Des pirates dans la région.

Des pirates dans la région.La boîte mail d’un festival toulousain piratée, d’autres abreuvées de mail d’appels à l’aide… Sur Internet, les tentatives d’arnaque vont bon train. Pas une nouveauté selon un policier, mais largement de quoi inciter à la méfiance. L’Internet, à Toulouse comme ailleurs en France, est devenu un vaste champ de jeu pour les pirates et escrocs en tous genres.

Ainsi, le 9 juin, à 9 heures, un mail de l’équipe du festival de musique « Toulouse l’été » a fait tousser quelques abonnés. On pouvait y lire : « Notre boîte mail a été piratée. Vous avez peut-être reçu un message vous demandant de l’argent d’une personne en voyage en Côte d’Ivoire. Merci de ne pas y donner suite. Nous avons alerté Google qui a bloqué notre messagerie dont nous avons récupéré aujourd’hui la maîtrise ». Le piratage des boîtes à lettre internet, tout comme l’utilisation des adresses pour soutirer de l’argent, est devenu une pratique très courante. « Cela reste dur à chiffrer. Il n’y en a pas plus qu’avant. La seule chose, c’est que personne ne se méfie vraiment », assure un policier du commissariat de l’Embouchure. Dommage, car les conséquences peuvent être désastreuses. « C’est un classique sur des messageries comme Google ou Hotmail. Il y a un tel flux, qu’à force, les serveurs ne savent pas comment réagir face à ces attaques », explique Laurent Pelud, directeur et consultant de la société de sécurité informatique « Scassi conseil ».

Régulièrement, ce sont des milliers de boîtes qui sont « fracturées » par les hackers et autres voleurs de part le monde. « Une autre technique consiste à créer des faux sites et des faux mails pour s’approprier l’argent ou les numéros de carte bancaire de leur victime », détaille un fonctionnaire de police. C’est ce genre d’arnaque dont à fait récemment les frais la société « Ryan air » le 13 juin dernier. Dans un courrier électronique, elle met en garde les demandeurs d’emploi qui se seraient fait escroquer par des arnaqueurs demandant de l’argent « pour obtenir un visa » et, par là même, « un travail au sein de la société ». « De l’autre côté de l’écran, les gens récupèrent les données chiffrées et disparaissent », explique un policier. Mais, la plupart du temps, la combine est relativement plus simple. Il suffit de faire des faux mails, dans lequel l’auteur assure qu’il est dans une situation impossible et qu’il a un grand besoin d’argent. Rapidement. Ainsi, récemment, c’est « Jérôme Canadas » qui a écrit un mail apparemment urgent et, surtout, mystérieux. « S’il te plaît, aurais-tu du temps à consacrer à une situation me concernant discrètement par e-mail ? Je suis en déplacement en Afrique où je vis une mésaventure grave ». Le plus amusant, c’est quand on découvre que ce brave Laurent est aussi avocat à Toulouse. Il est domicilié rue du Languedoc et a la case 187 au palais… Là, il pousse un peu sur la souris.

Pour Pascal Pelud, la première parade est la plus simple : un mot de passe sûr. Ce spécialiste en sécurité informatique détaille : « Ils tentent des effractions en lançant des listes de mots du dictionnaire. C’est une méthode qui marche plutôt bien ». Et pour cause : charlot, ça ne casse pas des briques.

Source La Dépêche du Midi

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