Des chauffeurs de bus vus dans un film porno.

Bus TisséoLe film X mettant en scène une actrice amateur et son ami, aujourd’hui chauffeurs de bus, a fait le tour de Tisséo. Le couple a porté plainte devant le procureur pour atteinte à la vie privée.

Pour le couple de chauffeurs, la tranche de vie tourne au cauchemar. L’affaire qui agite Tisséo cet été n’a rien à voir avec métro, bus ou tramway, mais bien plutôt avec des transports d’un autre genre, quoique toujours en commun.

Lorsque la jeune femme et son ami, tous les deux traminots à la RATP, décident de venir s’installer dans le sud, ils postulent à Tisséo. Exemplaires, bien notés, discrets, efficaces et bons camarades, ils sont embauchés comme chauffeurs il y a trois ans maintenant.

Aujourd’hui, ils sont tous deux en arrêt maladie, et vivent très mal leur situation délicate à la régie des transports toulousains.

La faute à une vidéo X amateur dans laquelle le couple figure. Tourné en 2001, sous le titre évocateur de « Tranche de vit », le film court aujourd’hui les couloirs et les véhicules de Tisséo. Le couple libertin dit avoir été piégé par le cinéaste, peu connu à l’époque, qui évoque un petit film à destination des vidéoclubs. Mais, depuis, Pascal Galbrun, le réalisateur, a pris du galon dans le milieu très fermé du cinéma hard. Découvreur d’une dizaine de stars du X, dont Delphine Delage, la Brigitte Lahaye du moment, le producteur travaille pour Marc Dorcel productions. « Tranche de vit » vit une nouvelle vie grâce au net et le film amateur se retrouve sur 200 sites hard. On peut même en voir des extraits gratuits.

À l’intérieur de Tisséo, le buzz est immédiat. Les séquences les plus hard sont généreusement téléchargées et se retrouvent au vu et au sus de tout le monde, sur les lieux de travail, sur ordis de bureau et smartphones.

Pas facile pour l’ex hardeuse de conduire son bus en toute sérénité, ou de saluer les collègues à la cantine. D’autant que le couple serait victime de propositions de plus en plus indécentes, comme un témoignage proposé contre l’organisation éventuelle d’une partouze.

Les deux chauffeurs, vraiment trop chauffés, se sentent harcelés et déposent une plainte au pénal pour atteinte à la vie privée avec intention de nuire. Le syndicat Sud refuse, lui, de défendre un conducteur qui a téléchargé et diffusé les images sur le lieu de travail, convoqué par sa direction pour répondre de ses actes. Des responsables pourraient être sanctionnés.

Source La Dépêche du Midi

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