La nouvelle pépite musicale toulousaine : Paranoïd.

« L’aboutissent d’une œuvre c’est l’accomplissement de soi ».

Il existe des personnes passionnées de musique, pour d’autres, celle-ci est un besoin, une évidence.

Gaëlle, notre rédactrice en chef, écoute beaucoup de musique et aux abords de ses nombreuses recherches, elle a eu un coup de cœur artistique pour le groupe Paranoïd et a décidé de vous présenter le chanteur du groupe.

Au détour d’un café, Gaëlle a eu le plaisir de pouvoir discuter en toute simplicité avec celui-ci alias P-a.

P-a, présente nous le projet Paranoïd ?

Paranoïd c’est un groupe pop-rock que j’ai créé il y a un peu moins de deux ans, marqué par des influences rock comme Les Beatles, David Bowie, Smashing Pumpkings…

C’est l’histoire de 4 garçons dans le vent : Martin Jossan à la basse et au clavier-basse, Lorenzo alias Pap’s Luciani à la batterie, Timothée Sussin à la guitare et P-a Marot (moi-même) à la guitare/chant.

c’est aussi l’aventure de 4 jeunes hommes liés par une belle amitié et par l’amour de la musique. Nous avons été rejoint, il y a peu, par notre cinquième membre pas des moindres qui est Laurent Boulhabel qui est notre ingénieur son. (Il a travaillé entres autres sur les projets Kid Wise, After Marianne…)

Pour résumer Paranoïd, c’est l’aventure familiale et musicale de 4 garçons accompagnés d’un talentueux ingénieur du son.

Comme tu le dis si bien, c’est un groupe masculin, mais pourquoi pas de filles ?

C’est une bonne question, ça ne c’est juste pas fait comme ça. Il n’y a aucune volonté qu’il n’y est pas de filles dans le projet. Mais au final, nous sommes quand même entouré de femmes ; nos petites amies respectives nous entourent, elles sont très investies dans Paranoïd. Par exemple, ma petite amie m’aide pour la partie communication. Justine, la petite amie de Lorenzo aide sur pleins de choses, elle a entres autres trouver le nom du projet.

On est vraiment bien entouré, il n’y a pas de femmes sur le devant de la scène, mais nous avons « nos femmes de l’ombres ». C’est une partie de la réussite de Paranoïd.

En parlant de ce nom de scène, comment est il né ?

A la base, ce projet s’appelait P-a, il y avait une volonté que j’apparaisse dans le nom du groupe, quand la formation a évolué d’un projet solo à un groupe, ça s’est fait très rapidement. On cherchait un nom qui soit dans la trame de ce que j’amenai au début. Trouver un nom qui pouvait caché le mien et qui reprenait l’univers qui nous est familier avec une petite illusion à Radiohead avec « Paranoïd android » qu’on affectionne particulièrement.

On a listé des centaines de noms de groupe, c’était marrant, on s’est retrouvé avec une multitude de liste et bien sur Paranoïd n’était même pas dessus.

C’est au hasard d’une conversation de groupe, que Justine a trouvé ce nom. Et c’était une évidence pour nous finalement. Comme je disais précédemment, nous sommes bien entourés.

Ce nom est important car il faut que ça incarne un certain univers, un visuel, que cela s’accore avec le sens de nos textes. Que ce soit un univers contrasté, ambigu parfois…

Dans le groupe, qui fait quoi ?

Il y a un leader, cela a toujours été clair entre nous, ça fait partie de l’essence du projet. Mais qui dit leader ne dit pas dictateur. Et évidement que chacun apporte sa pâte, le leader ne donne pas tout, il s’assure que chacun puisse donner ses idées. C’est un juste équilibre. Je suis aussi là pour que le groupe garde le fil conducteur et la ligne artistique.

Dans Paranoïd, il y a un gros processus de création entre la création du morceau G/V et la finalité. c’est juste magique. Je vais me répéter mais l’équipe est aussi magique et ça donne quelque chose de magique.

Nous avons tous des expériences de la scènes différentes comme Lorenzo et Martin qui jouaient ensemble dans le projet « Jell-oO », mais aussi ScareCrew.

C’est nos différences qui fait la force de Paranoïd.

Que représente le fait d’avoir été sélectionné pour participer au curiosité le week-end dernier ?

c’est un immense bonheur, il y a eu des phases avec jury au début que nous avons passé et après lors de la deuxième partie, 4 groupes qui sont soumis aux votes du public. C’est une fierté, l’aboutissement de notre travail.

On a aussi eu le plaisir d’avoir une « petite tournée » et nous finissons par une date dans la capitale à l’International. En parlant de cette date, petite histoire, j’étais à Paris pour faire la promo de Paranoïd dans l’émission de radio « Tohu-Bohu » sur radio VL. L’animateur de l’émission a bien accroché et nous a proposé de venir et de participer à un concert consacré à l’émission à l’international, salle parisienne avec qui la radio a un partenariat.

Ce mercredi nous serons présent pour les 5 ans d’Opus (un webzine toulousain) au Connexion.

P-a, au vu de tes divers propos et du ressenti que tu partages sur la musique, il me semble que tu as une relation particulière avec elle, non ?

J’ai commencé très tôt à chanter, et depuis tout petit je chante. Avec mes frères, on a été élevé dans une atmosphère très culturelle, nos parents enseignants nous mettaient du Vivaldi, Bach…

Ça a commencé par la musique classique, il y a eu l’amour de la voix qui est arrivé très tôt par ce biais là et à partir de 7/8 ans, je suis rentré dans les chorales, pris des cours de chants…
Je suis un amoureux de la musique anglaise et ça a été une révélation d’écouter « David Bowie, les Beatles… »

Est-ce pour toi un besoin, une échappatoire la musique ?

C’est évident, je ne pourrais pas ne pas faire ça, c’est sûr que c’est ça et cela l’a toujours été.

Quand tu as voulu te lancer dans la musique, tes parents ne t’ont pas arrêté ?

Non, j’ai vraiment eu cette chance là, je suis parti un peu loin durant mon adolescence et je pense que ça les a énormément rassuré qu’il y avait ça, que c’était quelque chose qui allait me tenir.

Ils m’ont énormément encouragé, ils ont senti que c’était réellement un besoin. Je leur ai montré aussi que je voulais le faire sérieusement en allant à la fac de musicologie, au conservatoire. Il sont compris que ce n’était pas un jeu pour moi.

D’autres projets ?

J’ai un projet solo plutôt pop folk (guitare/voix). Ce projet est né d’un besoin de faire quelque chose qui n’est pas complètement différent de Paranoïd mais qui me permet de me retrouver dans mon soundwriter exclusivement, de garder ce lien instinctif que j’ai à la base dans Paranoïd, qui est de composer des morceaux guitare/voix. j’avais vraiment envie de garder ce côté, à nu, à découvert de certains morceaux. Un clip a été réalisé il y a peu avec Stéphanie Artaud (qui a travaillé sur le dernier clip d’I Me Mine…). Je serai en concert au brasseur toulousain, sur Gaillac courant de l’été.

Je ne mélange pas les deux projets, ils sont autant important l’un que l’autre mais actuellement la priorité c’est Paranoïd.

Paranoïd revendique particulièrement son identité par son univers anglo-saxon. Comme on peut l’entrevoir dans le clip « Lazy Day » qui tourne depuis le début de l’année sur la toile, clip enregistré dans l’Aude (France), un décor troublant au accent les lands de Grande-Bretagne.

Si je n’avais qu’un mot pour définir Paranoïd, ce serait « ambigu ».

A vous de découvrir cet univers chargé de curiosité, de pureté ou de libertés.

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