour un marseillais) à ces expériences mitigées en Espagne , de sa phase de chômage et d’embonpoint rompue par une surprenante pige allemande a Kiehl, son passage à Nîmes, ville ou il était persona non gratae, qui sera finalement sa plus belle expérience, Martini n’élude aucun des pans de sa longue carrière.

Vous serez évidemment intéressés par son passage à  Toulouse, dans un club qui ne s’appelait pas encore le Fénix . Martini y arrive avec l’étiquette de joueur cadre et se mettra une grosse pression pour tirer le club vers le haut. Hélas, le club ne semblait alors pas prêt pour toutes les exigences du professionnalisme, du moins pas comme l’entend le portier . Néanmoins, le club gagnera la Coupe de France et finira troisième du championnat, soit son meilleur classement à ce jour.  Bruno Martini souhaitait y préparer sa reconversion dans la communication en fin de saison, mais son projet ne fut pas du goût des dirigeants. L’expérience tourna court et le gardien la décrit dans son ouvrage d’acte manqué .

Vous l’aurez compris, il s’agit là d’un livre assez puissant , qui rentre dans les fêlures propres au sportif de haut niveau, dont le parcours n’est jamais linéaire. Car, comme le dit en substance Martini en conclusion, tout champion est tiraillé par des doutes et des blessures que seule la victoire contribue à estomper un peu … Mais jamais totalement ….

Le Handball est un sport de combat, Bruno Martini, Editions Mareuil, 335 pages, 19.90 euros

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