Douce France, cher pays de mon enfance, bercé de tendre insouciance… Ces quelques mots de Charles Trenet  que nous avons tous fredonné, sont en substance le résumé de l’ouvrage que nous vous prsentons aujourd’hui .

Fred Hermel, journaliste  exilé à Madrid depuis 20 ans, amoureux fou de l’Hexagone et ardent défenseur de sa culture et de sa langue, nous y présente sous forme de petits chapitres à picorer, sa vision des incontournables de la France, qui à n’en pas douter se confondra souvent avec la votre. Le sommaire n’est pas sans nous inspirer une réflexion entendue dans une pub il y a peu ” Tellement français”.

Un ouvrage que l’on sent teinté de l’émotion de l’exilé, de cette distance qui vous fait vous raccrocher encore plus à votre mère patrie, sans doute plus encore en ces temps troublés. Nous avons perçu cet ouvrage comme un cri d’amour à la France et au Nord natal de l’auteur, pour preuve les chapitres sur le RC Lens ou les plages du Nord. Et on ne peut que se rallier à cet ode à notre France, et bomber le torse ( orné du coq) pour évoquer notre fierté d’être français.

Comment ne pas évoquer aussi le pastis, les révisions du bac pendant Roland Garros ? Qui n’a pas eu dans sa cuisine un calendrier de la Poste ( ou des PTT comme on le disait jadis) ? Qui n’a jamais tourné les pages du mastodonte catalogue de la Redoute en s’exclamant ” Oh là là”? . Qui n’ a jamais attendu avec impatience le Bal du 14 Juillet ou accompagné son père sur les routes du Tour de France et sa caravane publicitaire? Et que dire du pain et notre baguette nationale ?

Vous l’aurez compris, cet ouvrage est un indispensable pour se reconnecter à notre pays, à nos traditions, à ce qui fait ce que nous sommes. Nous finirons donc en citant l’auteur qui résume le propos en préambule :

“Alors l’exilé ferme les yeux et regarde son pays de loin. Et voit briller toutes ces splendeurs qui font sa spécificité,sa particularité. Petits etgrands trésors nationaux. Ces choses, ces gens, ces lieux et manies, ces mots qui marquent notre différence mais que les Français ne savent plus voir. Par paresse parfois, par trop d’habitude sûrement.”

C’est ça la France, Fred Hermel, Flammarion, 18 euros

 

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