Interview huis clos avec Booder, qui présente la Grande Evasion à l’Altigone !

Il est une des composantes du drolatique triumvirat qu’il forme avec Paul Séré et Wahid dans une pièce qui n’a de cesse de faire salle comble, « La grande évasion » . Issu du one man comme ses acolytes, il s’adonne désormais avec un plaisir non dissimulé au délicat art du théâtre, cet exercice sans filet qui lui plaît tant . Bientôt sur la scène de l’Altigone , le 21 Mars, Booder a bien voulu « s’évader » quelques minutes pour les lecteurs de Webtoulousain.

Bonjour Booder !

Ah, bonjour Damien, ça me fait très plaisir de parler avec un toulousain. J’aime beaucoup Toulouse, d’ailleurs un de mes meilleurs amis est Wissam Ben Yedder!  ( l’ancien attaquant du TFC désormais à Séville)

Belle référence en effet ! Peux tu nous raconter un peu la génèse de ce spectacle ? Cela a démarré un peu comme un pari, non ?

Totalement, j’étais dans un train pour Grenoble avec Paul et Wahid, et je leur ai fait part d’une toute nouvelle expérience pour moi, le théâtre. Un univers qui m’était inconnu et que j’étais en train de kiffer avec l’immense Edoaurd Baer.. Et là l’idée a été lancée, et si on faisait un truc pour monter sur les planches ensemble ? Histoire de sortir un peu du stand up, de se mettre en danger  .

Y a t il une vraie place pour l’humour en prison ? Est ce un endroit pour la répartie ?

En fait, dans la pièce , on ne retrouve pas de codes de l’univers carcéral, il nous fallait un endroit clos, ça aurait pu être un hôpital ou un commissariat cela n’aurait rien changé . Mais pour répondre à ta question, l’humour est partout, j’ai déja rencontré des gars emprisonnés qui en avait pas mal . En l’ocurrence, la prison n’est qu’un prétexte .

Quel est le profil des 3 lascars que vous jouez dans la Grande Evasion ?

Ils sont très différents. Tout d’abord, il y a Tony Da Silva ( Paul Séré) qui n’a qu’une envie, s’évader. Comme physiquement c’est impossible, ils vont essayer de le faire par l’esprit, en montant une pièce de théâtre à l’occasion de la visite de la ministre en prison . Il y a aussi Nabil ( Wahid ) qui lui est peinard en prison, elle lui permet d’assouvir sa passion pour la cuisine, et paradoxalement il n’a aucune envie d’en partir. Et enfin, mon personnage, Guizmo qui joue les gros bras alors qu’il est tombé pour vente de Divx à la sauvette. Il a un vrai ascendant psychologique sur Nabil et il en joue. Cela détonne un cocktail assez détonnant !

Vous êtes tous trois issus du Stand Up, un registre dans lequel il y a une grande part pour l’impro, pour l’interaction avec le public. Est ce encore possible dans l’exercice théâtral ou tout est écrit, calibré?

Oui, bien sûr, on joue tous les soirs pour un public différent et on essaye de s’adapter. Dans le train, on prépare quelques vannes sur la ville en question, on essaye de placer les noms des quartiers du coin dans le texte. On a toujours a coeur de se séduire et se faire marrer entre nous sur scène. Même si la trame reste écrite à 90%, nos spectateurs toulousains auront quelques petites surprises !

Y a t il un public cible pour venir vous voir ?

Ah non, vraiment pas, on retrouve des jeunes, des vieux, des gens de tous milieux. C’est super intéressant aussi pour les enfants, car on évoque des grands classiques du théâtre comme Molière ou Shakespeare. L’autre jour j’avais un prof de français qui était venu avec des élèves qui est venu me dire que l’on avait réussi en 2 heures à leur faire aimer et comprendre ce qu’il essayait de leur expliquer depuis 6 mois !

Parfait, Booder, nos lecteurs toulousains ont hâte de venir voir ça à l’Altigone le 21 Mars !

On les y attend nombreux, qu’ils n’hésitent pas à rester aussi après le spectacle, on adore échanger, faire des photos et tout ça ! Et comme je sais que le toulousain est chaleureux, on se fera un grand plaisir !

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