Exclu WebToulousain : Interview de Nathalie Péchalat, marraine d’Holiday On Ice.

La magie d’Holiday on Ice s’emparera de notre beau Zénith les 20 et 21 Avril prochain. Avec une marraine de choix en la personne de Nathalie Péchalat. Notre jeune stagiaire, Charlotte, 19 ans à peine et déjà tout d’une future grande journaliste, est allée à la rencontre d’une Nathalie à l’agenda bien chargé. Magnéto !

Comment êtes-vous devenue ambassadrice du show ?

Ils cherchaient quelqu’un pour promouvoir Holiday On Ice en France. A ce moment là, la troupe était déjà en Allemagne et en Belgique. Ce qui m’a convaincu c’est le privilège de pouvoir assister aux répétitions et aux premiers spectacles en Allemagne. C’était un vrai plaisir de découvrir l’envers du décor. Je regarde ce show depuis que je suis toute petite.

Qu’est ce qui vous a impressionné lorsque vous avez assisté aux répétitions ?

J’avais vu le spectacle de 2016 puisque j’en étais la voix off, mais là j’ai trouvé le show très novateur. Un peu dans la lignée du cirque du soleil. Il y a beaucoup d’éléments extérieurs qui viennent s’ajouter à la glace, des acrobaties, des figures avec les patineurs accrochés à des élastiques. C’est assez impressionnant. La première partie du spectacle raconte l’essence même du show. On découvre comment s’est créée la troupe et quels pays elle a traversé. La deuxième partie est vraiment bluffante ! Il y a beaucoup de surprises. Je suis impressionnée par leur capacité à se réinventer et proposer un show dans l’air du temps alors que la marque a 75 ans.

Est-ce qu’il y a des surprises qui attendent les spectateurs habitués du show ?

Avec la seconde partie ils vont se prendre une claque ! Au début du show, on apprend comment a démarré cette aventure. C’est très émouvant pour les gens qui connaissent Holiday On Ice parce qu’on retrouve l’esprit un peu « revue parisienne ». Plumes, paillettes, roues avec montées de jambes, il y a une forme de nostalgie. Quand je regarde le spectacle, j’ai l’impression d’avoir 8 ans, j’adore ! Ensuite on passe dans un autre univers plus surprenant et plus actuel, avec des musiques très contemporaines. Holiday On Ice ne se sert pas simplement d’éléments en glace, ils vont également chercher des arts du cirque, un petit orchestre, des chanteurs. C’est un show complet.

Les patineurs ont-ils plus de libertés que lorsqu’ils sont en compétition ?

Ce n’est pas du tout le même métier. En compétition on est des athlètes, c’est un sport individuel ou en couple. Nous devons nous préparer avec toute une équipe dédiée à notre performance. Là ce sont de véritables artistes, certains ont dû apprendre à jouer, à se mouvoir ensemble et à faire attention aux trajectoires des uns et des autres. Il faut se mettre au service d’un collectif. Il y a également des contraintes costumes, ils sont 40 patineurs avec 360 costumes au total. Ils doivent se changer vite, c’est limite du transformisme !

Des contraintes d’espaces ?

Oui évidemment ! Quand les patineurs principaux ont un numéro à faire ils ne doivent pas être gênés, il y a les décors et tout le côté technique à gérer. La lumière par exemple est une vraie contrainte. En compétition on a une lumière très claire pour ne pas être déstabilisés. Là, ils doivent réaliser des péripéties dans tous les sens avec soit la lumière dans les yeux, soit une lumière trop faible pour se repérer facilement. Faire ce qu’ils font est très contraignant. Il y a certes plus de libertés dans la création, mais cela impose de réelles contraintes aux artistes.

Quelle est votre mission en temps qu’ambassadrice ?

Ma mission est de promouvoir mon sport à travers Holiday On Ice. De la même manière que lorsque je commente les compétitions Eurosport, ou comme je le fais quand je transmets ce que j’ai appris aux équipes de France. Là on s’adresse plutôt au grand public, mon rôle est de trouver les mots qui inviteraient un maximum de personnes à sourire à Holiday On Ice, qu’ils soient connaisseurs ou pas. Je donne également mes impressions.Je prend ça comme un honneur, Holiday On Ice c’est presque toute ma vie, ça fait partie de moi.

Quelle a été votre réaction lorsque vous avez appris que vous alliez devenir ambassadrice ?

Ce n’est pas juste un métier de communication, il faut qu’il y ait du fond. Il faut qu’au delà de la passion, il y ait un réel intérêt à le faire. Je regarde toujours le spectacle avec mes yeux de petite fille et des étoiles pleins les yeux. Je suis très heureuse mais après il ne faut pas se perdre non plus, il faut être sûr de ce que l’on fait.

Est-ce le fait d’assister à Holiday On Ice lorsque vous étiez petite qui vous a donné l’envie de faire du patinage ?

En partie oui, il y a le show Holiday On Ice quand j’avais 7 ans, pour le côté paillettes, spectacle, expression corporelle etc. Et d’un autre côté, il y avait les JO en 1992 quand j’avais 9 ans. Après ça c’était plié ! Je disais à mes parents « c’est ça que je veux faire ! Je veux m’exprimer sur la glace et avoir la veste équipe de France pour représenter mon pays à l’étranger », plus par passion que par ambition.

Vous avez obtenu votre diplôme de juge, qu’est ce que cela veut dire exactement ?

C’est quelque chose qui me tenait à cœur lorsque j’ai arrêté ma carrière. Devenir juge était une forme de passerelle qui me permettait de former des juges. En temps que patineurs, nous avons toujours cette frustration de se dire : qui sont ceux, autour de la patinoire, qui décident de tout ? L’idée était de ne pas être exigeant qu’avec les coachs et les patineurs, mais avec toute la sphère du patinage, les fédérations, les juges etc… J’en ai fait quelques unes, ça a duré un an, ensuite j’ai dû revoir mes priorités.

Vous êtes quintuple championne de France, double championne d’Europe, chroniqueuse sur Eurosport etc… Il y a-t-il un défi que vous n’avez pas encore réalisé ?

Bien-sûr, il y en a pleins ! Je ne sais pas si j’en suis capable mais j’aimerais faire des trails dans le Grand Nord, certains sont organisés en Finlande. Cela me plairait énormément mais en ce moment je n’ai pas trop le temps. Je suis très attirée par les pays du nord et les sports d’hiver. Mon rêve est d’aller au lac Baïkal en Russie. C’est le lac le plus profond du monde.

Interview réalisée par Charlotte Hernandez, nouvelle venue chez WebToulousain.

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