L’Etat lance la procédure de vente des terrains de Francazal.

toulouse-francazalL’Etat vient de lancer officiellement la procédure de vente accélérée de terrains militaires proches de Toulouse, créant les conditions pour l’implantation possible d’un géant américain de l’industrie du cinéma, avec des milliers d’emplois à la clé.

Les 25 hectares de l’ancienne base aérienne de Francazal sur lesquels lorgne l’Américain Raleigh pour installer un complexe de studios sans équivalent en Europe figurent désormais sur le site de France Domaine, représentant de l’Etat-propriétaire, au chapitre des biens que l’Etat en quête d’argent frais a décidé de vendre. Avec un arrêté publié vendredi par le ministère du Budget (dont relève France Domaine), « la désaffectation militaire est officiellement proclamée et la procédure de cession est lancée », a dit à l’AFP Françoise Souliman, secrétaire générale de la préfecture de la Haute-Garonne.

L’appel d’offres devrait être lancé mi-juin, et l’acquéreur pourrait être désigné mi-novembre, a-t-elle dit. La consigne a été donnée au sommet de l’Etat de presser le mouvement pour permettre la concrétisation éventuelle du projet Raleigh. Selon ses promoteurs, l’implantation des studios Raleigh créerait plusieurs milliers d’emplois directs et indirects. Les studios Raleigh, qui revendiquent le rang de premier exploitant de studios de cinéma indépendants aux Etats-Unis, ont causé la sensation en 2011 quand ils se sont laissés convaincre par un architecte local, Bruno Granja, de devenir leur partenaire.

Dans la vision de M. Granja, Raleigh, qui possède déjà des plateaux de tournage à Hollywood, Atlanta, Detroit ou Budapest, trouverait en Midi-Pyrénées, avec la proximité de la Méditerranée, de l’Atlantique et des Pyrénées, et à Francazal, avec ses terrains, ses hangars, sa piste, des conditions optimales pour ouvrir un huitième site de production.

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