PTDN #1 : Mon image, mon amour et moi.

WT-petits-tracas-de-nanasSalut à toutes ! Oui, j’ai bien dit A TOUTES, car en effet, exclusivement, c’est à vous les filles que je m’adresse aujourd’hui. Les mecs… Allez, va… Vous pouvez rester… Mais je vous préviens, si vous vous ennuyez, je me décharge de toute responsabilité.
 
Mesdames, cette nouvelle rubrique, aux allures de réunion entre copines, nous est entièrement consacrée. Aussi, un  vendredi sur deux, je vous propose sur fond d’auto-dérision et de bonne humeur, un moment de détente avant tout, une petite parenthèse rien qu’à nous… Je vous ferai partager les petites péripéties de mon quotidien de femme. Parfois futiles, souvent contrariantes. A vous de me dire, si vous y retrouver des similitudes avec les vôtres en commentaire en bas de page ou sur les réseaux sociaux avec #PetitsTracasDeNanas.

Moi, c’est Marie, j’ai vingt-sept ans. J’aime le rose aux joues, le rouge à lèvres qui pète, les paillettes sur les ongles… On m’a dit parfois que j’étais « girly » ! Je l’assume très fièrement. Heureusement, on ne m’a jamais dit que j’étais superficielle. Là, pour le coup, je l’aurais très mal pris !

Bien-sûr mes petits tracas ne se limitent pas à la robe que je vais choisir de porter aujourd’hui, mais, il faut tout de même avouer que la question revient chaque jour sur le tapis et ce genre de petits détails au quotidien à son importance.
Se sentir bien avec soi-même, belle, épanouie… Ce n’est pas un détail.

Enfin, vous voulez que je vous dise ? J’ai beau faire tous les efforts possibles et imaginables, le résultat est souvent loin de me convenir.
Eh oui ! Comme la plupart d’entre vous les filles, je suis très exigeante avec moi même. On a beau me dire que je suis jolie, moi je ne vois que ce qui cloche. Vous aussi, vous faites des fixettes ? Moi, régulièrement… Et dans ces cas là, moins je croise de miroirs, mieux je me porte ! Enfin, ça reste pratique de temps à autre pour une retouche maquillage, histoire de se sentir un petit peu plus sûre de soi.
En fait, je crois que le reflet de moi-même le plus en mesure de me satisfaire, est celui que me renvoie le regard de l’homme que j’aime : si lui me trouve belle, le monde entier autour peut me trouver moche, aucune importance !

ptdn-couple-cafe 

Et justement, Marius et moi, cela faisait plusieurs mois qu’on se faisait la tête. Marius, c’est l’homme que j’aime donc… il n’est pas facile tous les jours… Vous connaissez ça aussi les filles, pas vrai ? Non, non, je ne dirais pas que les hommes sont tous pareils… Bon, Marius, c’est certain, c’est un cas unique, puisque c’est le mien… Enfin, je pense qu’en terme de capacité à énerver la gente féminine, il a largement son équivalent dans le monde entier. Il n’empêche, chaque nana à son Marius, et pour chacune d’entre elle, il est unique.

Ce jour là, je m’apprêtais à retrouver l’objet de mes tourments. Le rendez-vous était pris dans un charmant petit bistrot pour quatorze heures. J’ai donc mis le réveil à sept heures, histoire de ne pas être trop bousculée… L’objectif de ces retrouvailles, discuter posément autour d’un café… Autant vous dire que j’avais une sacrée carte à jouer. J’ai beau faire ma belle quelquefois, Marius, je l’aime ! … Et sans lui, rien n’a plus vraiment la même saveur.
Bon, mais il fallait que je me reprenne ! Hors de question qu’il me pense faible et à sa merci ! Non, non !!!! Marius doit se rendre compte de la jeune femme équilibrée, forte, et sûre d’elle que je suis.
Tout commençait par là… Marius devait avant tout réaliser ce qu’il avait laissé filer ! Mission «Belle gueule, objectif zéro défaut » activée ! Esthéticienne, coiffeuse, prothésiste ongulaire… Mes fées de la beauté ont assuré ! Mais le travail ne s’arrête pas là… Il faut trouver LA tenue adéquate. C’est en ouvrant mon placard, qu’un obstacle de taille se dresse sur ma route. Sous mes yeux, tout juste une centaine de fringues, toutes catégories confondues… J’ai peur que ça limite considérablement mon choix. Autant vous le dire carrément, je n’ai RIEN à me mettre !!!

Ce n’est qu’au bout d’une bonne heure, après une quinzaine d’essayages, de doutes, de questionnements… La moitié de la penderie étalée sur mon lit… Que je me décidais  finalement pour cette jolie petite robe bustier… Celle qui selon plusieurs personnes, met particulièrement mon décolleté en valeur. Cela tombe très bien, parce que Marius, c’est un petit peu le genre de mecs qui te fixe droit… Dans les seins ! Robe bustier : adjugez !

Reste plus qu’à trancher entre mes quinze paires de chaussures. J’opte pour celles aux talons les plus hauts, celles qui compressent mes orteils, me donnent des ampoules à coup sûr, mais qui ont l’avantage de me donner ce très plaisant effet d’optique : la sensation que mes jambes sont interminables… Oui, il était aussi très important de montrer mes jambes. Je ne viens pas de passer une heure la larme à l’œil à me les faire dépoiler, pour que Monsieur ne remarque pas à quel point elles sont lisses.

Bon, me voilà maquillée, coiffée, habillée, parfumée… Dernier coup d’œil dans la glace, petit tour sur moi-même… On n’est pas mal ! Je suis même à la limite de me plaire. C’est bon signe. Allez on y croit ! Marius va être subjugué, il va regretter, il va craquer !!!

J’arrive avec cinq minutes d’avance…
Marius n’est pas encore là, il sera pile à l’heure. J’ai été faire pipi dix fois, j’ai mal au ventre, je stresse, j’ai l’impression de repasser mon BAC… Et cette fois-ci, j’ai intérêt à assurer.
Lorsque je l’aperçois enfin, la pression tombe, et toutes mes bonnes résolutions s’effacent, à commencer par celle que je m’étais fixée en priorité ! Mes copines m’avaient toutes briefée… « Surtout, ne sois pas trop démonstrative quand tu le revois… ».
Résultat, mes bras autour de son cou en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, et une énorme trace de mon rouge à lèvres pétant sur sa joue, conséquence de mon bisou passionnément appuyé.

Lorsqu’on s’attable, je commande un cappuccino, lui, un café allongé. Ce que j’aime dans le cappuccino, c’est le chocolat en poudre, juste au sommet de cet enivrant  nuage de lait… Bref, je me mets en mode « ON » ! Je parle beaucoup. Cela fait des jours, des nuits que je répète mon texte. D’un air assuré, charmeur à la fois, j’ouvre mon cœur à mon beau Marius. Il est attentif. Son regard de velours n’en finit pas de me déstabiliser, mais je ne me démonte pas….
Il a toujours aimé ma bouche, je suis certaine qu’il y est toujours sensible… J’en joue… Le décolleté ne semble pas le laisser indifférent…Tout en parlant, j’utilise mes mains, en espérant secrètement qu’il remarque ma nouvelle manucure… Il semble content de me revoir. Souriant, ses yeux se remplissent tout à coup d’une infinie douceur… J’y perçois même un soupçon d’envie. Confiante, de plus en plus à mon aise, à mon tour je lui souris… Et là, je le sens… un rapprochement est en train de s’opérer…
 – « Marie… » se met il à murmurer…

Et moi, en mon for intérieur… « Oui, qu’y a t’il mon Marius… ? Un compliment à me faire ? Une envie soudaine de rapprocher ta bouche de la mienne, de m’embrasser à nouveau… ? »

– « Marie… »
– « Oui… Dis moi mon Marius. »
– « Marie… T’as du chocolat sur le nez ! »

Alors c’était donc ça ! Ni mes cheveux soigneusement « brushés », ni mon épilation parfaite, encore moins les dessins sur mes ongles, pas même mon décolleté… Marius n’avait d’yeux que pour le dépôt de chocolat ornant le bout de mon nez… Tout ça… Pour ça ! Autant d’efforts, de sacrifices, pour qu’il ne remarque que cette foutue trace de poudre chocolatée !!!!!! Allez savoir depuis combien de temps elle était là ! Pendant que moi… « bla bla bla… ». Et vas-y que je lance des p’tits regards, et vas-y que je fais des p’tits mouvements de bouche, et allez que je bats des cils…

Pffff…
Bon, OK les filles… Je vous l’accorde, y’a quand même pire comme situation embarrassante pour se discréditer, mais bon…

Enfin, en même temps, je crois que c’est aussi ça qu’il aime bien chez moi Marius…Ce petit coté nature peinture, imparfait, cette tendance maladroite… Je crois même qu’il trouve ça mignon.

Tandis que s’apprétait à retentir les derniers instants de ce malicieux tête à tête… A nouveau, je senti ma faiblesse reprendre le dessus, et mes fâcheuses habitudes ressurgir. Au diable les principes ! Tendrement, je laissai ma main caresser la joue de l’homme de ma vie. Et ce qui devait arriver… Arriva !

En se quittant ce jour là, Marius et moi, on s’est embrassé. Et il est parti en me disant « Je suis trop content de te revoir, ma belle ! ».
Ahhhh…. !!!! Tous mes efforts ne s’étaient pas avérés complètement vains. J’étais « sa belle ».

Bilan de l’affaire : un Marius aguiché, un Marius embrassé, du chocolat jusqu’au bout du nez… Décidément, ce jour-là, je n’ai tenue aucune de mes résolutions !

Moralité : écoutez votre cœur, et surtout, surtout… ne soyez pas trop dures avec vous-même !

J’ai été ravie de ce premier contact, du fond du cœur, j’espère que vous aussi.

A dans quinze jours les nanas ! D’ici là, ne vous tracassez pas trop !

Kiss. XO

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