Chris Spaceblue, un artiste geek aux mille facettes.

Pour grand nombre de personnes, le mot « Geek » a des connotations péjoratives, dévalorisantes. Chers lecteurs, je vous invite à chercher plus loin que cela, arrêtez d’avoir des préjugés, et poussez les portes de l’inconnue, vous en serez surpris. Lors de la dernière convention TGS de Perpignan (week-end du 15 et 16 juin dernier), nous avions découvert l’artiste Chris Spaceblue, photographe geek.

Son extrait d’œuvre visible en exposition nous a bluffé et nous avons eu le plaisir de lui poser quelques questions en toute simplicité.

Chris Spaceblue, parlez-nous un peu de vous ?

Je suis un photographe de la culture geek. J’ai grandi avec le club Dorothée, j’ai vu apparaître les premiers jeux vidéos, les jeux de rôles. J’ai réellement grandi et je me suis construit avec cette culture. J’ai donc voulu y contribuer et m’exprimer au travers de ce que je savais faire.
Ma passion pour la photographie a commencé vers mes 14 ans, je me souviens de mon premier cliché qui était un paysage. Par la suite, j’ai eu la chance de travailler dans un studio de portrait d’art et en 2011/2012 j’ai débuté en temps que Chris Spaceblue avec l’association Hype Média.
Je tiens vraiment à mon étiquette artiste geek car à mes début je me posais beaucoup de question pour mes enfants pour le futur et la photographie est pour moi un héritage culturel et non financier que je leur laisserai.

Vous venez de nous parler de Hype Média, et si je vous dit Michel, que pouvez-vous dire ?

C’est une des personnes les plus extraordinaire que j’ai rencontré ces dernières années, c’est une personne qui a le cœur sur la main, qui cherche à promouvoir et à aider les artistes comme moi à avancer et à sortir de l’anonymat.
Hype Média est une association dirigée par Michel. J’ai eu la chance d’y avoir été découvert il y a plusieurs années et je continue à mon tour à les soutenir. Je garde à l’esprit d’où je viens et c’est grâce à eux si j’en suis là aujourd’hui. D’ailleurs, Michel est implicitement impliqué à tous mes projets.
Vous savez, on est nombreux à être artiste, nombreux à avoir du talent malheureusement nombreux à mourir tout seul, à rester dans l’anonymat total parce qu’il y a une sorte d’Omerta en France auprès du système de reconnaissance des artistes (ceux sont les galeristes qui décident qui ils vont exposer…) et à côté de ça, il y a des associations qui permettent comme Hype Média, aux autres d’émerger, de sortir de l’anonymat.

J’ai entendu dire que vous aviez un projet de livre, est-ce vrai ?

Oui effectivement on prépare et travaille avec diverses maisons d’éditions, tout le côté désagréable car la partie agréable c’est la conception et réalisation.
Mais je ne pensais pas que ce soit si compliquer de sortir un livre en France.
Je n’ai pas envie de faire un livre comme tout le monde, créer avec Vistaprint par exemple et le faire payer 30 € à des consommateurs confiants.
Pour sortir un vrai livre avec identification à la bibliothèque nationale de France ça prend du temps. J’espérai une réponse pour la fin de l’année, mais cela prend plus de temps que prévu, car nous attendons des réponses.
Ce livre « le monde d’un Geek », sera un patchwork de la culture geek rassemblant les 35 œuvres avec backtstages mais aussi des photos inédites à l’intérieur avec des explications, l’histoire de chaque tableau, mais aussi des anecdotes. On espère aussi faire une préface sur la culture geek en général sur l’importance de celle-ci et son influence.

En parlant du Monde d’un geek, où peut-on les découvrir ?

Vous pouvez actuellement les découvrir dans un lieu surprenant , la clinique Pasteur à Toulouse.
Mais toute les infos et surtout où découvrir mon monde sont sur mon site mais aussi ma page facebook : et sur instagram aussi.

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Le monde d’un geek s’arrêtera en fin d’année, il paraît qu’un nouveau challenge est en cours, de quoi s’agit-il ?

Effectivement, en février 2020, j’espère pouvoir vous présenter Geek Runner. 4 tableaux sont déjà prêts, le 5ème est prévu pour le 25 août.
Ce projet c’est une ballade picturale dans une ville futuriste bien avant l’annonce du jeu « Cyber Punk », je précise, je ne me sers pas de la sortie de ce jeu pour promouvoir mon travail. C’est quelque chose qui va être assez sympa. Je vais balader les gens dans un univers futuriste, en attaquant peut être des projets un peu plus sérieux, toujours en me servant de la culture geek donc Cyber Punk en faisant partie, pour m’exprimer aux travers de ces tableaux.

Comment créez-vous l’univers que l’on peut observer dans chacun de ces clichés ?

Tous les décors sont intégralement fait ainsi que les détails les plus surprenants.
Je travaille entre autres avec une artiste absolument dingue qui réalise tout et n’importe quoi avec ses mains. Elle se prénomme Missteen créa’s. Prenez l’exemple de la gigantesque tête de dragon en papier dans un de mes clichés, c’est elle qui l’a fait. Il en va de même pour la plante carnivore géante. C’est quelqu’un qui est dans l’anonymat le plus total alors qu’elle a un talent au-delà de la folie. Quand on a exposé la tête du dragon, les gens n’en revenait pas, elle fait plus de 2m et d’un réalisme digne du cinéma. Tous les gens qui l’ont vu, dise la même chose.
Mais cette artiste est d’une humilité, une réserve sans limite et donc voilà je collabore avec elle sur beaucoup de mes projets.

Chris Spaceblue est certes comme il se dit lui même un artiste geek, mais en fait c’est plus. Son premier opus « le monde d’un geek » nous plonge dans une autre dimension.
Fini les préjugés avec le mot Geek, je vous le jure, certains de ces clichés sont d’un réalisme inouïe et pourtant bien réel. Je vous laisse le soin de le découvrir, vous n’en ressortirez pas indemne.

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