Interview de Dani Lary : double actu au Casino Barrière de Toulouse.

Devenu le spécialiste de la Grande Illusion, Dani Lary revient avec son tout nouveau spectacle intitulé « TIC-TAC » qui réunira ses plus grandes créations de ces 20 dernières années vues à la télévision et dans ses spectacles : le piano volant, le passage à travers la matière… et bien plus encore ! Il a répondu à nos questions dans un emploi du temps très chargé.

Aujourd’hui considéré comme le plus grand illusionniste européen, Dani Lary, de son vrai nom Hervé Bittoun, a dès son plus jeune âge démontré une passion grandissante pour la magie.

Reconnu par ses pairs comme étant un créateur hors norme, il est le seul magicien en Europe à inventer et créer tous ses tours. Cette étonnante prouesse le mènera pendant 20 ans à créer un numéro unique au monde chaque mois pour le « Plus Grand Cabaret du Monde », la célèbre émission télévisée sur France 2 présentée par Patrick Sébastien.

Auteur de 6 spectacles dont le dernier « Tic Tac » est actuellement en tournée partout en France et sera au Casino Barrière de Toulouse le dimanche 2 février 2020 à 15h00. Dani peut se vanter d’avoir fabriqué plus de 300 illusions et tours de magie et d’être reconnu comme l’un des plus prestigieux illusionnistes au monde comme en Indonésie, en Indonésie, en Russie, en Allemagne au Liban ou dans les Emirats Arabes par exemple.

« Tic Tac », un voyage dans le temps où Dani Lary racontera son incroyable histoire, celle d’un enfant de 8 ans, un gamin, rêveur dans l’âme prêt à tout pour devenir magicien et qui s’est imposé aujourd’hui comme l’une des références mondiales de la Grande Illusion. L’occasion pour Damien de partir à la rencontre de ce bosseur insatiable.

Vous avez eu le plaisir d’être présent durant 20 ans dans « Le Plus Grand Cabaret du Monde » aux côtés de Patrick Sébastien, j’imagine que ça a été une énorme locomotive de votre succès et de votre créativité. Comment avez-vous réagit à cette nouvelle soudaine et brutale ?

Oui, ce fut indéniablement un incroyable accélérateur et un défi permanent. Quand Patrick m’a demandé de faire un numéro par mois j’ai dis Banco, et cela a occupé toutes mes semaines dans un travail acharné. Mais j’ai relevé cet incroyable défi et j’en suis très fier ! Je n’aurai jamais cru tenir 20 ans. Costumes, décors, mise en scène, un boulot de tous les instants.

De toutes vos créations, de quelle illusion êtes-vous le plus fier ? Pourquoi ?

J’ai de l’affection pour toutes mais peut être le piano volant, c’est celui qui revient souvent quand les gens me parlent…

Comment est votre relation avec le public ? S’agit-il de fidèles en majorités ou de nouveaux spectateurs curieux de découvrir vos illusions ?

Un peu de tout, j’aime bien constater que différentes générations se donnent rendez vous pour venir à mes shows, ma magie a ceci de particulier qu’elle peut plaire à petits et grands.

Vous signez les effets magiques du nouveau spectacle du Casino Barrière de Toulouse « Another song in Paradise », comment est née cette collaboration ?

C’est Carole Chauvy (directrice artistique du Casino Barrière de Toulouse), que je connais depuis longtemps, qui m’a appelé un jour en me proposant de collaborer sur le nouveau spectacle du Casino. J’étais déjà venu jouer mon précédent spectacle donc je connaissais l’équipe sympa du Casino et c’est avec plaisir que j’ai accepté pour adapter des illusions qui « prennent la poussière » chez moi.

Il est aussi question de Robert Houdin, le père de la magie moderne, dont j’ai hérité de la collection de 600 livres, d’une valeur inestimable.

En quoi consiste votre rôle exactement ? Qu’allez-vous proposer aux spectateurs toulousains ?

Un joli numéro de miroir auquel vous avez pu assister (l’entretien a eu lieu pendant les répétitions), une très jolie crémation (si l’on peut dire !) d’une femme qui brûle, deux fantômes qui vont apparaître dans des lanternes, l’apparition d’un sorcier dans une cage en feu. Beaucoup sur la thématique du feu et de l’enfer.

Un souvenir, une anecdote particulière liée à Toulouse ?

C’est le moins que l’on puisse dire oui ! Pour tout te dire c’est ma ville fétiche, c’est là que tout a commencé pour moi. Il y avait à l’époque un championnat européen de magie qui se faisait chaque année dans une ville différente. L’année de ma première participation c’était à Toulouse, en 1972, et je remporte le titre ! Cela m’a ouvert beaucoup de portes, j’ai été la révélation de ce congrès et cela marque le début de ma carrière.

Le leitmotiv de votre spectacle Tic Tac c’est le temps. Comment l’appréhendez vous ce temps qui passe ?

J’y raconte ma vie, le show est présenté comme une horloge . A 18 ans j’étais donc à Toulouse, puis ma rencontre avec Patrick Sébastien puis avec Johnny dont j’ai crée les effets pendant 10 ans, et je raconte donc cela dans le spectacle, les anecdotes, les tours ratés, les galères, les choses incroyables que j’ai vécu. Il est aussi question de Robert Houdin, le père de la magie moderne, dont j’ai hérité de la collection de 600 livres, d’une valeur inestimable.

Dans votre ancienne usine dans la Drôme, vous concevez tout le temps de nouvelles illusions et de nouveaux décors, comment gérez-vous cette entreprise en plus de votre tournée, de vos promos, de votre boutique et de tout ce que vous faites… Etes-vous un boulimique de travail ?

Oui, une ancienne usine de 5000 mètres carrés. C’est mon monde,là que je crée tout, il y a aussi une partie musée qui se visite, c’est véritablement un antre dans lequel je me sens bien. Je vous invite à venir le visiter à l’occasion, c’est un endroit hors du temps.

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