PTDN # 27 : Dur comme fer !

 

Salut les filles !

Ravie de vous retrouver. Notre rendez-vous aura désormais lieu tous les quinze jours, histoire que je puisse plus facilement l’honorer. Vous comprenez, je suis une femme extrêmement sollicitée 🙂

Laisser passer quinze jours me permet aussi de cumuler davantage de tracas à vous relater…Alors je sais, quinze jours, c’est un peu long…Une partie de moi je l’avoue, aime bien se faire désirer…Se sentir attendue ! Peut-être aussi est-ce une manière de prendre ma revanche sur toutes les fois ou l’on m’a fait attendre !

Eh oui, la notion de temps qui passe, d’attente, ça me connaît… La patience n’est pas vraiment mon trait de caractère le plus affirmé… Et pourtant !

J’ai attendu des années pour avoir de la poitrine… Tout ça pour me retrouver avec deux piqures de moustique en guise de seins.

J’ai attendu une nuit entière allongée sur mon canapé, un homme qui devait me rejoindre… Tout ça pour qu’il ne vienne pas.

J’ai attendu une semaine un coup de fil qui devait m’arriver dans cinq minutes… Tout ça pour m’expédier en deux secondes.

J’ai attendu quatre ans qu’un homme se décide à devenir mature pour la vie à deux, tout ça pour qu’à 42 ans, il continue à faire passer l’amour en dernier.

Une fois, j’ai attendu 45 minutes un bus… Tout ça pour me rendre compte que j’étais au mauvais arrêt.

Bref, les exemples ne manquent pas… On dit parfois que cela vaut la peine d’attendre, pas toujours apparemment. Mais j’espère que je saurai ici vous démontrer le contraire.

Ma principale tuile de ces quinze derniers jours concerne une fois de plus Marius… Ah non, en fait il y a pire… J’ai eu un pépin d’ongles !

Voilà plusieurs années que trop flemmarde pour continuer à poser moi-même mon vernis… Tout ça pour qu’il déborde, forme des pâtés et s’écaille au bout de deux jours, j’ai recours à la pose de vernis semi-permanent ! Et j’adore ça ! Cela me permet de mettre en avant mon coté fantaisiste en cultivant l’originalité, en variant les couleurs et en arborant de charmants petits dessins. On appelle cela le Nail art… Tout ça pour que Marius ne remarque rien et finisse par me sortir le qualificatif « rigolos » lorsque je lui mets mes ongles sous le nez en mode « T’as vu, t’en penses quoi ? »

Bref, ce mode de vie nous allait très bien, à mes ongles et à moi, nous menions une existence paisible et harmonieuse… Et puis, PATATRA ! Un matin je me suis réveillée, ils étaient mous, cassants… Moisis !

Une copine m’a conseillé un vernis durcisseur « AU TOP !!! » selon ses dires. Sur elle, il a trop bien marché, sur moi il n’a pas tenu 10 minutes…Je crois que mes ongles ne demandaient en fait qu’une chose, respirer un peu… Là est mon tort, je les ai surement étouffés.
Je n’ai donc rien appliqué dessus pendant une semaine, jusqu’à ce qu’un de mes meilleurs potes, Yves de son prénom, Rocher de son nom de famille me fasse cadeau d’un vernis couleur rouge vermillon. Retour aux bonnes vieilles méthodes…. La pose n’est pas parfaite mais pas trop dégueulasse… Ça fera l’affaire !

Il y a une morale à cette histoire qui peut sembler de prime abord ô combien futile, ô combien anodine… Je kiffe le vernis semi-permanent, celui-ci me le rend mal ? Je reviens à un vernis plus basique… Il me plait moins, mais il est plus respectueux de mes petits ongles fragiles… Il parait que cela s’appelle la capacité à s’adapter, mieux encore, à se faire une raison. Je sais pourtant, paradoxalement que mon cœur n’aura de cesse de revenir vers cet amour destructeur.

Coloré, joyeux, fantaisiste… Tel était mon vernis semi-permanent… Marius était comme ça aussi… Et puis, PATATRA !

II doit avoir besoin de respirer, je l’ai surement étouffé… Là est mon tort !

Je vous laisse, je vais appeler ma copine du vernis durcisseur, qui sait…? Il en existe peut-être à appliquer sur les mecs qui les fassent tenir plus de dix minutes!

A dans quinze jours les filles ! D’ici là, ne vous tracassez pas trop…

Kiss.

Marie.

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