Entrevue avec “La Déryves” Au Concert “Drive in” à Tarbes !

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Pour la fête de la musique cette année direction Tarbes pour assister au “Drive in” concert de “Boulevard des Airs”, “TiBZ”, “Sangria gratuite”, “Sans prétention”, “Arsène” et “La Déryves”.

Ce concert était organisé par Tarbes Animations avec la radio 100%. Trois prestataires locaux : Chloé Production, Kelan Production et Deelite ont été choisis pour s’occuper du sons, de la vidéo et du bon déroulement technique de l’événement.

Yves et Yves de “La Déryves” nous ont accordé une entrevue en toute simplicité. Pour ne pas que vous soyez perdus, Yves sur la photo à  gauche c’est Ivresse et Yves à droite c’est Rif.

Bonjour Yves et Yves. Comment fait-on pour vous différenciez ? Un surnom peut être ?

Yves de gauche : Oui on a chacun un petit surnom. Pour ma part c’est “Ivresse”.

Yves de droite : Et pour moi c’est Rif.

Ivresse ?

Ivresse : Oui Ivresse (prononciation à la manière américaine). On a un morceau qui s’appelle “Ivresse des pas” dans notre album “Et puis quoi encore”.

Exact, dans le tout premier qui est sortie en 2011.

Ivresse : Oui c’est ça ! C’est bien bravo.

Rif : Vous vous êtes bien renseignés.

Revenons trois semaine en arrière à Albi. Comment avez-vous vécu ce tout premier concert “Drive in” en France ?

Ivresse : C’était assez dur. On n’avait pas de retour du public, mis à part les klaxons. Il fallait intérioriser pas mal, avoir une sensibilité. C’est tout en réflexion et en profondeur parce que quand on chantait, on ne voyait même pas les gens. On peut fermer les yeux et on s’imagine le public devant nous. On se concentre sur nos chansons. C’est une expérience unique à vivre (rires) !

Rif : Oui, je suis du même avis. C’est assez original. Pour nous c’était à faire et on est ici aujourd’hui pour reproduire l’expérience devant les voitures à Tarbes. Mais on espère que cela ne va pas durer comme ça et qu’on va pouvoir reprendre des concert avec des foules (rires). C’est vrai que le retour face à la carrosserie ce n’est pas le mieux.

Et ce soir vous le voyez comment ?

Ivresse : Alors aujourd’hui il fait beaucoup plus chaud qu’à Albi où on était un peu sous la pluie (rires). Là ça va être compliqué franchement pour les gens de rester dans les voitures. Mais bon ça fait partie du jeu, ils peuvent sortir la tête, se mettre debout sur la carrosserie (rires). Je vais les inviter à le faire (rires). je sens que ça va être très sympa.

Alors on le disait tout à l’heure, le premier album à vu le jour en 2011 et depuis trois albums ?

Ivresse : Oui, le premier en 2011 puis 2012 et le dernier 2015. On a fait ça au début, j’allais dire sans prétention (rires) (musique d’ambiance groupe “Sans prétention aux balances). Donc on faisait pas mal de reprises, et on voulait s’exprimer avec nos propres textes. Au fil des albums on a recherché de meilleurs sons, des studios…

Rif : C’était au départ, en effet pour compenser nos concerts de reprises et maintenant c’est devenu notre activité principale. C’est un plaisir de composer et d’être soi-même auteur, compositeur et de sentir que les gens apprécient nos compositions. Cela nous donne de plus en plus envie.

Et un quatrième album qui doit sortir très bientôt non ?

Ivresse : Oui, on a hâte de sortir notre 4ème album. Il devait sortir au mois d’avril mais ça a été remis et on ne sait pas encore la date de sortie.

Rif : On espère cet automne.

Ivresse : On attend l’actualité du 22 juin et de juillet aussi (rires).

Justement pendant le confinement vous n’êtes pas resté inactif ?

Ivresse : Oui, c’était important pour nous et aussi pour l’image de maintenir un lien avec notre public. On est musiciens et il fallait qu’on joue en le faisant partager. C’est un peu comme on joue devant les voitures, pas trop de retour en direct mais sur les réseaux sociaux. Nous ça nous a maintenu en activité et cela nous a fait des challenges (rires).

Vous avez deux formations : celle du groupe où vous êtes cinq avec les musiciens et celle du duos des Yves qui fait des reprises ? Notamment une de “Boulevard des Airs” ?

Ivresse : C’est vrai (rires) ! Non en fait c’est même un medley de “Boulevard des Airs” (BDA).

Rif : Mais comment vous savez ça (rires) ?

Des recherches (rires).

Ivresse : Quand on est en mode reprise on reprend pas mal de chansons qui marche et dans la musique actuelle c’est quand même “BDA” qui est en tête de liste donc c’est toujours un plaisir de reprendre leur titres.

Il y a une reprise qui vous plaît plus qu’une autre dans toutes celles que vous faites ?

Rif : C’est compliqué. On s’approprie les titres. On fait beaucoup de vieux titres.

Ivresse : Il faut savoir qu’on attaque le set avec du “Django Reinhardt”, après on passe à de “l’Aznavour” mais à notre sauce. Ensuite on fait du “Edith Piaf” et par la suite on est capable de faire “Les Rolling Stones”et puis “ACDC”, du “BDA”…

Rif : C’est très varié

Ivresse : Exactement. Et on s’éclate dans tout les styles !

Si je dis “ACDC” ? 

Ivresse : Je dirais sans hésiter l’incroyable “Thunderstruck” !

Rif : Oui, je suis d’accord. Même si en live “Highway to Hell” passe super bien avec le public

Ivresse : En plus ça nous correspond parce que nous sommes deux guitaristes à la base et on aime bien s’appelait les enfants du rock. On faisait du bal avant et faire ce genre de prestation sans “ACDC” c’est impossible ! Enfin dans le sud ouest c’est comme ça (rires).

Ce nouvel album doit regorger de petits titres sympathiques. Pouvez-vous un petit peu nous en parler ou c’est secret défense ? 

Ivresse : Ce n’est pas secret défense. Il est un petit peu éclectique si les gens ont écouté “Nos belles heures”… Il est…

Rif : Dans la lignée.

Ivresse : Oui dans cette lignée de poésie, de texte avec aussi un peu de fraîcheur et de musiques actuelles.

Quel genre de musique actuelle ? 

Ivresse : Pop rock, si je ne me trompe pas.

Rif : Cela dépend des titres. Il y a de la pop, de l’accent latino.

Le nouvel album contient-il une belle balade ? 

Ivresse : Oui, même plus d’une si on peut dire…

Rif : Des morceaux plus aériens mais pas de slow (rires).

Ce soir vous avez prévu de jouer combien de titres ? 

Rif : Alors on a 4 titres vu qu’on doit jouer 15 minutes. Et on verra ça peut changer d’ici là (rires).

Ivresse : On peut en faire 5, 6. Vous savez on est installé et on n’est pas pressé de rentrer (rires collégiaux).

Oui, vous avez de l’endurance surtout vous Ivresse en tant qu’ancien footballeur de haut niveau ? 

Ivresse : Oui (rires). C’est vrai que j’en ai et que j’adore le foot. Je soutiens l’équipe de Rodez.

Rif : Moi aussi !

Une petite idée de vos prochaines dates ? 

Rif : Les concerts restent vraiment incertains. On avait beaucoup de dates tout l’été qui s’annule petit à petit.

Ivresse : Après on a quand même conservé des dates, mais c’est des show privés. En public pour les concerts on attends vraiment les décisions gouvernementales. On en sera plus demain et au cours du mois de juillet.

Avez-vous un petit message à passer ? 

Ivresse : Je vais dire aux auditeurs ou lecteurs de vivre là maintenant, de vivre pleinement. Si on n’a pas tiré de leçon de ce confinement, il faut se dire que nous sommes fait pour vivre ensemble et il faut surtout beaucoup plus de solidarité.

Rif : Très bien dit ! J’espère qu’on va se sortir de cette crise. Que les spectacles vivant vont pouvoir reprendre et qu’on puisse à nouveau vivre de notre métier même si c’est en 2021. Mais qu’on puisse vivre et profiter !

Merci beaucoup. 

Ivresse : Merci à vous.

Rif : Merci et profitez bien du concert.

crédit photo : Thierry Laffont

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