Confidences de Tonya Kinzinger de la série “Un si grand soleil” lors du festival des Créations Télévisuelles de Luchon 2020

Au cours de la 22ème édition du festival des créations télévisuelles de Luchon, nous avons eu l’opportunité de converser avec des comédiens de la série “Un si grand soleil”diffusée sur France 2.

Cette série quotidienne fait la part belle à de nombreux comédiens dont Fabrice Deville, Aurore Delplace, Hubert Benhamdine et Tonya Kinzinger.

Cette dernière nous a accordé une entrevue dont voici la retranscription.

Bonjour Tonya, mais quel plaisir de vous rencontrer, pour moi c’est même un honneur.

Oh c’est gentil, merci beaucoup.

Revenons un peu à votre genèse, je pense notamment à la série Extrême Limite.

Ah oui !

Vous souvenez-vous de votre premier jour de tournage sur Extrême Limite ?

Oh oui, je m’en souviens très bien. j’étais à la piscine et il fallait me mettre en maillot de bain jaune. c’était terrible (rires collégiaux). Il ne faisait pas spécialement chaud.

Vous étiez entourée d’Astrid Veillon, Julie Dupage, Grégori Baquet et bien d’autres. Des jeunes gens qui faisaient du sport à haut niveau, pour tous ceux qui ne connaissent pas la série.

Oui c’est une académie de sports extrêmes. On est toujours potes, Cédric Dumond, Luis Marques qui jouait Paolo dans “Sous le soleil”, et Greg on est des bons amis. On a gardé des liens très fort et avec Marie Guillard aussi. C’est de très très bons souvenirs.

C’est marrant parce que j’ai participé au trophée Andros, une course automobile sur glace, il y a deux semaines, et des gens m’ont parlé d’Extrême limite notamment des scènes où je conduisais.

Justement, il y avait des sports assez incroyables. Quelle est la scène qui a été la plus difficile à réaliser ?

Alors on avait la chance d’avoir des champions avec nous, pour chaque discipline. Il étaient nos doubleurs pour les cascades. On les laissait prendre nos places sans soucis car j’étais peut être la seule sportive de l’équipe donc c’était très drôle (rires). Mais je me souviens quand même d’une scène où il fallait que je plonge en apnée en mono-palme. Il faisait très froid et je suis remontée en hypothermie et là c’était difficile. Mais c’était super intéressant à tourner. J’aime bien les choses dangereuses un peu improbable. Je suis toujours attirée par cela.

Un peu casse-cou ?

Un peu et j’essaye de me raisonner. Je pars en randonnée toute seule alors qu’il ne faut pas. Des choses comme ça. Mais bon j’aime cela (rires).

Il faut profiter de la vie, on n’en a qu’une.

Tout à fait.

Après “Extrême limite” vous incarnez le rôle de Jessica dans “Sous le soleil”. Jessica est passionnée par la danse et cette discipline vous parle ?

Oui bien sûr. Bon Jessica en 13 ans n’a pas eu beaucoup de danse dans son parcours. Mais c’est vrai que les producteurs m’ont demandé de flirter avec la danse un moment donné. Il savait que c’était dans mon passé même si j’avais arrêté les cours à l’âge de 15 ans. J’ai eu plaisir à faire des scènes avec Olivier Bénard.

Et après quand ils ont remis ça sur le discours ils m’ont dit pour me séduire “Mais ça va être Kamel Ouali qui va faire les chorégraphies”. J’étais obligé d’accepter avec ce choix là et c’était une super expérience. Mais c’est vrai que quand on danse pour une scène on peut couper, refaire si on fait un faux pas, ce n’est pas comme “Danse avec les stars” où c’est 2 minutes 30 de chorégraphie en live. Là pas le droit à l’erreur.

Complètement différent.

Oui en effet. Après j’ai eu cette chance de vivre cette expérience incroyable de “Danse avec les stars” et c’est l’une des plus belle expérience de ma vie.

Vous formiez un trio avec Bénédicte Delmas et Adeline Blondieau dans “Sous le soleil”. C’était impressionnant la complicité qu’on sentait entre vous trois. Cela donnait envie de devenir votre amie.

Oui mais en fait on est vraiment des amies. On a un petit peu analysé cela ensemble pour savoir comment ça se faisait qu’on est toutes les trois très différentes mais qu’il y avait quelque chose qui nous unissait. je pense que c’était un peu le secret de notre capacité de durée pendant 13 ans dans cette série qui était quand même physiquement très éprouvante. On tournait 8 mois par an dans le froid. On était toutes les trois assez saines dans nos vies, assez sportive aussi dans des sports différents. Je pense que c’est ça qui nous a uni et qui nous a permis de faire ce qu’on a fait dans “Sous le soleil”.

Est-ce qu’il y a une scène qui vous a marquée plus qu’une autre ?

En fait on adorait quand on arrivait à tourner toutes les trois. Ce qui était très très rare car il y avait deux équipes parallèles qui tournaient et à la fin il y avait une troisième équipe. Souvent on était l’une sur un plateau et les deux autres sur un autre ou juste une. Mais quand cela arrivait, c’était un peu le cauchemar de tout le monde vu qu’on était ensemble car on ne racontait que des conneries. Les gens aimaient bien mais en même temps on prenait du retard car ça prenait plus de temps (rires). D’ailleurs on m’a envoyé une scène où  on est toutes les trois et je vais vous laissez la découvrir… Mais ça m’a beaucoup touchée de revoir cette scène parce qu’on s’est beaucoup amusé pour la préparer. Et ça ramène beaucoup de souvenir.

Il y’a une scène que j’ai en tête c’est celle où vous êtes toutes les trois sur scène…

Entrain de chanter ?

Oui c’est vrai qu’il y a des scènes où vous chantiez.

Alors est-ce que c’est celle où on était coiffé bizarrement  ?

Ah oui je m’en souviens.

Non ce n’est pas celle-là à laquelle je pense, c’est une autre où l’on chante (rires).

Celle dont je voulais parler c’est l’épisode où vous montez le spectacle de danse et devait danser car les garçons jettent l’éponge (rires). Vous vous en souvenez ?

Oui même très très bien. C’était génial on était en prisonnier. On faisait des jolis trucs en fait !

Les garçons changeaient d’avis et reprenaient leur place.

Oui et ils se sont déshabillés (rires collégiaux). C’était très sympa. C’était un peu le film “Ladies Night”.

Vous me disiez tout à l’heure que pour vous “Danse avec les stars” était une expérience incroyable. Qu’est-ce qui a été le plus fort de vivre ? Le rapport et la complicité avec votre partenaire malgré la difficulté des heures de répétitions et d’apprentissage de la chorégraphie ou le passage devant le jury de l’émission ?

La complicité et le rapport je l’ai toujours avec Max. Je pense que le plus fort lors du live c’était le dépassement de soi. A chaque fois au studio 217 le vendredi on ne réussissait jamais notre chorégraphie. Je me suis dit “On ne va pas y arriver, on est pas prêt”. Et pour le live il y a la magie qui se produit et voilà et ça marche ! En fait cette magie du live, C’est le public qui nous transmet cet amour, cette énergie et moi ça me donne des ailes et je ne sens plus aucune douleur. J’avais deux côtes cassées, j’avais un quadriceps déchiré. Je n’ai jamais rien dit. Mais je ne sentais rien (rires collégiaux). Bon j’avais du mal à me lever le matin mais en tout cas pendant le spectacle on ne s’en rien.

Et donc là nous sommes au Festival de Luchon et vous êtes présente avec l’équipe de la série “Un si grand soleil” où vous jouez un docteur ?

Chef de service, s’il vous plait (rires).

Oui, ça ne rigole plus (rires).

Non mais c’est vrai que je suis devenue sérieuse ça y est. Les producteurs m’ont donné un poste avec des responsabilités. Ce personnage m’intéresse beaucoup. J’aime la voir s’ouvrir, la découvrir en même temps que les auteurs la découvre et la dévoile. On a vraiment commencé petit à petit ce rôle pour que les gens s’habituent à me voir dans un autre style et qu’ils m’acceptent dans un autre rôle. Je sais que beaucoup de personnes disaient “Oh mais elle est froide, elle est dure”. Cela va un peu mieux maintenant que je suis en couple avec le commissaire et qu’on voit une autre facette de Janet.

Difficile à interpréter ?

En même temps c’est elle dans son milieu professionnel avec ses responsabilités. C’est le personnage, Janet met une distance avec ses patients. Ce n’est pas qu’elle ressent rien pour eux c’est juste qu’on ne peut pas être toujours dans l’affect. C’est juste une façon de se protéger aussi. Elle a ce côté très très rigoureux, professionnelle américaine et elle est comme ça. Mais cela ne veut pas dire qu’elle ne peut pas déconner et qu’elle ne ressent rien. D’ailleurs on découvre la grande faille de Janet, c’est sa fille.

Sacrée faille.

Oui, quant elle arrive on découvre que Janet a une faiblesse et qu’elle ne sait pas comment faire. Elle est maladroite, elle est perdue et ne sait pas comment récupérer cette relation qu’elle n’a pas su construire depuis le départ. Elle n’a pas su être une bonne mère.

Ce personnage me touche, elle n’est pas parfaite elle n’est pas en contrôle avec sa fille comme partout ailleurs. Ce qu’on vient de vivre avec Yvon Back qui joue Clément Becker le commissaire. Je trouve cela très intéressant qu’ils abordent le sujet d’un couple d’un certain âge qui a déjà était en couple plusieurs fois avant. Janet n’avait pas nécessairement envie de vivre avec un homme. Elle avait peur que ça casse quelque chose, que ça devienne un quotidien banal. Elle avait peur aussi des non-dits comme le fait qu’il est envie et qu’elle n’est pas envie. Toutes ces petites choses là sont vraiment vrai dans la vie, et j’ai reçu beaucoup de commentaires de femmes qui comprenaient totalement la réaction de Janet. Les hommes qui disaient “Oh mais elles est égoïste, pauvre Becker ” (rires collégiaux). Mais c’est bien, ça montre le point de vue des gens par rapport à ceux qu’ils vivent, ce qu’ils pensent et ils le projettent sur nous. Je trouve cela intéressant.

En tout cas là vous nous le faite partager, cette passion, cette envie de donner corps à ce docteur et de lui transmettre toutes vos émotions.

Tant mieux, c’est ce qu’on a envie de faire quand on est acteur. C’est aussi plaisant pour nous. C’est une autre façon de travailler “Un si grand soleil” parce qu’on ne sait pas à l’avance ce qui va arriver. On le découvre quand on reçoit le scénario, quand on parle avec le chef auteur de certaines trajectoires que le personnage va entamer. Mais c’est la première fois que je travaille comme ça parce que même dans “Sous le soleil” je savais bien en amont ce qui allait arriver à Jessica. Mais là non, et c’est assez excitant en même temps car on se dit “Mais qu’est-ce qui va nous arriver, qu’est-ce qu’ils vont nous faire faire” ?

C’est génial d’avancer dans l’inconnu.

C’est ça, mais en même temps il faut qu’on arrive à assumer des choses que peut être on aurait pas pu faire (rires). Mais voilà on suit la vague !

Est-ce que vous auriez un message à passer ?

Profitez de la vie, faites des choses qui vous font plaisir comme moi ! J’ai eu beaucoup de chance cette semaine j’ai eu deux jours off et je suis partie dans la découverte de la région. Je suis partie découvrir Saint Guilhem le Désert, grimper le Pic Saint Loup. “Ne restez pas sans rien faire et allez découvrir”! Allez découvrir parce qu’il y a des choses qu’on ne connait pas et ça nous apprend des choses.

Merci Beaucoup Tonya pour ce moment.

De rien, merci à vous (rires).

Retrouvez Tonya Kinzinger et les autres comédiens de la série “Un si grand soleil” quotidiennement du lundi au vendredi à 20h45 sur France 2.

Merci à Peggy Vauchel, attachée de presse du festival des créations télévisuelles de Luchon et à Sophie Tonelli, responsable presse de France 2 de nous avoir permis d’effectuer cette interview.

Et découvrez vendredi 06 mars sur le Webtoulousain, l’interview du trio infernal : Aurore Delplace, Hubert Benhamdine et du plus terrible des trois, Fabrice Deville. Des moments de partage et de rires avec un brin de sérieux (rires) avec l’équipe de la série “Un si grand soleil”.

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