Autopsie, la bio d’Adil Rami chez Hugo Sport !

Après Olivier Giroud que nous vous présentions il y a peu, c’est un autre Champion du Monde 2018, Adil Rami qui livre aujourd’hui une autobiographie tout en introspection d’un parcours chaotique, aidé en cela par Géraldine Maillet . La rédac l’a lu et vous en fait le pitch.

De l’enfance tumultueuse à Fréjus avec le départ du père, au rôle de “boulet” hyperactif de la famille, Rami n’éludera aucun sujet dans l’ouvrage. L’école ? Pas du tout son truc . Le boulot de mécano à la mairie ? De quoi se payer les sorties du week-end, lui qui se rêve alors plus volontiers au volant d’un bolide avec une jolie fille à côté qu’en joueur de foot pro. Et pourtant, l’idée va faire son chemin, au gré des bonnes performances en CFA avec l’Equipe de Fréjus. Son éducateur réussit à lui dégoter un essai au LOSC de Claude Puel. Et si rien n’est encore gagné, Rami va y entrevoir la possibilité de se construire un avenir. Là ou ses potes d’enfance stagnent à Fréjus, entre petits boulots et business illégaux, il va disputer, avec “ les jambes qui tremblent” ses premières minutes en ligue 1. Le début de quelque chose, assurément ! D’une carrière qui va ( trop?) vite avec la convocation en Equipe de France comme une consécration, dans un contexte de défiance envers les Bleus. L’amitié nouée avec Philippe Mexés le toulousain, puis le départ pour le soleil de Valence, sous les ordres d’Emery,un soldat comme Adil se plaît à les aimer.

L’ouvrage relate aussi l’extra-sportif , les sorties sur Paris et la découverte d’un milieu artificiel, oú l’argent est roi et permet de tout acheter. Adil y goûtera plus souvent qu’à son tour avant de s’en lasser …. Séville et la victoire en Europa League, le sacre mondial en Bleu ( et le fameux épisode de l’extincteur) , les rendez vous plus ou moins manqués avec l’OM puis Fenerbace puis Sotchi,le confinement, les embrouilles avec les dirigeants.

Mais aussi des aspects plus intimes et moins football, comme la maladie de son père à Toulouse ou sa tumultueuse histoire d’amour avec Pamela Anderson, qui de son propre aveu, l’éloignera quelque peu des préoccupations d’un quotidien de footeux. L’ensemble du livre est émaillé d’entretiens avec ceux qui ont compté dans la vie et la carrière d’Adil, on y notera l’omniprésence de la soeur Féda, a qui il reconnait devoir beaucoup.

En conclusion de ce livre, on percevra quelque peu l’amertume d’une fin annoncée que Rami aurait certainement voulu tout autre, lui dont on perçoit en fil rouge le besoin impérieux d’être aimé :

“En un an de travail et d’introspection, j’ai toujours affronté la vérité en face. Ca a été dur mais nécessaire. Et c’était aussi pour ça que je voulais raconter ma vie, mon parcours. Je n’ai jamais tenté de faire le beau, le fort, l’élève modèle. J’ai eu peur mais j’ai kiffé cette peur. En douze mois j’ai appris à me connaître mieux. Surtout, je suis certain que vous me comprendrez. Et si vous m’aimez je prends aussi .

Autopsie, d’Adil Rami avec Géraldine Maillet, Hugo Sport Editions ,270 pages, 19.95 euros

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