“Divorce club”, la délirante comédie de l’été au cinéma !

Prévu à la base pour une sortie le 25 mars, le film de Michaël Young “Divorce Club” est depuis hier dans les salles de cinéma.

Le 07 mars Michaël Youn et Vincent Desagnat était venus présenter le film en avant première dans les cinémas toulousains, dont le CGR Blagnac.

Marie Dupas pour le Webtoulousain avait rencontré les deux acteurs en binôme avec un  journaliste de Fun Radio.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de traiter de ce sujet dans un film ?

Michaël : On s’est tous retrouvé un jour à se faire larguer comme une vieille chaussette sale. Abandonné, célibataire alors qu’on ne l’a pas choisi (dit de façon larmoyante). Cela arrive à tous donc j’avais envie de faire un film sur la rupture, sur la séparation. Accessoirement sur le divorce pour les gens qui se marient, ce qui n’est pas mon cas. C’est quoi être célibataire quand tu ne l’as pas choisi ? C’est quoi avoir des copains et des copines qui te sortent de la déprime pour te mettre quelque part dans une autre. On est tous d’accord que le fait de sortir tous les soirs, d’aller boire des coups en rencontrant une personne pour un soir cela ne va pas aider à se remettre de sa déconvenue. J’avais envie de faire un film là-dessus vu que j’étais dans cette situation.

Au delà de ce sujet, il n’y a pas un peu une critique de la société actuelle ? Je pense au tee-shirt de François-Xavier Demaison qui se moque un peu des végétariens. Il y a les vegans qui  en prennent pour leur grades. La présence de belles voitures avec des gros moteur, le radar qui se fait démonter. Le message est-il qu’il faut s’amuser ?

Michaël : Non, les gags du film font partie de la fiction. C’est une comédie pour faire marrer les gens. Il y a peut être du fond dans le film mais je ne l’ai pas fait exprès docteur (rires collégiaux). C’est un film qui est encré dans la société et dans son époque. J’espère que c’est un film moderne. Maintenant, la société dans laquelle je vis elle me va très bien. Ce n’est pas du tout un film sociétal. Allez-y pour vous marrer et allez-y aussi car il parait que le film fait réfléchir, donc n’hésitez pas.

Le casting vous l’aviez prédéfini ou ça s’est fait petit à petit ?

Michaël : Alors pas du tout. En fait depuis une expérience douloureuse il y a quelques années où j’ai écrit un film en pensant à des acteurs et ça n’a pas pu se faire pour X ou Y raison, maintenant je ne pense plus à des acteurs quand j’écris un scénario. J’écris en pensant à des têtes de personnages, soit des acteurs américains soit des potes. Je les mets sur mon ordinateur pour bien les visualiser parce que souvent quand tu as la tête du mec c’est plus facile pour lui écrire des lignes de dialogues. Une fois que le scénario est terminé tu vas voir les gens qui t’excitent et ceux qui excitent le producteur et le distributeur.

Je ne suis pas le seul à choisir et je dirais même que c’est malheureux. On m’a interdit de tourner avec Thierry Le Luron (rires collégiaux). C’est dommage parce que personne ne lui a donné sa chance au cinéma alors qu’il aurait été génial.

Oui on va le regretter plus tard (rires).

Michaël : Voilà vous voyez cela avec S.N.D, c’est eux qui ont fait le choix (rires collégiaux). Pareil j’avais envie de Romy Schneider pour le rôle principal mais on m’a dit “Non, c’est Caroline Anglade qu’il faut”. Et j’ai répondu “Caroline Anglade bon ok”.

Vincent : Non à la place d’Arnaud (rires).

Michaël : Oui, Romy à la place d’Arnaud (rires collégiaux) !

La maison c’était celle de vos rêves ? Vous l’avez imaginé seul ou à plusieurs ?

Michaël : On voulait la maison d’un mec qui a réussit mais qui soit aussi dans nos prix. Les personnes qui louent leur baraque notamment à Saint Jean Cap-Ferrat si c’est à 100 000 la semaine nous on n’a pas les moyens de la payer pour un film. Je peux maintenant parler de cette maison vu qu’elle a été vendue et dire à quel tarif on l’a loué. Cette maison a été vendue 18 millions d’euros et nous on l’a eu pour 66 000 euros pour 8 semaines de tournage. On est quand même dans du Airbnb (rires).

(Photos maison dans bande annonce)

Et le concept d’avoir un bar dans pratiquement chaque pièce  et des jeux à tour de bras comme le puissance 4 géant ?

Michaël : Chez moi j’ai un peu une maison de gamer. Je suis un peu un “Enfulte”, un enfant adulte. Il y a plein de trucs pour jouer, des flippers, un bar, il y a une grande salle de cinéma. Voilà je suis dans “Ricky ou la belle vie”. Dans mes films je mets un peu de “Ricky ou la belle vie” comme dans “Fatal”. Je suis resté un grand enfant.

Pour vous, quelle serait la recette magique pour qu’un mariage dure ?

Michaël : Déjà on le sait, la 1ère cause de divorce c’est le mariage. Petit 1, si vous ne voulez pas avoir à divorcer ne vous mariez pas (rires collégiaux). Voilà tout simplement. Alors la recette magique… Malheureusement je pense un petit peu comme le personnage de Patrick qui est joué par François-Xavier Demaison dans le film. Je pense qu’on est pas fait pour avoir un seul partenaire dans la vie. Pour moi le mariage pour la vie ça ne marche pas car nous ne sommes pas des manchots. Le seul animal génétiquement programmé pour n’avoir qu’un seul partenaire c’est le manchot. Les autres animaux, à commencer par l’homme sont programmés pour avoir d’autres partenaires. Donc, ce n’est pas grave si vous allez un jour voir ailleurs, voilà.

Vincent : Il y’en a d’autres comme les manchots mais ce sont des oiseaux.

Michaël : Ah bon?

Vincent : Oui c’est les inséparables.

Michaël : Ah oui les petits colibris qui font “Oh je suis un colibri” (rires collégiaux) ! Donc voilà. Pour nos parents c’était déjà compliqué mais nos grands parents eux ils y arrivaient à rester ensemble. Je dis pour nos parents car je suis né en 1973. Mes parents c’était la première génération à connaître le divorce et on se souvient quand on était à l’école et qu’il y en avait un qui avait des parents divorcés on disait : “Oh putain, ses parents viennent de divorcer. Oh le pauvre” ! On allait le voir pour le consoler genre “Alors tu es divorcé, oh mon pauvre bouchon”… Maintenant c’est l’inverse “Ha, ha, ha, t’es parents sont mariés. Oh le nul, tu n’as qu’un seul noël (rires)”. Avec les réseaux sociaux non avec nos téléphones on prend beaucoup plus souvent de nous même, y compris de nos sexes respectifs et on se les envois pour s’exciter les uns et les autres (rires).

Oh non.

Michaël : Non mais attends, genre vous n’avez jamais pris des photos de vous en sous vêtements ?

Michaël : Voilà le silence fait foi (rires). Il m’est arrivé une fois une chose abominable. J’ai envoyé une photo de mon sexe à ma mère (rires). Je voulais l’envoyer à ma meuf mais je me suis trompé. Donc je prend une photo de mon sexe qui était bien en plus un moment où il était fier (rires collégiaux). Et je l’envoie à ma femme mais je vois qu’elle était en groupe avec ma mère. Ma mère a eu l’élégance de ne pas me répondre.

C’est tout à son honneur.

Michaël : Oui j’avais mis quand même “Dépêche toi, j’ai très envie (rires collégiaux) …

Vincent : Mais non (rires).

Michaël : Imagines ma mère qui reçoit ça !

Vincent : Oh c’est trop mignon (rires).

J’imagine que le tournage à l’image du film a été festif ?

Michaël : C’était un tournage agréable, enthousiaste parce qu’il était ainsi en lui-même. Nous on prend du plaisir à travailler. Nos vacances, notre détente c’est les journées de boulots. Ce n’est pas ce qui se passe le soir c’est l’inverse. Oui Arnaud est festif et François-Xavier aussi. Vincent n’est pas le dernier. Oui on est tous les champions du monde de la night. Mais ce que l’on préfère avant de faire la fête c’est faire un super bon boulot. Il y a eu des petites anecdotes, mais pas plus que ça. Et vu qu’Arnaud n’est pas là, je n’ai pas trop le droit de raconter le jour où il ne s’est pas réveillé (rires collégiaux). C’était genre armageddon (rires).

Michaël : Il y a eu une journée assez rigolote où on est arrivé avec une équipe de 100 personnes pour tourner mais on avait pas les clefs du décor. On tournait dans une agence immobilière  et on avait pas les codes non plus. J’ai appelé le producteur en lui demandant ce qu’on faisait car on été tous à la porte, parce que le compteur tourne. Une équipe de tournage c’est comme un taxi sauf que c’est plus cher, et qu’à la fin de la journée, il faut les payer. Le producteur me dit “Défonce la porte” ! Je lui réponds que je ne vais pas défoncer la porte pour un tournage. Je me souviens aussi d’un jour ou je me suis bagarré enfin on m’a bagarré pas loi du tournage dans une soirée. C’est pour ça qu’il ne faut pas sortir (rires). J’ai passé la nuit en observation à l’hôpital parce que j’avais craché du sang donc on m’a fait une fibro, une colo, un scanner… Et je suis arrivé complètement shooté à l’anesthésie générale pour diriger des comédiens. Avec la bouche encore “Oh non, c’est pas ça, pas du tout”…

Vincent : C’est la faute de Vincent (rires collégiaux).

Michaël : Oui, il y a eu plusieurs anecdotes, comme un blague que j’ai fait à mes comédiens. C’était vendredi fin de semaine de tournage. En plus on était dans le sud, on tournait à Toulon. Tout le monde reste pour le weekend. Je leur dit “Demain vous savez quoi c’est samedi on va venir vous chercher avec la voiture et on va tourner un petit bout à bord d’une montgolfière vu qu’on ne peut le tourner que demain”. Et puis moi je suis le roi de l’arnaque. On a pas tourné un plan en montgolfière pour quelques minutes mais toute la journée pour faire la scène. En fait ils n’ont pas eu de weekend car on a tourné aussi le dimanche. Je suis un escroc, j’y peux rien (rires collégiaux).

D’après vous, concernant l’éternel débat, peut-on rire de tout ?

Vincent : C’est une bonne question…

Michaël : Non, on ne peut pas rire de tout. On a une responsabilité et donc il faut réfléchir à qui on s’adresse et surtout qui on blesse. L’humour c’est flirter avec les limites. Forcément l’humour c’est bien quand c’est excessif et quand tu reste du bon côté de la limite. Maintenant la limite elle est dure à trouver. On en sait quelque chose avec Vincent car plein de fois la limite, on l’a dépasse. On essaie au maximum de ne pas blesser une communauté, ni une personne. On essaie de ne pas faire de l’humour trop nominal. En l’occurrence quand on fait de la télé les premières personnes dont on se moque c’est nous. Après dans “Divorce club” c’est un humour relativement excessif un peu transgressif. Mais je n’ai pas l’impression que ce soit choquant parce que c’est toujours fait avec un clin d’oeil parce qu’on est là pour rigoler. Et c’est pareil là on est de retour en télé avec Vincent et Benjamin. On a fait des trucs abominables genre une pub pour le ténia pour maigrir. C’est un mec qui avale un ténia pour maigrir et à la fin je donne mon ténia à Vincent qui est habillé en fille.

Vincent : Je joue sa femme.

Michaël : Oui, il joue ma femme et je lui donne mon ténia vu qu’il n’arrive pas à rentrer dans sa robe. J’extrait mon ténia pour lui donner. C’est dégueulasse. Mais oui évidemment c’est dégueulasse.

Vincent : Après cela n’attaque personne à part le ténia (rires).

Michaël : Est-ce que c’est un manque de respect pour Jésus ou les prophètes (rires de Vincent). Non, voilà. Est-ce que le ténia on l’a appelé Eric Zémour ?

Heu, non.

Michaël : Exact mais on aurait pu (rires). Je pense qu’on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui pour ne pas citer Desproges. On peut rire de tout mais pas à n’importe quel moment ni de n’importe quel façon.

Vincent : Il faut savoir le faire.

Michaël : Je l’ai dit on a une responsabilité, un haut parleur donc il faut s’interroger. On l’a toujours fait. On s’interrogeait déjà il y a 20 ans et on le fait encore. En revanche il y a un truc qui est sure, on ne peut pas plaire à tout le monde. Pour notre émission , le lendemain on sait que cette blague ne va pas plaire à certaines personnes. Mais on ne peut pas ne pas casser des oeufs…

Vincent : Oui, mais ça ne va pas  choqué.

Michaël : Non, mais on sait qu’on va se prendre des commentaires cinglants sur twitter et les autres réseaux. Tu vas voir que sur cette blague c’est les fans de lui qui n’ont pas aimé et sur l’autre…

Il y aura toujours quelqu’un qui aura quelque chose à redire. 

Michaël : Oui et c’est pour ça qu’on a décidé de manière assez simple…

Michaël et Vincent : De ne pas en tenir compte !

Michaël : Les réseaux sociaux sont là pour sociabiliser et nous nous sommes présent pour humoriser.

Et justement pour “Morning night”, on doit s’attendre à quoi ?

Michaël et Vincent : A tout !

Michaël : Prenez un shaker mettez y le “Saturday night live”, “Intervilles” avec les vachettes et le “Morning live”. Vous mettez tous dedans, vous secouez et vous obtenez le “Morning night”. Un mélange de sketch, de parodies, de sketchs en chansons, de défis, d’invités… Et nos invités pourront gagner des choses parce qu’avec Vincent on a participé à des émissions et on a rien gagné.

Ce n’est pas juste.

Michaël : Mais non, c’est clair. Le public il est là, il y en a qui gagne de l’oseille, d’autres des voyages.

Vincent : Et nous on est là et on a rien. Moi aussi je veux aller à Los Angeles (rires).

Michaël : J’ai participé à plusieurs émissions. J’ai fait les douze coups de minuit…

Vincent : Douze coup de midi parce que les douze coups de minuit ce n’est pas le même délire (rires collégiaux).

Michaël : Oui, le gars qui était avec moi à gagné 800 000 balles et nous on gagne jamais rien. Donc pour la première fois dans l’histoire de la télévision française un seul de nos six invités va pouvoir gagner une dotation exceptionnelle. On va lui offrir 10 minutes totale de carte blanche, d’open bar. A la fin de l’émission il peut pendant son temps imparti se filmer dans sa salle de bain  entrain de se doucher. Faire des pâtes, mettre un coup de projecteur sur un artiste qu’il aime, parler de sa mère…

Vincent : Parler d’un événement…

Michaël : Filmer une tombe, jouer du biniou même s’il ne sait pas en jouer… Pendant 10 min il fait qu’est-ce qu’il veut c’est à lui.

Ah top il peut tout faire alors. 

Michaël : Non, il faut que ça reste dans la limite de la légalité. Par exemple il ne peut pas se rentrer un ananas dans l’anus par les feuilles.

Vincent : Non ça il ne peut pas.

Michaël : Enfin il a le droit de le faire dans la sphère privé mais pas de le diffuser. Il n’a pas le droit d’uriner sur un livre sacré ni de tenir de propos sataniste. Encore moins de dire que le 11 septembre était une machination du Mossad (rires collégiaux). Nous on a le droit parce qu’on fait de l’humour mais pas lui (rires collégiaux).

C’est une volonté de votre part le retour du “Morning live” en “Morning night” ?

Michaël : Ah non, en fait on nous a obligé.

Vincent : On nous a forcé, c’est Nicolas Tavernost (rires).

Michaël : Oui on était au restaurant avec Vincent et Benjamin et là Nicolas de Tavernost est arrivé avec ses gardes du corps qui nous ont ceinturé, clefs de bras.

Vincent : Sac sur la tête, dans un fourgon.

Michaël : Oui et ils nous ont embarqué et quand ils nous ont enlevé le sac il y avait des gens qui ont fait “Ouaiiiiiiis, joyeux anniversaire” (rires) !!! Non ça faisait longtemps qu’on avait envie et Benjamin Morgaine notre ami depuis 25 ans.

Vincent : Qui est notre producteur.

Michaël : Oui parce que c’est lui qui produit l’émission. Il nous a mis devant le fait accompli en nous disant qu’il avait payé le studio et qu’on était obligé de venir. C’est énormément de travail, pour le moment on en a fabriqué deux et on compte en faire encore d’autres. Les deux premiers nous ont pris pas moins de 5 mois de travail.

Au niveau de la récurrence ?

Michaël : De toute façon se sont des événementiels. Cela commence toujours pas un pré-générique façon cinéma, des fausses pubs, clip avec la chanson. Un clip ça prend au moins 15 jours pour le faire. C’est une émission qui est entièrement écrite pour les invités.

Vincent : Oui, ils participent avec nous. On les fait jouer mais on ne les piège jamais. Ils sont toujours acteurs et actif mais ne subisse jamais.

Michaël : Il n’y a pas de surprise, on a tout mis en place avec eux. Cela demande beaucoup de boulot, on espère en faire 4 ou 5 par an. Une par saison c’est pas mal.

Pour en revenir à “Divorce club” vous avez fait craquer le jury du festival de l’Alpe D’Huez ?

Michaël : Cela à l’air de vous faire plaisir.

Oui, bien sur je suis contente pour vous, mais ce n’est pas moi qui ai eu le prix.

Vincent : Oh c’est trop mignon.

Michaël : Tu t’es déjà fait larguer ?

Oui, comme tout le monde.

Michaël : Alors ce prix il est un peu pour toi aussi.

Oh c’est gentil. Mais qu’avez-vous ressenti à la remise des prix ?

Michaël : De la joie ! Oui de la joie, de l’émotion. Je ne m’y attendais pas, j’étais de dos mais j’ai versé ma petite larme. Je n’ai pas l’habitude d’avoir des récompenses. Cela fait plaisir et puis ça veut dire qu’on reconnait notre travail.

Vincent : En tout cas le secret de tout ça c’est que c’est motivant pour continuer à se prendre la tête pour continuer à faire des bons films.

Michaël : C’est bien, c’est une bonne réponse. Je pourrais te la prendre, un jour quand tu ne seras pas là ?

Vincent : Tu la prends quand tu veux.

Toujours entre potes ?

Michaël : C’est toujours bien de bosser avec ses potes. Après il ne faut pas avoir peur d’agrandir le cercle. La preuve ma rencontre avec Arnaud elle est folle !

Vincent : Pour ce film, on est les plus vieux copains et je fais une petite bêtise dans le film (rires). C’est bien la preuve qu’il ne travaille pas qu’entre pote.

Michaël : Oui et vous ne le voyez pas mais il y a Benjamin dans le film aussi.

Vincent : Alors ça celui qui le trouve, mais comment il est trop fort.

Michaël : C’est clair, il est très balèze.

Qu’est-ce qu’il a fait Benjamin dans le film ?

Michaël : Ah c’est à vous de revoir le film pour trouver. Et je peux vous l’annoncer, c’est une exclusivité car c’est à Toulouse que sera née cette histoire. J’offre un ferrari  250 GTI à celle ou celui qui me trouve Benjamin dans le film.

Dans le lémurien (rires) ?

Michaël : Non dans le lémurien c’est Booder (rires).

Mais sinon, c’était comment de tourner avec un lémurien ?

Michaël : C’est chiant. De toute façon tourner avec des animaux ce n’est pas évident. déjà les acteurs c’est chiant (rires), mais alors les animaux, ils ne comprennent pas la direction donc c’est pire. Après on m’avait prévenu le dresseur des animaux était super. D’ailleurs sur un autre film dont on taira le nom on a eu a faire à un dresseur qui maltraitait les animaux, il les tabassait car il ne les aimait pas.  On le voyait battre les animaux sous nos yeux et avec Vincent on en était malheureux. Depuis je ne veux travaillait avec des gens qui aime vraiment les animaux. Les animaux ça les amuse de jouer ça les change de leur quotidien mais quand le dresseur te signale qu’il est fatigué il faut laisser l’animal se reposer.

Vincent : Oui il faut faire attention.

Michaël : On m’avait dit prend un capucin car c’est plus intelligent. Mais je ne voyais pas la nécessité car je n’allais pas lui demander de faire des soustractions. Mais en effet j’aurais dû écouter les conseils car un lémurien ça a un tout petit cerveau et ça a peur tout le temps. Par exemple on lui mettait un grain de raisin parce qu’il adore ça. Il s’en approchait le touché et faisait…

Vincent : AHHHH (rires)

Michaël : C’est ça il faisait un bond en  arrière et poussait un cri parce qu’il avait peur de son propre grain de raisin. Il y a peu de lémurien à l’Académie Française (rires collégiaux). Oui c’était compliqué surtout quand on lui a expliqué qu’il devait aller sous l’eau, nager pour aller étrangler Arnaud Ducret. Là il a eu beaucoup de mal vu que c’était un lémurien de Madagascar et qu’il parlait malgache, moi je parle pas malgache.

Vincent : Même si tu as fait la voix française de King Julian dans Madagascar…

Michaël : C’est comme ça que j’ai pu communiquer avec lui (rires collégiaux).

On se posait la question par rapport à la présence de Benjamin Biolay dans votre univers.

Vincent : C’est la magie de ce gars.

Michaël : Benjamin Biolay, il a beaucoup plus d’humour que vous pouvez l’imaginez et le mec est fun. Je cherchais en fait un mec où si ta nana se le tape tu as vraiment les boules et tu te dis que là c’est dur. Benjamin Biolay qui se tape ta meuf tu te dis que tu vas ramer derrière. Le gars il est beau, il a du talent. En même temps il est un peu énigmatique, il a quelque chose de très viril et aussi de très sensible. C’est Gainsbourg  avec un mannequin et c’est dur. Il faut vraiment gagner au loto pour récupérer ta meuf et encore. C’était ça car en fait Arnaud, il est grand, il est fort, il est beau donc il fallait trouver quelqu’un de plus que lui où tu te dis voilà c’est mort. Benjamin il est venu, il s’est marré tout de suite et il n’y avait pas d’à priori.

Vous parler du plaisir de faire des films, vous en avez réaliser 3 à l’heure actuelle. Est-ce qu’un 4ème est en projet ? Vous parliez de faire “Fatal 2”, va-t-il voir le jour ?

Michaël : C’est toujours dans ma tête, mais il faut qu’il passe de ma tête à mon ordinateur. Pour l’instant on a plus envie de faire “Divorce club 2” si ça marche avec Arnaud qui se marierai avec Vincent Desagnat (rires collégiaux).

Ah oui, sacré changement. 

Michaël : Bah oui quoi il pourrait très bien découvrir le mariage entre homme et soutenir le mariage pour tous. On a plein de copains qui vire de l’autre côté et c’est très bien on fait ce qu’on veut. Si on aime la prostate, on aime la prostate (rires collégiaux).

Pourquoi pas.

Michaël : Le point G des hommes il est où d’après vous ? C’est le point P voyons. On va vous montrez (rires).

J’ai une dernière question…

Michaël : Ce sera la dernière.

Non j’ai une petite dernière question moi aussi.

Michaël : Ah donc c’est l’avant dernière question on fait un jungle ?

Vincent et Michaël : “C’est l’avant dernière question, c’est pas la dernière. C’est l’avant dernière question, c’est bien mais c’est pas génial”.

C’est une volonté d’avoir des personnages féminin aussi fort comme Audrey Fleurot qui fait un peu ce qu’elle veut ou Charlotte Gabris qui joue Gisèle la meilleure amie championne de M.M.A sport de combat et Ornella Fleury aussi la femme d’Arnaud qui est vraiment horrible avec lui ?

Michaël : C’est une bonne avant dernière question. Oui c’était une volonté et c’est en cela que le travail d’équipe à l’écriture a été productif. On se devait d’être plus moderne et qu’il y’en a marre des comédies écrites par des hommes pour les hommes où les femmes sont juste là pour parler des mecs. Le premier élément sexisme dans un film c’est quand les nanas entre elles ne parlent que des hommes. Comme si les filles n’avait qu’un seul sujet de conversation genre “Tu crois qu’il me kiffe ? Oh non je ne pense pas”. Dans “Divorce club” les femmes sont maître de leur sexualité. Les femmes sont parfois drôle comme Caroline Anglade, les femmes sont parfois forte comme Charlotte Gabris. En tout cas on a fait en sorte que tous les rôles féminins soient aussi marrant que les rôles masculins.

C’est vrai que le premier rôle c’est Arnaud Ducret, c’est un mec, mais je repose aussi la comédie sur les femmes. D’ailleurs ce n’est pas pour rien que je joue dans le film le rôle d’un homme qui est victime de la tyrannie de sa femme…

Je ne vous dirais pas qui vient me casser la gueule à un moment du film. A vous de le découvrir en regardant le film. Je ne vais pas vous mentir dans ma vie je passe mon temps à me faire engueuler par ma mère, ma fille, la mère de mes enfants tout le temps. Il y en a marre que ça n’existe pas au cinéma car les femmes sont fortes dans la vie et sont drôles à commencer par Eloïse qui ne voudrait pas qu’on parle d’elle (rires de Vincent). Les femmes sont drôle dans la vie, il faut qu’elle le soit aussi au cinéma.

Donc ma dernière question…

Vincent et Michaël : “C’est la dernière question, normalement c’est la meilleure. C’est la dernière question normalement c’est la meilleure. Même si avant c’était l’avant dernière question et elle était super bien. On espère que la tienne sera meilleure, et maintenant tout de suite la question”.

Justement puisqu’on parle des femmes, c’est la journée de la femme demain. Est-ce que vous avez un message à leur donner  ?

Michaël : Aux femmes ? Mais je leur donne tous les jours (rires collégiaux) !

Vincent : On leur donne des milliards de message aux femmes.

Michaël : Excusez-moi mais cette journée de la femme ça me…

Cela vous horripile ?

Michaël : Oui ça m’horripile ça ne devrait pas exister. C’est comme les restos du coeur. C’était hier les restos du coeur et ça fait 35 ans que ça existe. Coluche il a créé cela comme ça et ça devait disparaître. Un organisme aurait du prendre la relève. L’extrême pauvreté ça ne devrait pas être à des saltimbanques et à des bénévoles de s’en occuper. Cela devrait être à l’Etat. Je ne comprends pas qu’on soit de droite, de gauche ou du centre qui n’est pas un mec un moment qui se soit dit que sa première mesure serait de régler le problème de l’extrême pauvreté. Ce n’est que de l’argent qu’il faut pour régler ce problème. Et bien la journée de la femme c’est ridicule. Ce n’est pas normal que les femmes n’est qu’une seule journée.

Vincent : Je voudrais dire que lundi, le 09 mars c’est mon anniversaire. C’est la Saint Françoise, comme par hasard une femme. Et que c’est l’anniversaire d’Ornella Muti que j’embrasse.

Michaël : Quel est le rapport avec la journée de la femme ?

Vincent : Juste pour dire que le jour de ma naissance je suis entouré de femmes.

Michaël : N’oubliez pas que vous venez tous un moment ou un autre d’une femme. Tous ce qui se passe en ce moment c’est de la science fiction vraiment. Je viens d’un monde où il n’y a ni sexisme ni racisme, un monde de bisounours où on ne porte pas atteinte à une femme et où les différences n’existent pas. J’ai eu la chance de grandir là-dedans. Je découvre tout ça et je suis extrêmement choqué et virulent dans mes réactions. Le respect est important pour tout le monde qu’on soit une femme, un homme, blanc, noir, typé. On a tous le droit à sa part de bonheur.

Merci à Marie Dupas pour l’interview en binôme avec Fun Radio.

Pour une bonne dose d’humour et passer un très bon moment devant un film, retrouvez “Divorce Club” dans vos cinémas que ce soit au CGR Blagnac, au Gaumont Wilson et Labège et dans toutes les salles obscures de la Haute Garonne et de France.

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