Les déferlantes d’Argelès-sur-mer : LE rendez-vous à ne pas manquer !

Le Festival Les Déferlantes 2019 vous donne rendez-vous pour une nouvelle édition au parc de Valmy d’Argeles-sur-Mer du 5 au 8 juillet 2019. Au programme cette année : Patrick Bruel, M, Trust, Zaz, Bigflo Et Oli, Nekfeu, Iam, Boulevard Des Airs, ZZTop, 50 second to Mars Roger Hodgson, Macklemore, Jain, Aya Nakamura, Dionysos et bien d’autres…

Le festival Les Déferlantes se déroule chaque année dans les Pyrénées Orientales, au cœur du pays catalan. Un vrai bijou entre la mer et la montagne. Comme chaque année, la programmation est très éclectique et multi-générationnelle !

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A l’approche de l’édition 2019, nous nous sommes entretenus avec David Garcia, fondateur du festival. Au delà des têtes d’affiches comme Jain ou Bigflo et Oli, près d’un tiers des artistes sont de la région. « C’est important que l’on puisse mettre en avant les artistes et les présenter à des professionnels. » souligne David Garcia, qui a lui-même manager des groupes.

Comment ces artistes sont-ils sélectionnés ?
Avec la région Occitanie, nous avons décidé de prendre les artistes qui font des résidences dans des salles comme Paloma, le Médiator, Victoire 2 et le Somnambule. Ces quatre salles de spectacle accueillent des talents toute l’année. Ils repèrent qui est prêt pour aller jouer aux déferlantes et être présentés à des professionnels. On a eu Demi portion, R-CAN qui fait les premières parties des 3 cafés gourmands, Nerdistan… C’est chouette de se dire que l’on a été un peu facilitateur. Chez nous c’est vraiment à la cool, dans notre espace loge il y a tout le monde au même endroit !

C’est ce qui vous différencie des autres festivals ?
Il y a quand même quelque chose qui se fait chez nous, les gens sont proches, cela nous ressemble. On aurait pu changer de site plusieurs fois on est pleins chaque année, mais on tient vraiment à garder ce côté convivial qu’aiment les artistes et les professionnels. On attend avec grande impatience de pouvoir les accueillir, comme on accueille chez nous nos amis.

Comment est-ce que tout a commencé ?
J’ai monté la « Frontera production », on avait déjà fait un festival qui s’appelait « Argeles Rock », et quand ils sont partis on a demandé de pouvoir récupérer le festival à Valmy. On a trouvé le nom des « déferlantes » et nous a suivi dans l’aventure Cali qui est le parrain du festival. Il est parrain à vie et c’est un ami. En fait, c’est une histoire de copains qui ont tout simplement envie que leur pays bouge et qu’il se passe quelque chose. On n’a pas de Zénith, les gens sont obligés de faire 300 kilomètres pour faire un concert, donc on apporte quand même une plus value à notre territoire et une belle mise en lumière en tout cas.

Quelle a été ta plus grande fierté ?
Je suis un peu punk dans ma vie donc quand j’ai fait les « Specials » j’étais très heureux. Après, j’ai des histoires avec pleins de groupes.. Joe Cocker évidemment ! On l’a acceuilli la veille et on a mangé avec lui, c’était un moment magique ! Ensuite j’ai regardé le concert des Specials  avec Sting donc forcément c’était unique. On a eu Arcade Fire lorsqu’ils jouaient avec David Bowie, c’était une grande fierté, à l’époque ils étaient demandés dans les plus grands festivals du monde. En même temps, je kiff  faire Bigflo et Oli ! On est fiers quand un groupe de chez nous est en tête d’affiche et c’est chouette qu’ils choisissent de venir faire les déferlantes, on en est à dire ça !

Qu’est ce qui a évolué en 13 ans de festival ?
Le métier a beaucoup changé, il est en pleine mutation. Quand j’ai commencé, les artistes vendaient encore du disque. Aujourd’hui, lorsque l’on fait le choix d’un artiste qui marche, s’il faut dans 3 mois ce ne sera plus le cas.. c’est un peu la bourse ! Le métier de passionné est devenu plus un métier financier. D’un côté c’est dommage mais cela fait sortir les artistes de chez eux. Si tous les artistes étaient riches sans sortir de chez eux en vendant des disques, on les verrait pas.

Quel est l’artiste ou le groupe que tu rêves d’avoir ?
Alors moi c’était les Specials donc c’est fait ! Après évidement, j’adorerais avoir U2, les Red Hot, les Cure, Dépêche Mode.. En même temps c’est paradoxal parce que ce que je ne sais pas ce qui va sortir demain. Si je suis passé à côté d’un truc parce que je n’y ai pas cru, je vais être malade. C’est là où le côté de la bourse, le côté un peu financier entre en jeu.

Est-ce que tu as une anecdote particulière en tête ?
J’en ai pleins ! Tu veux le producteur qui nage tout nu dans la piscine et qui sort devant les enfants, ou bien celui qui annule la veille, qui finalement vient le matin mais disparaît à l’aéroport. En fait il était perché dans un arbre.. pendant 3 heures. Sinon, il y a celui qui fait des dessins avec son sang dans la chambre d’hôtel… Il y a l’artiste qui juste avant son concert, prend le bus et s’en va, finalement on le retient, je ne donnerai pas de nom mais c’est vraiment une très grosse tête d’affiche. Le plus cool c’est Arcade Fire qui joue sous la pluie, à un moment je les empêche de remonter sur scène parce qu’il pleut trop et ils décident de finir le concert en a capela à l’entrée du public. Les mecs ont décidé de terminer le concert pour le public, pour les gens qui sont restés là sous la pluie. Ça c’est des grands groupes !

De nombreuses nouveautés attendent les festivaliers cette année : une tyrolienne qui traverse le public, des nouveaux Food trucks, 4 scènes, le parvis du château qui s’agrandit..

« Il faut vraiment venir ! Je ne dis pas cela parce que c’est mon bébé. J’en ai fait des festivals depuis que j’ai 16 ans, et j’ai moi-même d’autres festivals, mais celui là reste le plus beau ! » conclue David Garcia.

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