René Vignal, le goal volant, aux Editions le Pas d’Oiseau ! A lire !

 

 

Vous vous en souvenez tous, il y a quelques mois nous avions interviewé le légendaire Just Fontaine, dans le cadre de la sortie de son livre.

Peu de temps après, nous étions tentés de rencontrer un autre joueur mythique, qui coulait lui aussi une retraite paisible à Toulouse, en la personne de René Vignal. Hélas, la vie nous a rattrapés et l’ancien gardien du Téfécé s’en est allé il y a un an.

Mais son histoire subsistera désormais grâce au nouvel ouvrage de Pierre Baud ( déjà auteur d’une biographie de Nakache) aux éditions, toulousaines de surcroît, le Pas d’Oiseau.  Il fallait bien un tel ouvrage pour rendre compte de la vie romanesque de celui que les Anglo Saxons se plaisaient à surnommer « The Flying frenchman ». Celui dont les sorties kamikaze avaient fait la réputation, et qui aura porté la tunique bleue à 17 reprises. Celui encore qui aura ramené la Coupe de France au Paris FC en 1949 grâce à ses arrêts improbables et fait les beaux jours du TFC entre Deuxième et Première Division. Pro à 18 ans, sélectionné en Equipe de France à 22, l’ami du Tout Paris dans les années folles, tout est allé très vite pour lui ..

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Un gardien au style atypique, toujours flanqué de son col en V et de sa grosse casquette . Une vraie gueule, comme ces années là savaient en produire. Un homme de coeur aussi, qui n’aura porté le maillot que du RC Paris et du Toulouse Football Club, à l’exception d’une très courte ( et peu convaincante ) pige dans son Béziers natal alors qu’il avait déjà raccroché les gants.

Mais Vignal, c’est aussi une après-carrière tumultueuse. On entend parfois aujourd’hui les difficultés éprouvées par les anciens pros dans leur reconversion . C’est peu de dire que René Vignal a opté pour une reconversion délictueuse. Les mauvaises fréquentations, « l’attirance du vice » ( selon ses mots) . Son oisiveté et l’appât du gain le conduiront à participer à de  nombreux braquages dans la région. Mais l’aventure s’arrête à Bordeaux, et Vignal désigné  » chef de gang » écope de 15 ans alors que la perpétuité lui tendait les bras. Il purgera sa peine en grande partie à la prison de Muret, au plus près de ses proches, ce qui lui permettra de tenir. Une descente aux enfers vertigineuse qui lui fera dire «  Sur le quai de la gare Matabiau ou je suis descendu si souvent en triomphateur, me voilà menottes aux poignets ».  La roue a tourné.

En Novembre 2016, fatigué et malade, mais en paix avec son passé, René Vignal s’en est allé. Et avec lui une partie de l’histoire du football français.

René Vignal, le goal volant, Denis Baud, préface de Michel Hidalgo, Editions le Pas d’Oiseau, 145 pages,17 euros.

Pour découvrir les éditions le Pas d’Oiseau : http://lepasdoiseau.fr/

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