Toulouse : fin d’hibernation pour les bestiaires de la Halle de la Machine.

Le minotaure, à gauche, en action devant une foule lors de l'ouverture de la Halle de la Machine, à Montaudran, en novembre 2018.

Fin d’une longue nuit de sommeil pour les créatures du quartier de Montaudran à Toulouse. Depuis le 29 mai, avec le déconfinement, la Halle de la machine a rouvert ses portes au public. Avec elle, le Minotaure, et quelques nouveautés.

Qui dit situation particulière dit ouverture particulière. Après de long mois de fermeture, les portes de la Halle de la Machine sont de nouveau ouvertes au public. Une réouverture un peu plus tardive, qui s’est faite le 29 mai. « On a été prévenu un peu tard et le mois de mai est aussi celui où il y a le moins de fréquentations » explique François Delarozières, directeur artistique de la Halle. Pour lui, l’objectif était de bien préparer cette réouverture et d’attendre que les gens ressortent pour avoir plus de monde. Cette préparation en amont a d’ailleurs permis de programmer quelques surprises aux visiteurs.

Une réouverture sous le signe de la nouveauté

« On en a profité pour produire une nouvelle scénographie » déclare François Delarozières. Désormais, les visiteurs ne pourront en effet accéder à l’intérieur du bâtiment qu’après être passés au travers de « La Machine à accueillir le public ». Placée au centre du hall d’accueil, cette structure en bois assez haute est composée d’un grand treuil de plusieurs mètres de diamètres, de cordages, mais surtout d’un rideau rouge.

la-halle-de-la-machine

“Ce rideau s’ouvre à la façon d’un théâtre. Le public choisit sa façon de l’ouvrir : à la grecque, à l’allemande, à la française ou à l’italienne” explique le directeur

Derrière ce rideau, la nouveauté continue. Le visiteur a le choix entre deux directions, à droite ou à gauche. « S’il prend à droite, il va à la rencontre des différentes machines de la Halle. Elles sont prêtes à produire leurs effets, se mettre en mouvement et à raconter » détaille François Delarozières. Ainsi, de nouvelles machines seront visibles. Certaines servent le vin, le sel, le sucre ou le café. D’autres sabrent le champagne. Et d’autres encore de quatre mètres de long tartinent du nutella ou sont plus axées sur le photovoltaïsme.

Mais ce n’est pas tout. Si le visiteur prend à gauche, il tombe sur la nouvelle exposition du Dragon de Calais.

“C’est vraiment une exposition visuelle. Elle raconte les coulisses de la conception et la fabrication du Dragon” déclare le directeur

Cet animal mythique de terre, d’eau, de feu et d’air, constitue la plus grosse construction jamais réalisée par la Compagnie. Actuellement situé à Calais, il pèse 75 tonnes et transporte tous les jours 50 personnes sur son dos. Le visiteur voyage ainsi mois par mois dans l’univers de cette construction réalisée sur un an et demi. « Il y a des photos qui racontent la construction de la maquette, du calcul, en passant par la mise en couleur de la poutre. Il y aussi des costumes et des images de spectacle. Il y a même une machine à faire tourner les pages du croquis et un petit prototype à l’échelle un demi de l’aile du dragon » détaille le directeur de La Halle.

Le Minotaure de retour sur la piste

Mais à la Halle de la machine, il y a autant de choses à voir dedans que dehors selon le directeur. Les visiteurs pourront en effet retrouver le principal protagoniste de la Compagnie : le Minotaure. Avec la réouverture, ce dernier a repris ses traversées sur la piste aéronautique Saint-Exuspéry de Montaudran. A son bord, 50 personnes peuvent profiter de la hauteur pour découvrir le nouveau quartier en train de se construire. « On a une vue incroyable sur ce territoire qui a d’abord appartenu à Latécoère, puis à Air France » explique François Delarozières.

Le minotaure, à gauche, en action devant une foule lors de l'ouverture de la Halle de la Machine, à Montaudran, en novembre 2018.
© Halle de la Machine

Autre machine renommée de la Compagnie : le manège carré Sénart construit en 2008 dans le cadre d’un projet urbain parisien. Redevenue depuis propriété de la Halle, enfants et adultes peuvent de nouveau profiter de cette machine de 50 tonnes et 18m². Dessus se mêlent des têtes de poissons fossiles, qui s’élèvent grâce à des barres, des buffles qui marchent dans un sens et des insectes dans l’autre. « C’est un manège assez exceptionnel. Il a fait le tour du monde : Madrid, Anvers, l’Angleterre. » détaille le directeur.

Des surprises dans la programmation estivale

Cet été, les visiteurs pourront par ailleurs retrouver la chaleur des soirées Halle Night Long du vendredi au samedi. Au programme, concerts gratuits de groupe locaux et barbecue sur le parvis de la Halle. Mais ils pourront également dès cette semaine découvrir les nouveautés des Véritables Agitateurs. Ces personnages historiques de la Compagnie accompagnent les Véritables machinistes pour créer des moments décalés dans la journée. Parmi eux, les aériens. Ils descendent en rappel pour aller chercher l’araignée sur un toit d’immeuble ou la réveiller en spectacle. Et en juillet, ils se produiront à coups de cordages et de descentes en rappel. Un moyen pour le public de découvrir la Halle différemment.

Share on facebook
Share on twitter
Share on pinterest
Share on email

Laisser un commentaire