L’aéroport toulousain officiellement sous la coupe de Symbiose.

toulouse-aeroportCe matin, le service communication de l’Aéroport de Toulouse Blagnac a annoncé officiellement la cession de 49,99% des parts, détenues canadien Symbiose devient détenteur majoritaire après la publication au Journal Officiel.

Au terme d’un appel d’offres lancé au mois de juillet 2014 visant à ouvrir le capital de la société gestionnaire de l’aéroport de Toulouse Blagnac, l’Etat, via l’Agence des Participations de l’État, a retenu le consortium Symbiose une partie de sa participation au capital en 2046. Le consortium, composé de Shandong Hi-Speed Group et Friedmann Pacific Asset Management, dispose désormais de 49,99 % des parts d’Aéroport Toulouse Blagnac. L’Etat conserve 10,01 % du capital de la société et demeure propriétaire des terrains et des installations aéroportuaires.

Le projet de Symbiose vise à donner une nouvelle impulsion à l’aéroport et plus largement à la région toulousaine. L’action de l’entreprise sera portée par la volonté d’exercer pleinement sa responsabilité sociétale et environnementale.

Pour Jean-Michel Vernhes, Président du Directoire d’Aéroport Toulouse Blagnac : « C’est une nouvelle page de l’histoire de notre aéroport qui s’ouvre. Symbiose va donner un nouvel élan au développement de notre plateforme. Cette évolution s’inscrit dans la continuité du travail accompli ces dernières années par les équipes d’Aéroport Toulouse Blagnac, qui vont désormais s’investir dans la réussite du projet de Symbiose, au service de l’économie du territoire. »

Depuis le début, Jean-Luc Moudenc, Maire de Toulouse et Président de Toulouse Métropole, a adopté une attitude pragmatique basée sur l’union entre les 4 collectivités (Chambre de Commerce, Métropole, Région et Département), parties prenantes de l’établissement, seule façon de garantir les intérêts locaux.

Commentant cette décision, Jean-Luc Moudenc affirme : « Je prends acte de la décision prise par le gouvernement, seul, de vendre et de choisir l’acquéreur qui devient nouvel actionnaire. L’union scellée entre les 4 collectivités, dépassant les clivages politiques, a déjà porté ses fruits. Ainsi, nous avons obtenu le maintien des droits d’usage foncier d’Airbus, qui ne figuraient pas dans le cahier des charges initial de la vente, ainsi que le maintien d’une présence actionnariale de l’Etat à hauteur de 10,01%, ce qui fait perdurer une majorité publique dans la société d’exploitation d’ATB. »

  • De plus, il rappelle que, au cours des auditions des candidats sélectionnés, des engagements écrits très précis ont été demandés et obtenus :
  • •maintien du même nombre de sièges des collectivités locales au Conseil de Surveillance ;
  • •nécessité d’une majorité qualifiée des 2/3 pour l’adoption des décisions les plus stratégiques (plan stratégique pluriannuel, plan d’investissement pluriannuel, redevances aéroportuaires) ce qui confère de fait un droit de véto aux actionnaires locaux ;
  • •nécessité de l’accord des collectivités pour le développement de l’aéroport, notamment concernant les vols de nuit ;
  • •maintien des avantages acquis et accession à l’actionnariat pour les salariés actuels de l’aéroport dans le cadre plus global d’une politique de ressources humaines ambitieuse ;
  • •implication du nouvel actionnaire dans les projets de développement du territoire. 

Rappelons juste que la société de crowdfunding (gestion participative) toulousaine Wiseed avait récupéré plus de 12 millions d’euros de promesse de participations pour racheter un pourcentage significatif des parts cédées à Symbiose mais compte tenu des décisions administratives et judiciaires engagées, le site Wiseed a jeté l’éponge il y a quelques jours après un énième refus.

Reste à imaginer que malheureusement le sort de l’aéroport toulousain, largement bénéficiaire, ne sera pas une exception et que déjà des projets similaires sont dans les cartons pour d’autres aéroports français tel que celui de Nice par exemple.

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