Confidences de Fabienne Carat alias la Commandante Jeanne Lorieux dans la série “Section de recherches”

La nouvelle commandante Jeanne Lorieux incarnée par Fabienne Carat apparaît froide aux premiers abords et assez mystérieuse. Elle déclenche les soupçons du lieutenant Lucas (Franck Sémonin) et du Commandant Bernier (Xavier Deluc). Mais alors qui est donc Jeanne, le fil rouge de cette 14ème saison de la série « Section de recherches » ?

J’ai pris contact avec Fabienne Carat afin d’en apprendre plus sur son personnage mais aussi sur elle-même.

Vous incarnez, depuis le début de la 14ème saison, la commandante Jeanne Lorieux dans la série « Section de recherches ». Qu’est-ce que ça vous fait de revêtir l’uniforme de gendarme auprès de nouveaux camarades de jeu ?

C’est vrai que la prestance du rôle du personnage de Jeanne c’est quelque chose que je découvre. Je n’avais jamais eu un personnage aussi gradé à jouer. C’est un rôle important avec un côté associable. C‘est assez rigolo parce que j’ai toujours interprété des personnages chaleureux. Jeanne est très humaine mais on ne le voit pas tout de suite. C’est une nouveauté. Après revêtir le costume, c’est plus par rapport au pouvoir de mon personnage dans l’histoire car elle est principalement en civil et non en tenue officielle.

C’était une image par rapport à la gendarmerie et non le port de l’uniforme. Vous avez eu un travail de recherches ?

D’accord. Après j’avais déjà interprété un lieutenant d’une brigade territoriale dans un épisode de section de recherches il y a quelques années. Effectivement j’avais fait quelques recherches, vu que le métier de gendarme et un peu différent du métier de policier. C’est des valeurs un peu plus militaires qui s’apparentent à une brigade. J’ai découvert cet univers dans l’hôtellerie parce qu’on utilise les termes « Chef », « Brigade ». La gendarmerie est un peu plus stricte.

C’est carré, c’est certain.

Exactement, c’est plus carré que la police. J’avais déjà travaillé en amont pour me familiariser avec le milieu de la gendarmerie. J’ai fait des stages. J’ai failli m’engager en tant que gendarme de réserve.

Ah oui ?

Oui, mais je n’ai pas été au bout même si j’ai fait beaucoup de stages d’initiation. C’était naturel et après c’est mon personnage qui était intéressant à travailler.

Je suis bien d’accord. Comme vous le disiez votre personnage, Jeanne Lorieux, garde ses distances et est assez mystérieuse. Elle est d’ailleurs le fil rouge de cette nouvelle saison. Comment le vivez-vous ?

C’est toujours assez flatteur de nous dire que le personnage qu’on va interpréter et au cœur de l’attention, de l’intrigue, avec un côté vraiment exponentiel quand il va y avoir le crossover le 11 mars. C’est vrai que c’est toujours agréable d’avoir cette responsabilité qui nous est confié. Donc je le vis bien (rires collégiaux). J’ai passé une très bonne saison. Après les personnages de Xavier et de Franck sont au demeurant toujours très important. C’est les garçons qui sont quand même porteurs de cette série. Ils laissent un peu de place à Jeanne.

Je le ressens comme une mission, plein de messages dans la vie et dans la série. Une femme qui arrive et qui prend sa place petit à petit. Pour ma part je suis arrivée à pas de velours et je laisse les garçons gérer avec brio le tournage comme leurs personnages. Mon personnage Jeanne a débarqué un petit peu en sous-marin, comme moi, en essayant de faire au mieux (rires). Je suis toujours très respectueuse de mes partenaires. Je suis quelqu’un en général plus en retrait. Mais je mesure la tâche qui m’incombe et mes responsabilités. Quand on a un personnage et un rôle important dans la série, on a des responsabilités. On porte le rôle, la série et les équipes. On est générateur d’humeur, d’énergie. On a des devoirs pour l’ensemble de l’équipe. J’étais consciente de ça.

En tout cas on ressent votre joie d’avoir intégré cette équipe.

Complètement et on espère tous que la série nous proposera de nouvelles aventures ou simplement la vie avec des personnages similaires. C’est une expérience qui s’est extrêmement bien passée.

Croisons les doigts pour une 15ème saison. Vous n’arrivez pas toute seule dans la série, mais avec Mélanie Maudran qui joue Sandrine votre meilleure amie.

Effectivement, Mélanie Maudran nous a rejoint très rapidement. Ça a été une super rencontre, autant pour la série où elle a apporté sa fraîcheur et un peu plus de féminité. Son talent aussi et sa gentillesse. C’est une personne, au-delà d’être très bonne comédienne qui est généreuse, très douce, très ouverte, très naturelle.

Ce sont des valeurs qui me touchent et qui font parties de mon univers. Ça a matché tout de suite toute les deux et on est devenue très copines. Après la vie fait qu’on habite loin donc on se voit peu. Mais comme on dit, le cœur y est (rires) !

Je vous comprends. Comme vous l’abordiez, vous avez droit à un double épisode crossover avec la série « Alice Nevers, le juge est une femme » pour le final de cette saison.

Oui, j’étais vraiment très contente de jouer avec eux parce que j’avais fait un guest dans la série « Alice Nevers, le juge est une femme ». Mais comme le guest meurt au début et revient en flashback dans l’épisode, je n’avais pas eu le plaisir de travailler avec Marie Delterme et Jean-Michel Tinivelli.

Là vu que j’ai beaucoup de séquences avec eux c’est chose faite. Je pense que les fans sont ravis d’avoir ce mélange des deux séries. Cela a un côté magique et un peu irréel. J’aime tous ce qui bouge les codes. J’aime beaucoup ce type de mélange. En plus mon personnage a été extrêmement mal mené et au cœur de l’intrigue de ce double épisode crossover. Là en plus les fans vont être très contents parce que toute la saison il n’y avait qu’un épisode le jeudi soir pendant six semaines et là c’est le double événement avec le final crossover en deux épisodes diffusés à la suite. Cela va être une grosse soirée le 11 mars.

On attend cela avec impatience.

Moi aussi (rires). On a vraiment été gâté par les scénarios. On s’est régalé à tourner. On a eu des choses extraordinaires à faire. On est allé loin. J’ai vraiment hâte !

Alors actrice, chanteuse, danseuse, youtubeuse, autrice, brûlant les planches de théâtre, One Woman show, mais vous vous reposez quand (rires) ?

Jamais (rires). Quand on a la chance d’être suivie par une jolie communauté, on peut faire des lives, on peut passer des messages. C’est toute la magie de ce métier et de cet amour partagé avec le public et ces échanges. Après pour ma part, c’est toujours le même métier. Je suis juste une artiste complète. Il y en a plein d’autres qui font ça très bien comme Ahmed Silla qui est humoriste, acteur, chanteur, danseur. Shy’m le fait très bien aussi ou encore Jenifer.

Aux Etats-Unis et même en Angleterre c’est quelque chose de complètement intégré et naturel. C’est normal d’être une artiste accomplie, c’est juste la France, il y a 20 ans qui nous a demandé de choisir alors qu’on sait tout faire. Il y a aussi des animateurs comme Laurence Boccolini ou Cyril Féraud. Je suis une des premières à m’être battue pour ça, j’ai même pris des coups. Je pense que les gens commencent à être habitués.

Pour moi c’est le même métier et nous sommes des transmetteurs d’émotions. Je les transmets aussi en écrivant ma biographie avec Isabelle Dhombres. Quoi de plus beau comme partage avec le public qui se veut discret vu que c’est un livre. Je raconte d’où je viens, que rien ne m’a été offert sur un plateau d’argent mais aussi où j’en suis même si je suis loin d’être arrivée. Cela montre qu’à force de travail, de persévérance et de croire en soi tout est possible. Les gens découvrent aussi que je chante depuis toujours.

Parlons de votre One Woman show où vous êtes mordante à souhait.

Oui, c’est vrai (rires collégiaux). J’ai joué ce one woman show « L’Amour est dans le prêt » pendant 4 ans. Pour finir, sur une bonne note la tournée au festival d’Avignon 2019, il y a eu une captation vidéo qui n’était pas prévue. Mais quel heureux hasard car aujourd’hui malheureusement nous sommes privés de pouvoir remonter sur les planches. Ça fait perdurer ce voyage avec le public pour ceux qui veulent se procurer le DVD qui est vraiment à l’image du spectacle. L’écriture de A à Z, le fait de monter seule sur scène mais aussi d’auto-produire ce DVD jusqu’à créer la plateforme… Dieu sait si j’ai eu des embûches. Ça c’est vraiment l’exemple typique de : « Quand on veut, on peut » !

Je suis très contente de l’avoir fait car cela m’a permis de partager énormément avec le public pendant la tournée vu que je faisais 1h30 de spectacle et 2h de dédicaces et d’échanges à la fin. Je me suis régalée. Le fait d’être ma propre autrice, j’ai pu au fil des années l’agrémenter de nouvelles expériences pour enrichir encore plus mon texte. Et ainsi permettre au public de repartir avec des valises pleines de rires, de bonheur, de conseils et d’ouverture sur des pensées.

Et si maintenant nous revenions sur le fait que vous aimez chanter ?

J’adore chanter et j’ai la chance en ce moment d’enregistrer un album. Horacio de mon label « Prestige Music » me fait rencontrer des gens géniaux. On travaille et à force d’être derrière un micro on s’améliore. On ressent et on devient de plus en plus rapide et plus professionnel. Il y a de la production, l’écriture des textes qui est un autre moyen de passer des messages encore plus personnels que le one woman show parce que c’est des parties de nous mais aussi là où on s’inspire. Il y a beaucoup d’humour même s’il y a des messages de fonds. Dans la chanson c’est encore plus intime, mais ça ne se sait pas parce que c’est plus imagé et poétique. C’est un moyen de communiquer avec les fans et de donner d’autres bouts de soi.

En parlant de message, il y en a un significatif dans le titre « Prendre l’air » dont vous avez fait le clip pendant le premier confinement.

Alors sur celui-là, je n’ai pas écrit le texte c’est Tom Ace. Quand j’ai fait le clip il était au stade de maquette et j’ai fait un clip simplifié lyric vidéo, ce qui convenait comme format lors du confinement. C’est vrai qu’il y avait beaucoup de message sur le monde, les gens. Ce qui est rigolo à la base c’est que cette chanson n’avait pas été écrite pour le confinement, c’était le hasard encore. C’est vrai que pendant le confinement on avait envie clairement de prendre l’air. C’était un partage, une évasion.

On a évoqué votre biographie et le confinement et l’après où justement vous aviez mis en place des dédicaces et séances de partage.

Oui, je ne suis pas du genre à me laisser abattre. Vu que je ne pouvais pas faire de dédicace et rencontrer mes lecteurs, j’ai décidé de mettre en place un système virtuel. La sortie de mon livre a été repoussé deux fois à cause du confinement et après je ne voulais pas priver les gens de discuter du livre en ma présence. J’ai d’abord mis au point un système de dédicace électronique en proposant aux personnes qui avaient réussi à se procurer le livre de m’envoyer une photo d’eux avec la couverture et j’envoyais une dédicace en forme de sourire et après encore plus proprement en message privé.

Puis j’ai créé les « lives spécial lecteurs » qui nous ont permis de beaucoup échanger sur le contenu du livre et des expériences partagées par les lecteurs, similaires par rapport à leurs vécus. C’est vrai que le fait de se confier et de parler de soi, cela instaure un climat de confiance et ça permet aux gens en face de se confier à leur tour. Cela a été extrêmement bénéfique et m’a énormément et agréablement surprise parce que je ne m’attendais pas à ces incroyables échanges et retour comme le fait que mon récit à beaucoup aidé, transcender et même sert de « mantra » à des personnes. C’était pour moi une façon de tourner la page à 40 ans, d’avancer sans me soucier de mon passé. Et en fait, c’est devenu une mission assez belle pour ces lecteurs donc c’était chouette.

Je disais tout à l’heure youtubeuse, faisant suite à votre petite émission avec votre sœur « 100% Carat ».

Oui une émission que j’ai inventé avec ma sœur, Carole Carat, qui est forte en télé et présentation. Je lui ai proposé qu’on mette en place une émission avec elle comme présentatrice et où je serai l’invitée pour répondre à des questions que les gens n’ont pas pu me poser lors des lives. C’était assez chouette, il faudrait qu’on reproduise l’expérience mais plus simplement (tournage avec une caméra au lieu de trois lors de la première émission).

Romane ne vous manque pas trop ?

Ils me manquent tous. Je reçois des petites photos et des messages de mes camarades de « Plus belle la vie » et ça me touche. Je vais bientôt me rendre à Marseille donc je vais certainement en revoir. Mais oui Romane (Libert) me manque énormément. Et au-delà de ça, cela m’avait fait beaucoup de peine quand je suis partie car elle était tellement triste que c’était très dur de la laisser ainsi.

C’était même déchirant.

Oui, j’avais l’impression que je l’abandonnais et c’est horrible. Les comédiens adultes ont cette impression d’abandon au-delà du travail comme un collègue qui s’en va. Mais là ce sont des enfants. Déjà, cela avait été très dur de partir pour Jaïlys et Camélia, les jumelles qui interprétaient Lucie avant.

Mais là, Romane était complètement effondrée, c’était déchirant. Elle pleurait à chaude larmes et ne se calmait pas. Elle s’était attachée au-delà de ce que je pouvais imaginer.

Pour en revenir à « Section de recherches », quelle phrase ou expression illustre pour vous le mieux la 14ème saison ?

J’ai envie de dire : « Le début d’un renouveau ». J’espère qu’on pourra continuer à faire évoluer la série dans l’air du temps. On verra bien ce que la vie nous réserve. J’ai l’impression que Xavier Deluc se sent dans une nouvelle énergie. L’arrivée de Mélanie Maudran, il s’est passé quelque chose mais il faut qu’on continu car c’est juste une amorce pour le moment. Il faut une 15ème saison pour faire bouger tout ça.

Auriez-vous un message à passer ?

A l’univers (rires collégiaux) ? Mon message est : « La plus forte arme c’est l’amour » !

Merci beaucoup pour ce moment

C’est moi qui vous remercie infiniment Vanessa.

Ce soir ne manquez pas Fabienne Carat alias la commandante Jeanne Lorieux de la série « Section de recherches » à 21h05 sur TF1 dans l’épisode « Double faute ».

Synopsis 

Patrick Bells, un ancien champion de tennis, est mort sur un cours, apparemment lapidé. La Section de recherches découvre vite que derrière la belle vitrine de son centre de formation de futurs champions, se cachaient de nombreuses rivalités…

 

Share on facebook
Share on twitter
Share on pinterest
Share on email

Laisser un commentaire