Confidences du grand Bernard Le Coq présentant sa délicieuse cuvée au Festival International du Film de Fiction Historique.

Pendant 27 ans Bernard Le Coq a incarné avec brio Jacques Beaumont dans la série « Une famille formidable », Mais pas que…

Lors de la 5ème édition du Festival International du Film de la Fiction Historique, Bernard Le Coq nous a permis de l’interviewer.

Bonsoir Bernard Le Coq, je vous remercie beaucoup de nous accorder une entrevue.

Non, c’est moi qui vous remercie. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir vous raconter qui vous ferais plaisir (rires) ?

Ici, vous êtes un peu comme à la maison ?

Oui un peu c’est vrai. Il se trouve que toute cette bande Etienne, Antoine et Enzo au fil du temps sont devenus des amis. j’ai d’une part travaillé avec eux sur le film de Pierre Paul Riquet, le bâtisseur du Canal du Midi. On espère le voir sortir dans le courant de l’année. On croise les doigts.

Dans le même temps on est devenu copains. Et comme ils sont très très vif et qu’ils organisent pas mal d’événements quand je peux répondre à leur invitation je le fais.

Vous êtes venus aussi faire déguster votre cuvée ?

Oui, je suis venu en effet présenter ma cuvée. On m’a fait l’honneur de m’attribuer un petit lopin de terre qui était tout fait et très bien travaillé par les vignerons. Ce très beau château que j’adore et qui s’appelle « Château Etang des Colombes » que je vous recommande fortement.

J’ai eu la chance de le goûter. Il est très bon : épicé et doux à la fois.

Oui il est tout à fait excellent et j’en suis très fier et à la fois content. J’ai la possibilité comme ça de boire un vin que je connais bien et qui va me tenir en vie de longues années (rires).

D’où vous vient cet amour des vignes ?

L’amour des vignes c’est d’abord l’amour de la terre, du travail bien fait… Je ne vais pas me faire passer pour un paysan, mais je suis quand même d’origine berrichonne, d’un petit village entouré d’agriculteurs. Je n’ai pas d’agriculteur dans ma famille mais on était en contact direct avec eux à l’époque dans les années 50. La vie était portée sur l’agriculture. J’ai ce goût la, j’ai ce plaisir de voir des gens travailler la terre et le vin c’est particulier. Cela demande beaucoup de travail, beaucoup d’élaboration, de talent, et d’intelligence. Et un moment c’est le miracle qui va se produire, la nature va aider ou pas, entraver ou pas. Quand tout à coup on arrive à maîtriser tous ces paramètres, on sort un beau produit dans le sens noble du mot. J’imagine que c’est une immense satisfaction. C’est un peu comme la télévision ou le cinéma c’est quelque chose qui se partage qui se transmet comme l’histoire.

C’est une belle déclaration à ce métier, cette passion. Justement en parlant d’histoire, Je ne peux pas ne pas vous voir sans penser à votre interprétation de Jacques Chirac dans « La conquête ».

Bien sur. Vous savez c’est un jour un peu particulier. Je ne connaissais pas Jacques Chirac personnellement mais j’ai du respect pour cet homme et pour le fait que sa vie s’est éteinte. Evidemment la relation que j’ai pu avoir avec lui était de spectateur très attentif puisque j’ai eu à l’interpréter. Je me suis inspiré simplement au mieux des images que j’ai perçu de ses passages à la télévision, de ses interviews. Et puis aussi des témoignages de personnes qui le connaissais et qui en général l’appréciais beaucoup quand ils l’approchaient.  Avec ça j’ai essayé de l’interpréter au mieux sous différents aspects dans les deux films où je l’ai incarné. Mais vous savez c’est à la fois extrêmement concret et à la fois extrêmement abstrait. C’est un personnage historique et réel car à l’époque il était vivant. C’est encore très présent dans la vie de ce pays. Donc à la fois un peu troublant et à la fois amusant. Au bout du compte Jacques Chirac était quelqu’un, sans prendre en compte des idées politiques quelle qu’elle soit, qui avait une grande richesse, une très forte personnalité, un homme haut en couleur. Et à chaque fois ça m’a beaucoup plus de le jouer, mais avec beaucoup de plaisir et de respect.

J’ai une dernière question par rapport à la série « Une famille formidable ». C’était une belle époque, une grande aventure ?

Oui une grande et belle époque d’amitié ça s’est fait sur un très long temps grâce au noyau moteur de ce projet qui était Joël Santoni. Il en était le mettre d’œuvre, le créateur, le producteur et même le metteur en scène. Comme je dis toujours, il a fait un long film sur 27 ans.

Quand il a disparu ça me semblait difficile de continuer sans lui. Et Annie et les enfants et d’autres ont pensé aussi qu’il était mieux d’arrêter la série parce que sans lui ça n’avait plus le même sens. C’est vrai que la série s’est arrêtée assez brutalement, mais que voulez-vous c’est toujours brutale la disparition de quelqu’un qu’on aime… Enfin voilà l’aventure a été tellement belle que je ne voulais pas la prolonger sans lui.

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Ce que je comprends très bien. Je vous remercie vraiment pour cette interview et de nous avoir dévoilé un pan de votre propre histoire.

Merci à vous Vanessa, bon courage et merci chers auditeurs ou lecteurs. Et surtout buvez mon vin !

Si vous souhaitez vous aussi déguster la cuvée de Bernard Le Coq du Château Etang de Colombes, grands vins des Corbières à Lézignan Corbières (11) cliquez ici.

Merci à Bernard Le Coq pour ce moment épicé et doux comme son vin !

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