Confidences de Camille Aguilar nouvelle pépite du cinéma français dans “Papi Sitter” !

Au cinéma Gaumont Labège, jeudi 16 janvier était projeté en avant-première le film “Papi Sitter” de Philippe Guillard avec Gérard Lanvin et Olivier Marchal.

L’une des actrices principale Camille Aguilar, véritable boule d’énergie, d’une gentillesse et d’un naturel pétillant, nous a accordé une entrevue où elle se livre sans détour avec rire et émotion.

Bonjour Camille, merci de nous accorder un peu de votre temps.

Merci à vous d’être là.

Comment s’est passé l’avant-première ?

C’était hyper agréable de voir pour la première fois le public recevoir le film. C’est hyper impressionnant d’être dans une salle de le voir et se dire “Waouh ils sont entrain de rires !”

C’était la première fois ?

Alors on avait déjà fait une projection mais c’était avec des gens qu’on connaissait comme notre famille, nos amis. Mais là c’était une pression différente les gens avaient choisi de voir ce film. Et ils ont ris ! Mon dieu j’étais trop émus c’était la première fois.

C’est les Toulousains ça (rires).

Oui ? Ah je ne sais pas je ne les connais pas assez mais je reviendrais (rires).

Qu’est-ce que ça vous a fait de travailler avec des pointures françaises tel que Olivier Marchal et Gérard Lanvin ?

C’était génial par rapport au travail. Ce sont des gens qui sont très rigoureux et ne se comportent pas comme des stars. Ils ont une notoriété parce qu’ils l’a mérite. Je veux dire Olivier et Gérard font des super films et ils jouent très bien. Ce sont de super partenaire de jeu et on travaille tous ensemble pas eux d’un côté genre moi je suis au-dessus, non pas du tout. De toute façon l’équipe n’est pas comme ça et le réalisateur encore moins.

En conférence le réalisateur Philippe Guillard disait que c’était dans un esprit très famille. C’est ce que vous avez ressenti ?

Complètement ! Comme vous le savez Philippe est un ancien rugbyman et il a cet esprit d’équipe et de famille et c’est lui qui l’a imposé. C’est lui le capitaine en vrai et l’ambiance ou l’entente dépend beaucoup du capitaine de l’équipe. S’il y a u petit rigolo qui veut faire le malin et que le capitaine est plutôt droit il va le remettre à sa place. Mais si par contre le capitaine n’est pas top ça va se répercuter sur les autres. Philippe n’est pas du tout comme ça. C’est lui qui a tenu la convivialité et j’ai rencontré des gens formidables dans l’équipe. J’ai pris le temps de connaitre les gens et de passer du temps avec eux pendant 2 mois.

Vous connaissiez les autres films de Philippe Guillard ?

Je connaissais “Le fils à Jo” par Jérémie Duvall qui fait partie du film et avec qui j’ai eu la chance de jouer pendant trois ans dans une série pour Disney…

Like me ?

Exactement c’était Like me, et donc connaissant Jérémie j’avais déjà vu “Le fils à Jo”.

Il est réalisateur et il a une boite de production aujourd’hui ?

Oui complètement. Il se débrouille très bien il a en effet une boite de prod. Jérémie est très ambitieux et très humble et très gentil, c’est un super garçon… Enfin homme maintenant (rires). Dans Like me on devait avoir 12 ans à 15 ans. Maintenant on est des adultes (rires).

Justement en parlant d’âge, il paraît que vous avez menti pour passer le casting de Papi Sitter ?

Oui mais j’étais obligé. Non vraiment je sentais qu’il fallait que je le fasse sinon ça n’allait pas passer.

Comment vous avez fait ?

Je vous jure c’était le début de mes mensonges (rires collégiaux). Les prémisses pour mentir sur mon âge et je n’étais pas du tout habitué en vrai (rires). Je venais d’avoir 23 ans et le personnage en avait 17. Pour moi il y avait quand même un écart énorme et je me suis dit “Si je ne mens pas on ne va plus me voir pareil”. Il y a ce que l’on dégage et notre bouille. Maintenant j’ai vraiment l’impression d’avoir changé (rires collégiaux). Mais c’est vrai j’avais une bouille qui faisait gamine de 17 ans alors que j’en avais 23. Du coup quand on est arrivé sur le casting et qu’on m’a demandé mon âge j’ai dit 20 ans. J’ai senti des frissons dans mon corps du genre “Tu sais que tu mens, tu sais que tu es entrain de mentir”(rires collégiaux). Mais je n’avais pas le choix ! Et comme je n’assumais pas mon mensonge je disais vingttt, j’ai 20’tt ans. On m’a demandé si j’étais alsacienne et au fond de moi c’était “non je suis une menteuse”(rires collégiaux). Mais comme je n’assume pas le mensonge je disais vingtt qui voulait dire 20 ans et trois petits points (rires). Je vous jure !

Vous étiez prise au piège ?

C’est ça et après c’était instinctif je n’ai pas arrêté. Une fois qu’on m’a prévenu que j’étais prise j’ai attrapé la directrice de casting et je lui ai dit “Tu sais en réalité j’ai 23 ans”. Elle m’a dit “Tu ne dis rien. Tu gardes cela pour toi”. C’est ce que j’ai fait pendant quelques semaines et en fait la plupart de l’équipe était au courant.

Vous avez donc dû apprendre la vérité à Philippe.

Oui il a fallu le dire à Philippe. Je jouais avec lui tous les jours, je lui ai menti. Tout le monde le savait sauf lui.

Ce n’est de toute façon qu’un chiffre vingt-trois.

Voilà, oui on est d’accord. Mais en plus il me disait “Tu as 20 ans mais tu es mature” et dans ma tête j’étais là “Aaaah”(rires collégiaux). Non mais c’est vrai qu’en trois ans tu peux vivre plein de choses. Et quand je lui ai dit la vérité il m’a dit “Ah tu as bien fait ! “. Et je me suis dit “ouf c’est bon” (rires collégiaux). Mais à force de ne pas dire mon âge sur internet il y a marqué que j’ai 23 ans que je suis née en 1996. Cela m’a fait beaucoup rire (rires collégiaux). et je me suis dit “Ah bah dis donc ça marche” !

La vrai question c’est : est-ce que vous avez eu le B.A.C ?

Oui ! Je pense que si je ne l’avais pas eu ma mère m’aurait tiré les cheveux et les oreilles. J’ai eu mon B.A.C avec mention assez bien alors que j’ai eu 3 ou 4 en philo je crois. J’étais en L. j’ai pris toutes les options du monde (rires collégiaux) : latin, théâtre, littérature, espagnol. Je savais qu’il le fallait pour l’avoir. Et après j’ai essayé la FAC mais je ne m’y suis pas senti légitime et j’ai arrêté pour devenir comédienne.

Comment avez-vous abordé ce rôle entouré de deux grand-pères joués par Olivier Marchal et Gérard Lanvin ?

Cela s’est fait rapidement parce que Philippe qui voit les choses en équipe nous a fait nous rencontrer. Je les ai rencontrés autour d’un dîner c’était très convivial. Pas le genre bonjour, bonjour nous allons travailler ensemble. Ce sont des choses que je ne comprends pas comment les gens peuvent travailler comme ça sans contact. Je sais qu’il faut faire attention pour l’affect mais en même temps on a fait un film ensemble il faut une complicité, une alchimie ensemble. Et là c’était vraiment le cas on a passé beaucoup de temps a travailler chez Philippe où on venait avec Gérard pour voir les scènes pour au moins se donnait le ton. Au moins il y avait la base et après il y avait juste à s’amuser. Et c’est ce qu’a fait Philippe à la fin. En mode on fait une prise et après on s’amuse. On doit toujours s’amuser mais vous voyez dans des boulots on stresse un peu en se disant qu’on devrait faire les choses comme si comme ça. Mais là non avec Philippe c’était “Viens on s’amuse maintenant c’est pour vous, profitez”. Donc c’était simple en plus. Il a gardé ce truc pétillant ce n’est pas devenu trop cérébrale ce qui enlève en général le goût de l’amusement c’est dommage.

On ressent cette alchimie et cette complicité avec Noura, votre meilleure amie dans le film, interprétée par Souad Arsane.

Oh oui Souad. Je l’avais déjà rencontré, en fait sur mon tout premier film “Le ciel attendra”. Il faisait froid c’était l’hiver, on tournait à Créteil je crois. Elle avait déjà ses cheveux très longs et cette grande personnalité. Elle a une super personnalité cette fille, elle est vraiment entière, on ne peut pas dire le contraire. C’était super de la retrouver. Je l’ai regardé et je lui ai fait “Oooh mais tu te souviens ?” et elle m’a dit “Mais oui je me souviens”. On s’était petit à petit suivi de loin pendant 3 ou 4 ans et j’ai trouvé ça super de se revoir et de travailler de nouveau ensemble.

Vous avez joué dans plusieurs films, des séries, des téléfilms à succès notamment sur TF1. Comment vivez-vous cette ascension ?

Doucement. J’y ai été petit à petit. Même à la télévision quand on voit mon CV. Je pense qu’on ne peut pas comparer. Chaque parcours est différent et n’a rien à voir avec celui d’un autre et ça n’a pas de sens de le faire. Mais ça c’est fait petit à petit comme plus de jour dans une série, plus de temps de jeu. Et ça s’enchaîne, un téléfilm puis un autre. Sans aucune prétention je me suis dit que c’était le chemin.

La suite logique ?

Oui voilà, je n’ai pas été surprise en me disant “Mince je ne suis pas capable”. Bien sûr il y a une pression. Il faut que je sois rigoureuse, que je travaille, qu’il ait confiance en moi. Mais dans l’enchaînement du travail je suis très contente parce que j’ai pris le temps de travailler et de me rendre compte. En plus ça peut monter et redescendre. Mais ce n’est pas le cas.

Vous avez les pieds sur terre ?

Oui complètement et puis mes parents me protègent et me font bien garder les pieds sur terre. On est des êtres humains faut se calmer on ne sauve pas des vies non plus en tant que comédien. On fait d’autres choses super. C’est un métier qu’il faut prendre au sérieux sans se prendre au sérieux.

Qu’est-ce qui vous attire le plus la comédie ou plus le style hollywoodien ?

Il y a de tout et on est surpris parfois par des genres. Je sais que les Marvel ce n’est pas quelque chose qui me touche. Peut-être plus tard vu qu’on évolue avec le cinéma même en tant que personne. Mais sur la comédie j’ai beaucoup d’énergie. Et dans la comédie ce qui est génial c’est un truc de rythme. Je me souviens dans mes cours on disait “Si tu peux le plus, tu peux le moins”. Donc redescend, respire prends ton temps mais si je viens j’arrive il y a plein de choses qui peuvent se faire mais il y a un rythme de comédie. Mais c’est vrai que ça c’est fait à l’oreille et j’ai adoré. Il y a de très bons films dans les comédies françaises. Moi je suis fan de Louis de Funès.

Oh oui, je vous comprends.

On est d’accord ça n’a rien à voir. Mais qu’est-ce que c’est bon de se marrer et qu’est-ce que c’est difficile de faire rire les gens. C’est plus facile de faire pleurer que de faire rire, vous vous rendez compte. Quand on a vu qu’hier dans la salle les gens rigolaient ça fait du bien. Mais c’est aussi parce que la phrase est placée au bon moment car deux secondes plus tard ça ne marche pas. C’est fou comme dans le Feydeau c’est pareil au théâtre et c’est la manière dont on va dire les choses, c’est dingue, c’est génial !

Il y a une scène qui vous a plus touchée ou à l’inverse fait rire comme les tongs ?

Mais qu’est-ce que j’ai ri avec le coup des tongs. Tu vois là le rythme tu le sens. C’était genre Camille regarde pas trop vite en bas et lève la tête. Mais sinon celle qui m’a touché le plus c’est quand je suis dans la chambre avec Gérard où sans parler il me fait passer des émotions. Il est incroyable mais en même temps c’est Gérard Lanvin moi je l’adore, il est très touchant. Oh pour le rire il y a aussi la première scène de rencontre avec Paco avec les planches…  Les scènes étaient super bien écrites.

Oui là où elle est toute timide devant lui.

Exactement, mais en même temps c’est hyper paradoxal car on a une fille qui ne mâche pas ses mots manipulatrice et devant Paco elle est “Aaaah je ne sais pas quoi dire, je ne suis pas bien…”

Elle ressemble à son grand père gendarme qui a une certaine autorité une prestance et devant une femme qui lui fait les yeux doux plus personne.

Oui c’est ça en plus ça faisait dix ans qu’il n’avait pas connu de rendez-vous galant donc il est perdu.

Où il se retrouve face à Viviane qui elle n’a pas froid aux yeux.

Oh oui Viviane ! Philippine Leroy-Beaulieu est vraiment drôle mais drôle. Et ce qui fait toute la différence, comme je le disais tout à l’heure, c’est qu’elle ajoute son jeu de mains, sa manière de se dandiner, rend sa voix un peu plus aiguë. C’est impressionnant.

Est-ce que vous ressemblez à votre personnage à part l’âge ?

Alors oui au début elle voulait faire une expédition écologique… Le contexte est différent mais on va dire dans l’instinct c’est la même chose je me suis vachement reconnue en elle vu que moi je voulais devenir comédienne est pas passé mon BAC j’étais complètement dans la contradiction. Mais j’ai commencé plus jeune car à 17 ans j’étais assez cool genre je veux faire ce que je veux mais je ne vais pas jusque-là  mais à 14 ans j’étais une… J’étais compliqué (rires collégiaux). Sinon le mensonge je ne suis pas à l’aise avec ça bon je l’ai fait pour mon âge j’ai pris le pli mais pas bien du tout (rires). Moralité je n’aime pas ça, donc tout ce que fais mon personnage de manipulation avec les grands-pères ce n’est pas top. C’est une fille gentille qui a un bon fond mais elle se dit pas ils vont se disputer mais plus je vais être tranquille.

Elle dégoupille la grenade mais ne pense pas que ça va exploser.

Voilà c’est ça elle n’est pas dans la réflexion mais c’est normal à 17 ans. C’est important de garder une part d’ados et d’enfant en soi même adulte, je cultive cela.

Vous souhaitez rester dans ce registre de la comédie ou explorer quelques choses d’un peu plus sombre ou de plus torturé ?

En fait j’adore les deux. J’ai joué dans une série qui s’appelle “Zone Blanche” qui était diffusée sur France 2. Maintenant elle est sur Netflix, si jamais vous voulez voir une série française. J’avoue qu’elle est un peu dark mais moi j’aime beaucoup. Mon personnage a les cheveux teints ce qui m’a fait bizarre et un costume qui joue énormément. Elle est complètement seule vu que sa mère ne s’occupe pas d’elle donc n’a pas les armes pour affronter la vie. C’est difficile et il y’en a beaucoup plus qu’on croit. J’ai la chance que mes parents ont toujours été là et mes amis pareils.

Jouer ce personnage c’était hyper intéressant car on n’avait pas la même énergie. Elle est du genre à ne pas parler, discrète à se dire les choses à elle-même. Moi c’est plutôt “Tu en penses quoi ?”. Il y a des personnages ont a pas le temps de les suivre, un épisode et c’est fini. Elle je l’ai suivi sur “Zone Blanche” pendant deux saisons. J’ai appris à la connaître à peaufiner le personnage, c’était vraiment génial !

Vous étudiez vos rôles et les choisissez ou vous saisissez tous ce que l’on vous propose ?

Au fur à mesure, on a le choix. Au début on ne l’a pas temps. Je me souviens j’avais eu un tournage avec Arditi et c’est lui qui m’avait expliqué comment il fallait que je me pose parce qu’il y avait une lumière. Je ne comprenais pas pourquoi il fallait que je me mette là et il m’a répondu “Tu vois bien, tu te mets là comme ça tu es bien face et dans la lumière”. Je me suis excusé car je ne savais et j’ai suivi ses conseils. Au départ c’était d’apprendre du métier car je ne comprenais pas. J’étais encore à l’école ‘L’entrée des artistes” qui est une super école où on nous apprenais plein de choses. C’est comme quand on sort d’une école de commerce…

Le passage de la théorie à la pratique ?

Exactement. Mais comment on pratique ? On va moduler cela en fonction de nous. Le début c’était vraiment de l’enseignement. Je n’ai fait qu’apprendre. Et au fur à mesure quand tu prends confiance tu te dis que c’est marrant et que tu vois les choses différemment. Ce personnage il parle de quoi ? De filles qui aiment la “quéquette”, c’est super. Il y’a quoi comme fond, rien. Bah je ne vais pas le faire. On comprend les enjeux d’un personnage pourquoi on le fait le contexte avec qui aussi. J’ai la même agent, Amandine, qui me suit depuis le début  et je lui demande “est-ce que j’y vais ou pas”? Et elle me répond “Vas-y ! Même si on ne connait pas le casting ou le réalisateur”. En fait c’est toujours important. Et puis après il y a l’envie de tenter de nouvelles choses.

En parlant de cela, vous jouez dans Elles… Les filles du Plessis de Bénédicte Delmas. Vous avez d’ailleurs remportez un prix au festival de Luchon pour votre prestation qui est juste incroyable.

Oh merci vous êtes gentille, merci beaucoup. C’est aussi à la hauteur de Bénédicte. Parce que Bénédicte c’est une femme qui a tenu ce projet pendant 9 ans avant de le réaliser. Elle même était très sûre d’elle donc elle inspirait cela. Je crois qu’on attire un peu ce qu’on est et elle a attiré des gens qui avaient autant envie de s’investir qu’elle. Et c’était important pour elle. Mais Bénédicte Delmas c’est une super capitaine. Elle a bossé énormément parce qu’elle a eu peur donc elle n’a pas su puis après elle savait puis elle a douté. Mais au final elle a sorti un film magnifique sur un sujet qui lui tenait à cœur.

Vous avez des modèles, des inspirations dans le métier ?

En France j’aime beaucoup Juliette Binoche et les choix de rôles qu’elle a faits. Je suis tombée amoureuse d’elle dans “Le patient anglais”. C’est un film qui date mais il est magnifique… J’étais même pas née (rires collégiaux).

Et la femme de ma vie, d’un point de vue cinématographique, c’est Meryl Streep ! Je suis fan ! C’est une personne que j’admire énormément, mais vraiment énormément dans ses choix de carrière, sa manière de travailler. J’ai un bouquin énorme sur la manière dont elle a géré ses rôles. J’aime énormément ce qu’elle fait. Elle est tellement libre. Tous les rôles qu’elle interprète sont tellement différent.

Vous vous rendez-compte ça n’a rien à voir et dans des contextes complètement différents. Pour le coup on ne la voit pas tous les jours au cinéma. C’est des vrais choix qu’elle fait, c’est pour ça qu’elle a autant d’influence aussi. Elle choisit de toucher les gens. Et dans les interviews elle dit “C’est facile d’être là on m’écoute, je suis applaudis, mais pourquoi” ?

Je trouve que c’est la base et parfois on veut aller trop vite il n’y même plus de valeur genre je vais faire comme ça car je vais être vu par des milliers personnes puis après on va partir en promo, mais c’est éphémère. Alors que ses films à elle mon dieu je pleurs demain. J’ai revu “Sur la route de Madison” et cette scène dans la voiture où elle ne sait pas ce qu’elle veut faire, c’est une scène culte du film alors que Meryl Streep ne fait rien mais elle touche les gens. Elle est terrible et très touchante et de pouvoir le faire avec un rien c’est impressionnant. C’est comme dans la vie “bla, bla, bla bla” mais après il y a quoi ?

Justement le cinéma américain ça vous attire ?

Ne m’en parlez pas, évidemment. Je prends des cours d’acting avec une prof incroyable. Le but cette année c’est d’avoir un  agent à Londres, je croise les doigts mais normalement ça devrais le faire.

Tout à l’heure on a abordé Marvel. Mais l’idée de faire une suite. Par exemple si on vous propose demain “Papi Sitter 2”, en espérant que ce soit un succès. Est-ce que ça vous intéresserez de rempiler pour le même personnage avec un autre contexte et une autre histoire ?

En réalité, oui j’adorerais me retrouver avec toute l’équipe, Olivier, Gérard, Philippe et retravailler le personnage. Dans le sens “Mmm je fais ma petite cuisine, ça va être super” (rires collégiaux). En plus je la connais je sais où elle va. En espérant qu’elle se marie avec Paco et non avec son pote doudou. Parce que si c’est avec Doudou mais qu’est-ce qui s’est passé (rires collégiaux). Donc oui égoïstement j’irais pour faire rire et donner de l’amour aux gens pour qu’ils passent un bon moment. Un moyen de se reconnecter à leur sensibilité. C’est hyper important les comédies on ne va pas pleurer sur un drame tout le temps. Et puis ça fait du bien c’est le sens de la famille qui s’explique aussi, on en a besoin. Une piqûre pour vous rappelez ce qui vous rend heureux. Comme une musique qui nous donne le sourire. Moi je regarde parfois “Nos jours heureux”, il est super ce film. Mais qu’est-ce que j’ai ri et ça fait du bien. Alors pour moi c’est pareil si je peux donner cela dans un deux je le fais.

Vous avez parlé du personnage de Paco incarné par Paco Fuster. Point de vu complicité ?

Oui, non mais déjà Paco !!! Non mais ! (rires collégiaux). Non mais parce que mister quand il bronze il est noir avec ses yeux bleu. J’ai participé au casting des Paco. J’en ai vu quelques uns et j’étais en mode on les passe on les passe… Après c’est une question de feeling qui est propre à chacun. Philippe a été super il m’a inclus dans le casting mais on en a pas vu quinze milles. Et là il y a Paco Fuster qui ouvre la porte et déjà moi je fais “Oh” (rires collégiaux). Non mais vraiment j’ai eu quinze ans “ooooh je suis tombée amoureuse et c’est plutôt chouette”. J’étais toute rouge je ne pouvais plus parler, c’était trop drôle. Et du coup une fois qu’il a fermé la porte après son audition j’ai dit à Philippe “Mais c’est lui” ! En plus il faisait du surf il collait au personnage. Je ne sais pas comment il a travaillé pour le casting mais il était tellement à l’aise, tellement vrai, tellement présent, c’était tellement agréable. La complicité s’est fait d’elle même grâce au scène et au naturel, c’était super et c’est un partenaire génial.

On a parlé de vos inspirations, vos modèles. Et côté nouvelle génération tel que Pierre Niney ou encore François Civil ?

Pierre Niney je trouve que c’est un super comédien. En fait ce que j’essaie de trouver c’est de ne pas jouer ce qu’on est tout le temps. Vous voyez on a chacun une nature et au bout d’un moment je n’ai pas envie de faire du Camille Aguilar toute ma vie. Pierre Niney il réussit à sortir de ça. On a tous des sentiments c’est ce qui nous relient mais il y a des manières différentes de les exprimer et lui c’est ce qu’il fait.

François Civil j’aime beaucoup il a une jolie sensibilité. Il a fait plein de films dernièrement comme “Mon inconnue”, “Deux moi” avec des rôles très différents que ce soit avec Juliette Binoche dans “Celle que vous croyez” ou au côté d’Omar Sy dans “Le chant du loup”.

Tout dépend de ses choix et de son envie de surprendre je pense notamment à Margot Robbie qui fait des super choix. Elle part de “Le loup de Wall Street” et maintenant waouh. En plus on pouvait la critiquer genre elle joue la femme de DiCaprio, c’est une jolie Barbie.  En fait pas du tout, elle est hyper intelligente et elle fait des supers choix  comme son prochain film “Scandale”.

En France j’aime bien aussi Audrey Fleurot qui fait des bons choix de carrière.

Elle prête sa voix notamment dans  “Toy Story 4” à Bo Peep la bergère. Est-ce que ça vous intéresserez de faire une voix de doublage ?

Ah je ne savais pas. Pour répondre à votre question j’adore le film “Vice et versa” c’est magnifique, il m’a fait pleurer ce film. Mais oui j’adorerais faire ça. Je fais souvent des doublages de pub. Mon beau-frère travaille dans une boîte de prod et m’a fait commencer comme ça en me disant à 17/18 ans si je voulais venir faire une voix. Mais faire des voix de doublage j’aimerais vraiment mais c’est un milieu assez fermé, je n’ai pas encore eu la connexion même si j’ai déjà essayé. Du coup je vais peut-être attendre d’être “bankable” pour tenter l’aventure (rires).

De toute façon on est venu vous voir parce qu’on sait que vous allez devenir “Bankable” (rires collégiaux). On anticipe juste (rires).

Ah c’est pour ça (rires). Il y a genre deux ou trois ans, j’ai passé un casting pour le rôle principal d’un film. Je crois que c’était pour UGC. Côté réalisateur, en fait ils étaient plusieurs c’étaient un groupe de jeunes qui montaient leur film. Et je me souviens très bien que le prod est entrée dans la salle a posé son ordinateur pendant les castings et à la fin un des réalisateurs m’a dit “Camille c’est toi qu’on voudrait mais tu n’es pas assez “bankable”, personne ne te connait. Et dans ma tête j’ai souri et je me suis dit “Bah si c’est pour ça on s’en fou”. C’est  vrai ce n’est pas leur faute à eux ce sont les producteurs et les diffuseurs qui ont la main. Après si nous quand on devient “bankable” on reste les mêmes et on aide les petits nouveaux on peut aussi changer les choses. C’est comme ma meilleure amie qui est en médecine et les médecins en internat  sont très désagréables avec eux alors qu’ils sont passez par là et qui pourraient les aider. Bah non c’est pareil mais je ne comprends pas il y a bien un moment où la connerie devrait s’arrêter (rires collégiaux). Mais non ça continue, je sais pas je ne suis peut-être pas devenu assez con encore pour le comprendre (rires collégiaux).

A part ça, quels sont vos projets ?

Alors j’ai aussi un agent en Espagne parce que mes parents sont espagnols donc ça va peut-être démarrer mais en même temps ça te permet de garder l’humilité. Mais sinon mes projets j’ai deux séries, un téléfilm, et un long métrage de prévu et peut être une pièce de théâtre aussi. Je vais faire une militante, ou quelque chose de très drôle. Et pour les séries je vais en profiter pour expérimenter des choses à la Meryl Streep. Ce n’est pas évident de se dire tient je vais faire un accent ou autre. Il faut tenter.

Merci beaucoup de vous êtes livré avec autant de simplicité et d’honnêteté. C’était un réel plaisir de discuter avec vous.

Oh merci j’ai vraiment adoré, je suis trop contente, c’était trop chouette ! Vous êtes géniaux ça devrait toujours être comme ça !

Voici la liste pour le mois de janvier des AVP de “Papi Sitter” et qui c’est vous aurez peut être la chance comme nous de converser avec Camille Aguilar.

Sinon rendez-vous le mercredi 04 mars dans vos cinémas pour la sortie officielle du film.

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