Rencontre avec Julie membre du jury de l’ENSAV du Festival Fifigrot 2020

Comme dans tous festivals le Festival Fifigrot dispose de jury dont l’un composé de trois élèves de l’École Nationale Supérieure d’Audiovisuel de Toulouse. Ils remettront le prix de l’Amphore de l’ENSAV lors de la cérémonie de clôture du festival Grolandais de Toulouse aujourd’hui à 15h au cinéme l’ABC.

Julie fait partie de ce jury et c’est avec plaisir qu’elle se livre au jeu de nos questions.

Bonjour Julie,

Bonjour.

Tu fais partie du jury étudiants ENSAV du Fifigrot. Explique moi un peu en quoi ça consiste ?

On est trois étudiants de l’ENSAV c’est l’école de cinéma de Toulouse. On doit regarder les longs métrages en compétition pour remettre l’Amphore des étudiants de Toulouse pour le plus grolandais des réalisateurs.

Donc le but c’est de voir tout les films en compétition ?

Oui, il y’en a 8.

Tu as fait un planning pour tous les voir ?

Oui, on a chacun fait notre petit programme. Parfois on se croise dans une séance. Chaque film passe deux fois donc on a la possibilité de tous les caser. J’en ai deux par jour ce qui me laisse du temps pour voir d’autres projections. On doit un peu courir d’une salle à l’autre mais ça fait partie du jeu.

Tu as rencontré l’un des réalisateurs ?

Non, pas pour le moment. Par contre hier on a rencontré l’un des organisateurs du Fifigrot. Il nous a accorder du temps pour nous expliquer comment est construit le festival, les difficultés qu’ils avaient rencontré. Mais aussi les problèmes liés à la Covid-19 et les difficultés financières du festival grolandais. C’était hyper intéressant, on a appris qu’ils étaient tous bénévoles. J’étais vraiment presque choqué d’apprendre ça car c’est quand même la 9eme année du Fifigrot. Il a quand même une réputation et une renommé nationale. J’hallucine de savoir que toute l’équipe est bénévole.

As-tu des critères d’analyse du film que tu vas voir où est-ce que tu t’immerge à l’intérieur et prend du recul par la suite ?

Non, aucun critère. J’y vais et je vois comment je le perçois avec ma sensibilité d’abord. Après c’est vrai que quand il va falloir attribuer le prix, peut être que des questions un peu plus éthique vont se poser.

La technique est importante dans un film ? 

Oui bien sur, mais pour moi la technique doit être aussi au service du propos. Si c’est un film comme “Un pays qui se tient sage” le film d’ouverture où ce sont des séquences d’image pris sur le fait par plusieurs personnes. Là il n’y a vraiment rien d’artistique et pourtant ça colle parfaitement avec son propos. Le film est très fort. L’esthétique n’est pas dans mes premiers critères. C’est très appréciable mais c’est vraiment une mise au service du propos du film.

Vous devez vous retrouvez tous les trois après avoir vu toute la sélection ? 

Oui, mais pas en physique. On va se faire une réunion en visio, ce qui est en vogue aujourd’hui (rires collégiaux).  On doit se faire une réunion samedi soir à 23h une fois que nous aurons vu les 8 films en compétition.

Est-ce que comme ça à l’heure d’aujourd’hui sans dire le nom tu en as un qui t’a vraiment plu et que tu souhaite défendre sans nous dire le nom. 

Pour l’instant, ce serait plutôt l’inverse. Je ne les ai pas tous vu mais je sais pour lesquels je ne voterai pas. Ils m’ont plu mais ils ne m’ont pas mis une claque à proprement parlé. J’attends de voir dans ceux que je n’ai pas encore vu s’il y en a un qui va surpasser les autres.

Parlons un peu de toi. Depuis combien de temps es-tu étudiante à l’ENSAV ? 

Alors concrètement ma dernière année c’était l’année dernière. Mais en fait l’ENSAV offre la possibilité de faire une année supplémentaire parce qu’on a pas de stage prévu dans notre cursus. Pour toucher au professionnel c’est un peu compliqué donc on a une année de DURCA où on peut soit faire des stages pendant un an où l’école prend en charge notre convention de stage, soit accéder au matériel de l’école et continuer à faire des films et développer notre univers. On garde le statut étudiant, on a encore un pied à l’école et on est couvé par l’école. Mais on a pas cours à proprement parlé.

Tu es en stage ? 

Oui dans une boîte sur Paris. C’est très intéressant même si je suis à l’intérieur. C’est un genre de plateforme et on sélectionne des films pour les passer, des réalisations étrangères aussi.

D’accord. Donc Ravie de faire partie du jury étudiant du Festival Grolandais de Toulouse ? 

Oh oui, j’aime beaucoup les festivals et ma boîte connait très bien le festival et m’ont laissé venir sans soucis. Après de mon côté j’essais d’en faire plusieurs chaque année. Pendant le confinement j’ai été jury pour le “France culture cinéma”. Donc là c’est ma deuxième fois et c’est super. D’abord parce que ça nous permet de voir des films qu’on n’aura peut-être pas l’occasion de voir. Après j’aime pas spécialement l’idée de juger, mais j’aime bien me dire que mon avis pourra permettre de donner un titre à un film pour lui offrir plus de visibilité par la suite. Cela pose quand même pas mal de questions comme : qui mérite le titre ? Ce n’est pas si simple.

Aurais-tu un message à passer ? 

Oui des remerciements et j’ai de l’admiration pour ceux qui se sont battus pour faire exister le Fifigrot cette année et même les autres années parce que financièrement ce n’est pas facile. J’encourage le public à participer à ce genre d’événements parce qu’on voit des choses pas banal, des choses qui nous sortent un peu de notre zone de confort et qui nous permettent de réfléchir et c’est toujours enrichissant.

Merci beaucoup Julie. 

Merci Vanessa.

Cet après-midi lors de la cérémonie de clôture qui aura lieu au cinéma ABC en présence de la prêtresse Blanche Gardin  nous connaîtrons le choix de julie et de ses deux camarades.

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