Le sublime show « Diamond Dance » à Toulouse le 18 novembre 2018. Vos places à gagner !

Il existe plusieurs films qui unissent le monde de la danse classique et de la danse urbaine. Mais jusqu’à présent, il n’existait pas de spectacle unique qui fusionne ces deux univers.
L’année 2018, marque un nouveau départ pour Indigo production en créant Diamond Dance, quand la danse classique rencontre le hip-hop. Vos places à gagner en bas de cet article.

Afin de présenter ce concept unique, quoi de mieux que de rencontrer le producteur ainsi que le personnage principal de la sublime histoire de Diamond Dance.

À l’occasion d’une journée promotion dans la ville rose, Gaëlle, notre rédactrice en chef a pu rencontrer le producteur Nicolas Ferru ainsi que l’artiste masculin qui joue le rôle principal Benjamin Akl

Nicolas, quel a été l’élément déclencheur qui vous a donné envie de créer ce spectacle ?

Ce qui nous a donné le déclic, c’est tout simplement de retrouver sur un spectacle, un mélange des genres, des mondes qui s’opposent. Le monde du hip-hop avec celui du classique. Chacun a ces codes.

On a tendance de façon réductrice à penser que les gens du hip-hop viennent tous de banlieue, qui sont délinquants. Le monde du classique est toujours regardé avec beaucoup d’attention, avec le sentiment que l’on a « zéro défaut » dans ce monde-là, que la rigueur est bien supérieure. C’est une fausse image et ce spectacle va permettre justement de rectifier celle-ci.

Notre ADN chez indigo, quand on créait des spectacles, c’est de raconter une histoire de façon la plus simple du monde. Pour ce spectacle, on s’est inspiré de l’ensemble des films Sexy dance.

Ce spectacle raconte l’histoire de Raph, qui vient d’un milieu défavorisé et qui pratique le hip-hop. Il doit absolument répéter pour participer au LA Contest festival pour permettre de récolter un peu d’argent afin de pouvoir continuer de travailler avec son crew. Son entrepôt va brûler. Il va rencontrer par hasard Marie, qui est d’un milieu plus aisé.Cette rencontre va permettre tout au long du spectacle, de pouvoir découvrir un monde du hip-hop qui va rencontrer celui de la danse classique.

Voilà la toile de fond du spectacle, après on peut l’approfondir. Cela reste malgré tout un spectacle de divertissement.
Il y aura beaucoup de vidéos car on a traité ce show de façon « mapping », la vidéo prend part dans le spectacle et permet justement l’interaction avec les différents artistes sur scène.

Et puis côté texte, on ne peut pas parler réellement d’une comédie musicale, parce que je pense que les gens ont fait le tour depuis 10 ans. On a voulu écrire un spectacle de manière à avoir un texte, mais un texte qu’on utilise avec des phrases « Punchline ».

La partie que nous avons voulu retenir , un peu à la manière de « Sexy danse », c’est le côté chorégraphie.
Surtout le mélange de danse, d’instruments car il y aura trois instruments classiques en live (Alto, violon et violoncelle) et c’est ce mélange harmonieux en fait qui donne une originalité au spectacle et qui permettra à un public peut-être de découvrir une espèce de traitement nouveau tout en restant humble et surtout partager des émotions au travers de celui-ci. Je pense que c’est l’essentiel, car ce que les gens viennent voir aujourd’hui, ce n’est pas forcément un spectacle avec des moyens colossaux, même si nous les avons, mais un spectacle riche en émotion.

Vous dites vous être inspiré de la vague Sexy Dance, les avez-vous vus ?

Bien sur, Ben pourra aussi en parler, il est de cette génération.

La force de Sexy Dance, quand on regarde bien, ce n’est pas les dialogues, mais tous ce qui est chorégraphie.
Les histoires servent forcément de prétexte, que ce soit avec Channing Tatum (Sexy Dance 1), Robert Hoffman (Sexy dance 2), Rick Malmbri (dans le trois)…

Moi, ce qui m’intéressait, c’est d’avoir des musiques originales. Nous avons 3 collectifs qui ont travaillé sur ce projet : un à Los Angeles, un à Miami et un à Paris. Ce travail musical a permis de pouvoir montrer quelques choses de différents de ce que les gens voient d’habitude.

On a le sentiment que le public peut prendre le risque. Même si aujourd’hui, les modes de consommation ont changé. On essaie d’être dans la séduction le plus possible, pour faire venir découvrir aux spectateurs ce genre de spectacle.

Il me semble qu’en France, c’est un peu nouveau de traiter ce sujet de cette manière.
Car il y aura peu de texte durant l’ensemble du show, on va droit au but, à l’essentiel. Il y a forcément des artistes qui vont intervenir, parler.

Mais en tant que producteur, ça a été très existant de travailler sur Diamond dance, car on ne suit pas le livret de Sexy Dance. On a une liberté de pouvoir aller dans certains domaines qui ne nous seraient pas permis, si on avait pris le livret et respectait au millimètre prés celui-ci.

On a pu créer la musique, imaginer une chorégraphie.

On a une sublime équipe créative parisienne, le chorégraphe lyonnais Sophiane Boukabache, qui est connu dans le monde du hip op. Virginie qui a coécrit , Alioune le directeur musical, qui a écrit une partie de la musique tout en faisant appel à un collectif de Miami et un à Los Angeles.

Tous ces éléments rassemblés font qu’on a un show qui tient la route et qui ne demande qu’à être vu par le public. Nous sommes curieux de connaître le ressenti du public. Les 4 premiers spectacles ont reçu un côté positif du public, les gens sont étonnés toutes générations confondues.
J’attire l’attention : Daimond Dance, c’est un show populaire dans le sens noble du terme, c’est-à-dire que l’on peut avoir de 7 à 77 ans pour le découvrir, ce n’est pas un show que pour les amoureux du hip-hop ou de la danse classique. On peut se retrouver absolument en famille devant Diamond Dance et on passera un agréable moment.

Diamond Dance a-t-il pour but de transmettre un message ?

Le message prioritaire pour moi, c’est le divertissement. Après, si on veut creuser, on peut regarder en arrière. Tous les succès de films qui se sont retrouvés sur scène que ce soit Grease, Saturday Night Fever, Dirty Dancing, ont tous un dénominateur commun, qui sont des phénomènes sociétaux (différence de deux mondes, aisé/défavorisé).

À travers ce show, on va essayer de mettre les gens d’accord. Car ils ne le savent peut-être pas, mais le milieu du hip-hop est un monde de rigueur autant que le monde du classique et les plus grands artistes au monde l’on prouvait car il s’entoure de danseurs de hip-hop qui ont la particularité d’avoir des rôles pluridisciplinaires d’être très polyvalent. Ce qui n’est pas le cas chez les danseurs classiques.
C’est très rare aujourd’hui, d’avoir un danseur classique qui est capable de faire du hip-hop. On trouve plus facilement un danseur de ce milieu qui va travailler pour avoir des bases solides en classique.
Attention, un danseur classique restera toujours un danseur classique et un danseur de hip-hop ne pourra jamais devenir une étoile.
On peut parler de phénomène sociétal mais notre objectif premier, en toute humilité, est de transmettre des émotions au travers d’une petite histoire simple à comprendre et surtout mettre ces deux mondes différents et grâce à cette histoire d’amour, à cette rencontre, de pouvoir faire exister ces deux personnages et tous les danseurs qui sont sur scène.

Benjamin, en quelques mots, présentez-vous à nos lecteurs ?

Je m’appelle Benjamin Akl, j’ai 26 ans. Je suis danseur et comédien sur différents projets. J’ai eu l’occasion de participer à plusieurs comédies musicales dont Les amants de la bastille, Robin des bois. Par la suite, j’ai travaillé sur Priscilla, folle du désert mais aussi Dirty Dancing. J’ai aussi travaillé sur des tournées d’artistes comme Kylie Minogue et sur des projets télé comme Danse avec les Stars, the voice…

En 7ans de carrière, j’ai pu travailler sur plusieurs supports qui m’ont chacun nourrit et apporté beaucoup de matière à mon arc. Avec Dirty Dancing, je peux à la fois incarner le corps par la danse et la parole par la comédie. C’est un spectacle explosif tant par sa qualité artistique car son équipe est de haut niveau et par sa poésie de la mise en scène, il y a une très belle poésie dans ce spectacle.

Comment s’est présenté l’opportunité Diamond Dance ?

Ça fait des années que la comédie musicale me poursuit ou inversement, c’est une danse que s’est créée entre la comédie musicale et moi-même. Quand Dirty Dancing s’est terminé, c’était une grosse tournée, chaque jour, on était dans une ville et on jouait, c’était un spectacle très physique ; je ne m’attendais pas tout de suite à repartir sur un autre projet. Mais quand on me l’a proposé, ça a été assez évident pour moi. Parce que j’ai commencé la danse grâce et par le biais de ce film-là qui était sexy dance. C’est ma génération , j’étais ado. Je viens de la danse urbaine, en fait mon histoire c’est un peu celle de Raph.

Je ne viens certes pas d’un milieu défavorisé, je viens du 92 (hauts-de-seine) mais dans le sens où je me suis fait tout seul, je n’ai pas fait d’école de danse, je n’ai pas travaillé la technique, je viens du hip-hop et c’est vrai que quand on m’a proposé ce projet, cela a été assez limpide pour moi, j’ai l’impression de boucler la boucle et qu’il y-a-t-il de plus beau que finir par ce qui nous a bercés.

C’est un plaisir d’incarner Raph sur scène car c’est quelque chose qui a bercé mon adolescence.

Comment s’est passé le casting ?

Nicolas : je vais me permettre de répondre. Le casting, vous savez c’est simple.
On s’est retrouvé avec Ben à travailler tous les 2 sur Dirty Dancing. Et quand nous avons vu évoluer Ben sur scène, ça a été pour moi, une grande découverte, j’ai été agréablement surpris. À la différence de Diamond Dance qui est une création, là vous avez un livret que vous devez suivre à la lettre. Ça m’a toujours épaté, je lui ai dit, de la façon dont il a incarné Patrick Swayze. Il n’y a aucune ressemblance physique, comme vous pouvez le voir. Mais, quand il rentre sur scène, forcément les gens s’attendent à revivre l’incarnation de Patrick Swayze et en l’espace de 5 minutes, il s’approprie le rôle parce qu’il avait et a toujours cette capacité de transmettre une douceur, des émotions et cette virilité qui a fait le succès de Dirty Dancing et ça n’est donné pas permis à tous les artistes. Comme Ben vous l’a dit, il est du monde du hip-hop, donc il a fallu faire beaucoup d’efforts et apprendre la danse de salon en vitesse grand V.
Quand vous avez ses qualités, quand vous voyez comment il aborde le rôle (avec justesse) alors qu’il n’est pas de ce monde, ça vous parait tellement évident. Quand on a découvert dans les premières scènes de Dirty Dancing, Ben incarne ça et c’est magique. Quand vous avez Diamond Dance et que vous savez qu’une personne qui n’est pas de ce milieu, a respecté parfaitement ce qu’incarnait Patrick Swayze à sa façon, sans mimétisme avec son propre caractère, virilité , émotion et sa douceur. Ça semblait évident quand on fait un show comme Diamond Dance où il va falloir avec des textes plus courts mais qui sont punchline, avoir cette justesse et incarner avec un peu de stress et l’appréhension de dire « tu viens de faire Dirty Dancing et est-ce que cela t’intéresse de faire Diamond Dance ? »
On vient de deux mondes différents, vous avez une marque puissante à travers le monde qui a tous les records et de l’autre côté une création qui est ambitieuse, mais qui n’a pas l’envergure de la marque Dirty Dancing.

Ben, que représente la danse pour vous ?

Je pense que cette question soulève beaucoup d’aspects et la réponse en tout cas d’aujourd’hui, je pourrai vous apporter une réponse que je n’aurai pas apportée il y a 5 ans. Je pense que quand on commence la danse, c’est quelque chose de spontanée et en tout cas pour moi, c’est quelque chose d’assez intuitif, aujourd’hui avec le recul, je pourrai peut-être dire qu’en effet c’est une façon d’exprimer des choses et « que le corps dit ce que le bouche ne dit pas ». Donc bien sûr au même titre que mon personnage, c’est une façon de trouver une certaine part de liberté.

Le spectacle Diamond Dance s’annonce donc sublime. Entre humilité et musicalité, une belle fusion de deux mondes différents mais pas seulement. Je vous laisse le soin de le découvrir. Je pense que vous ne serez pas déçu.

 

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