Confidences de Jean-Luc Guizonne : de Mufasa à l’Avocat de Chronik Fiction !

Depuis plusieurs années, Jean-Luc Guizonne incarne le rôle de Mufasa dans la comédie musicale « Le Roi Lion ». Ces derniers temps, c’est en tant qu’Avocat qu’il défend les méchants du cinéma. Mais qui est-il vraiment et quel est le rôle qui lui colle le plus à la peau ?

Il répond à nos questions pour faire la lumière sur ses différents personnages.

Bonjour Jean-Luc, Tu incarnes « l’Avocat », le nouveau personnage de la chaîne Chronik Fiction sur YouTube, mais est-ce que tu connaissais la chaîne ?

Non, j’ai découvert la chaîne lorsque la directrice de casting m’a proposé le rôle. J’ai été bluffé par leur qualité d’image et d’analyse. C’est très rare de pouvoir trouver un tel contenu sur YouTube. Je me suis fait d’une traite les deux saisons du « Coroner », le premier personnage de la chaîne, magnifiquement interprété par Stefan Godin.

Quelle est ta mort préférée ?

Sans hésitation celle de Mufasa (rires). J’ai l’honneur d’incarner le personnage de Mufasa dans la comédie musicale du « Roi Lion ». Les théâtres sont actuellement fermés donc le projet est en stand-by.  Je l’ai interprété dans la version originale de Broadway à Paris au théâtre Mogador entre 2007 et 2010 ainsi qu’en Asie, en Allemagne, et actuellement en tournée au Royaume-Uni. J’ai donc naturellement une préférence pour l’épisode de l’autopsie de Mufasa.

Quelle a été ta préparation pour le rôle de l’Avocat dans la première vidéo de « Whiplash » ? Tu as revu le film ? Tu as préparé ton personnage sous les conseils de Mike Zonnenberg et Fabio Soares les créateurs de Chronik Fiction ?

J’ai regardé beaucoup de films et de séries qui traitent du milieu de la justice, pour parfaire mon rôle d’Avocat. Pour la petite histoire, en 2018 j’ai joué au théâtre Mogador le rôle de Billy Flynn, l’avocat du spectacle musical « Chicago ». Le rôle nécessitait déjà cette stature, cette élocution, et une voix singulière. Ça m’a beaucoup aidé.

Et puis concernant le film « Whiplash » avant même de savoir que Terence Fletcher, le méchant du premier épisode, serait l’un de mes clients à défendre, j’avais vu le film avec ma femme lors d’un vol Paris-New York. Il m’avait énormément marqué.

La voix off a une place importante.

En effet, comme tu l’as constaté, pendant que les images du film sont diffusées il y a ma voix en off qui explique, commente et informe le spectateur. La voix occupe donc une place très importante dans ce projet. Cela demande une vraie signature vocale. Nous sommes tous très heureux des retours de nos spectateurs !

Que penses-tu de Terence ?

Il est à la recherche de la perfection ! Il veut faire grandir ses élèves afin de leur faire atteindre l’excellence à travers le jazz ! Je ne pense pas qu’il soit « le plus méchant » des méchants du cinéma. D’ailleurs, la vidéo est titrée sur YouTube : « Est-il le méchant le plus SADIQUE du cinéma ? » En tout cas perfectionniste, il l’est.

Comme on le disait tout à l’heure, le tempo tu connais puisque tu es chanteur, comédien, musicien et que tu fais partie depuis plusieurs années de la comédie musicale « Le Roi Lion » où tu incarnes Mufasa. Tu l’as joué dans 3 langues différentes. Ce n’est pas trop difficile de passer de l’une à l’autre ?

C’est du boulot c’est sûr ! Mais quel bonheur ! J’ai vraiment cette alchimie avec Mufasa, dans mon jeu, ma gestuelle, et mes réflexes. C’est tout juste si quand je rentrais à la maison, je ne continuais pas à dialoguer comme si j’étais encore sur la terre des lions. Parfois il m’arrive d’être chez moi et d’imaginer avoir encore le maquillage de Mufasa sur le visage (rires collégiaux).

Totale symbiose avec Mufasa (rires).

Oh que oui ! Après l’avoir joué aussi longtemps en Français, la compréhension et la physicalité du personnage sont bien acquises. Du coup on reste focus sur la diction, sur la langue et la phonétique. A Hambourg, où je jouait donc en allemand, j’ai vraiment redoublé d’effort sur l’articulation des mots, de façon à pouvoir être bien compris du public mais également sur la concentration, car j’aurait été incapable d’improviser en allemand en cas de trou de mémoire. J’ai passé deux mois avec un coach et le casque sur la tête à écouter, apprendre et répéter mon texte. J’ai pris le temps aussi d’aller dans une école linguistique pour comprendre l’allemand et essayer de le parler du mieux possible. Cela a été une expérience exceptionnelle et davantage lorsque les spectateurs t’attendent à la sortie des artistes et s’adressent à toi en allemand persuadé que tu es Allemand. Je leur faisais comprendre que j’étais Français et qu’il y avait que Mufasa qui était Allemand chez moi (rires collégiaux).

Une belle petite troupe ?

On peut le dire ! Actuellement avec la troupe du Royaume-Uni nous sommes 50 artistes de 17 nationalités. En raison de la pandémie actuelle nous sommes tous retournés chez nous. Dispatchés  dans les quatre coins du monde dans l’attente de la réouverture des théâtres et de pouvoir se retrouver, se prendre dans les bras… Bon là ça sera avec les masques et précautions (rires collégiaux). Mais impatient de vibrer sur scène et de partager des moments avec notre public.

Tu as aussi interprété un certain Sam Onotou dans la comédie musicale « Madiba » sur Nelson Mandela, si je ne me trompe ?

Oui absolument, un excellent souvenir. Pouvoir approcher ce biopic de Nelson Mandela qui a été un homme extraordinaire de par son parcours, son aura, sa personnalité mais aussi à travers tous les changements qu’il a pu mettre en place dans ce régime totalitaire qui régnait en Afrique du Sud. Un rôle engagé, je n’ai jamais autant saigné sur scène. Evidemment l’objectif est de divertir les gens, de leur faire passer un bon moment. Loin de là l’idée de véhiculer un quelconque message politique, mais le message était chargé d’une triste réalité qui est celle du racisme et de la ségrégation. Un message très fort et qui malheureusement résonne encore avec notre actualité tant le manque de diversité est encore très présent en France et en particulier dans le secteur de la culture.

Comme on parle de Justice et de ségrégation, je te verrais bien dans un rôle d’avocat mais plus à défendre un innocent.

Ah, mais ça c’est le rôle de ma vie de défendre les innocents. Depuis que je suis enfant, dans la cours de récréation, en classe ou à la sortie de l’école, j’ai toujours été à l’écoute. Certainement mon côte « justicier des temps modernes ».

Tu touches les gens par rapport à ton jeu dans les diverses comédies musicales mais aussi par ta voix avec le titre « Je savais ».

Merci beaucoup. La chanson « Je savais » est une déclaration d’amour, un cri du cœur. Pour ceux qui voudront le découvrir, j’ai mis dans le clip des images authentiques de mon mariage. Un titre dont je suis très fier parce qu’il décrit une émotion forte entre deux personnes. Une émotion qui est toujours intacte 7 ans après.

Tu as aussi interprété, dernièrement, dans un tout autre registre : « Pour vous sauver » traitant d’un aspect non négligeable de la pandémie.

Exactement, On a tous été bousculé par cette pandémie mondiale qui a littéralement figée le monde entier. J’ai eu cette volonté de rendre hommage au corps médical. J’ai fait appel à mes amis MOISE 21 et SeySey (auteur/compositeur), et on a travaillé a distance. L’idée était vraiment de mettre en avant le corps médical, avec un texte fort et poignant. La chanson est en ligne, je vous invite à la découvrir.

Revenons à « l’Avocat », quel méchant souhaiterais-tu défendre ?

Il y en a tellement et encore beaucoup à venir, mais je ne t’en dirais pas plus pour garder le suspense au maximum (rires collégiaux). Mais il y en a un en particulier dont j’aimerais avoir le dossier sur mon bureau : c’est celui de Scar. Il faudrait pouvoir se mettre à sa place et essayer de le comprendre, ce pauvre Scar. C’est un petit peu le rôle de l’Avocat, il pose des questions et donne un point de vue différent afin de mettre la lumière sur la genèse et le parcours d’un méchant. Comment se fait-il qu’il en soit arrivé là ? Tout comme on ne naît pas raciste, on ne naît pas méchant, on le devient. L’idée ce n’est pas forcément de donner raison à un méchant mais peut-être d’atténuer sa peine et de comprendre pourquoi il en est arrivé là.

Les raisons de sa méchanceté ?

Exactement, c’est vraiment très bien écrit ! Mike et Fabio, les créateurs, ont fait un sacré travail d’écriture. C’est des génies ces deux-là. Ils ont complètement bouleversé l’idée que tout le monde s’était faite de YouTube parce qu’on est sur une qualité d’images digne d’une série américaine et pourtant on est en France. Comme quoi on est capable d’avoir des plateaux ciné et des équipes dignes des plus grosses productions hollywoodiennes. Antoine Carpentier, le directeur de la photographie sur la série, a fait un travail exceptionnel avec les lumières. Je pense également à Alice Posière qui a réussi à recréer avec une grande précision ce bureau d’avocat. En arrivant sur le plateau la premiere fois, j’ai pris une vraie claque !

En parlant de décor, l’Avocat boit un petit punch, comme tu l’affectionnes (rires collégiaux).

Ah oui, on dirait un petit punch, mais croyez moi ça ne l’était pas (rires) ! Dans le premier épisode, L’Avocat se fait son p’tit gin-concombre tel qu’indiqué sur le script. Mais évidemment sur le plateau l’alcool est à proscrire, c’était donc de l’eau. Quoique lors d’une scène où l’Avocat boit du vin, Alice m’a quand même servi un Saint-Emilion. Je m’attendais à un jus de raisin (rires).

Un petit bizutage pour te souhaiter la bienvenue ?

C’est ça (rires). Plus sérieusement il y a beaucoup de texte à mémoriser et l’alcool n’aurait rien arrangé.

Tu peux nous dire combien il y aura d’épisodes pour la 1ère saison de « L’Avocat » ou c’est classé secret professionnel (rires) ?

Il va y avoir 9 épisodes pour la 1ère saison. 5 à 6 semaines entre chaque sortie d’épisode. On va aborder les différents méchants emblématiques du cinéma. Il y a eu pas mal de demandes formulées par les abonnés. Entre autres, le Joker de « Batman » qui revient régulièrement ou Hannibal Lecter dans « Le Silence des agneaux ».

La chaîne Chronik Fiction compte aujourd’hui presque 500 000 abonnés et 99 % de retours positifs. J’ai été vraiment touché par l’accueil du public. Passer derrière Stefan Godin qui a fait un travail magistral dans « Le Coroner », c’était pas gagné d’avance. J’étais un peu inquiet de savoir si le personnage de l’Avocat et le thème feraient autant vibrer les gens et on est tous très satisfaits. Ça fait chaud au cœur de pouvoir échanger avec nos abonnés et par la même occasion découvrir l’univers du cinéma.

Justement, que dirais-tu aux personnes qui n’ont pas encore découvert « L’Avocat » sur Chronik Fiction pour qu’il visionne la série ?

Je leur dirais : les salles de cinema sont fermées, foncez voir Chronik Fiction ! (rires). On a tous en mémoire un film qui nous a marqué et dans lequel il y a un méchant. Essayons de comprendre et d’analyser d’où vient cette méchanceté ? L’exercice est périlleux car en général on aime pas trop toucher à la mémoire collective. Mais très souvent, après réflexion le temps d’un épisode, les avis changent et on finit par réhabiliter les méchants. En tous cas, c’est ma mission en tant qu’AVOCAT.

Merci Beaucoup Jean-Luc pour ce moment.

Merci pour ton accueil et ta disponibilité Vanessa.

Depuis le samedi 3 avril 2021, le 2ème épisode de la série « L’Avocat » est disponible sur la chaîne YouTube « Chronik Fiction ». Elle traite de Frank Underwood de la série « House of Cards » avec comme titre : « Le plus grand MÉCHANT des séries » !

Vous voulez faire le mal, faite le bien ! 

Retrouvez « Le Coroner » et « L’Avocat »  sur Chronik Fiction !

 

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