Entrevue avec Axel Auriant alias Félix de la sublime série “Plan B” qui prend ses quartiers ce soir sur TF1

Ce soir TF1 lance une série coup de poing avec « Plan B ». Une série remplie d’humanité mais aussi de sacrifice d’un parent pour sauver la prunelle de ses yeux. Pour cela un ou plusieurs retours dans le passé seront nécessaire afin d’arriver au résultat escompté. Mais, pour ce faire ne risque -t-on pas un triple choc en retour ou un effet papillon. C’est ce que vous découvrez en suivant cette série de 6 épisodes avec une Julie de Bona Magistrale, un Bruno Debrandt somptueux et des jeunes qui montent dont Kim Higelin et Axel Auriant époustouflants.

Axel Auriant, jeune homme tout feu tout flamme m’a accordé une interview très ouverte où l’on ressent sa passion et son plaisir du jeu et aussi son sens de l’humour. Pauvre de moi (rires).

Tu interprètes le rôle de Félix dans la série « Plan B ». Qu’est-ce qui te plais le plus dans ton personnage ?

Ce que j’aime bien chez Félix c’est qu’il a ce côté très solaire, un peu polarisateur de mauvaises énergies. Souvent dans une famille avec deux enfants dont l’un a plus de problèmes à exprimer, c’est vrai que l’autre se met plus en retrait un peu enfant modèle pour ne pas trop troublé l’équilibre familial. C’est un peu le cas de Félix. C’est ce que j’aime dans mon personnage parce que plus il parle plus on se rend compte que lui aussi est perdu dans sa vie mais qu’il se donne moins le droit de l’extérioriser par rapport à sa sœur et qu’il a envie que sa famille aille bien.

La vie de Félix va évoluer au fil des bonds dans le passé.

Exactement, l’arc narratif est extrêmement fourni pour les 4 personnages qui composent la famille, et même ceux qui gravitent autour. Quand Florence revient dans le passé ça modifie l’état de Félix et c’était super intéressant car je pouvais jouer Félix au même moment de sa vie avec un passé différent. Et ça c’est quand même une vraie force du scénario.

Cela te permet d’interpréter ton personnage de différentes façons.

C’est ça, par exemple quand Florence revient dans le passé une première fois, Félix est en embrouille avec sa sœur. Les relations et les envies de mon personnage évoluent au fur et à mesure des voyages dans le temps. A jouer, c’est tellement un bonheur car c’est la même scène mais avec une trame différente. C’est un vrai laboratoire de jeu et c’est génial !

C’est ce que tu as pensé quand tu as lu la 1ère fois le scénario ?

Oui et au-delà de ça, le fantastique vient nourrir l’intrigue. En général on fait l’inverse et ça biaise plus l’histoire qu’autre chose. Ce qui n’est pas le cas dans « Plan B ». C’est totalement ancré dans la réalité de l’histoire, tout était crédible. Claude Lellouche disait un truc dans Konbini dont je me sers : « A partir du moment où je crois à une histoire on peut me raconter ce qu’on veut, je serai dedans ». C’est exactement ce qui s’est passé avec « Plan B ».

 Je trouvais ça tellement limpide et qu’on y croyait que j’ai surkiffé à la lecture du scénario. Ce qui est fort c’est que tous les personnages secondaires grandissent au contact de l’intrigue principale mais chacun à un enjeu et un arc narratif qui évoluent. C’est ce qui démontre une bonne série car tous les personnages secondaires ont quelque chose à défendre. Même si Félix est plus taiseux, les moments où il va parler tout un coup l’enjeu va être d’autant plus important. Chacun va être porté par l’intrigue principale.

 J’avais eu la même impression en découvrant la saison 3 de « Skam France » car tous nos personnages évoluaient au contact de l’intrigue avec quelque chose à défendre peu importe le temps de jeu. Et ça c’est la recette des séries qui fonctionnent.

Tu avais vu la série originale québécoise de « Plan B » ?

Non, et je ne l’ai toujours pas vu.

C’est vrai que « Plan B » en général fait penser à « l’Effet papillon » ou encore à « Mon inconnue » que tu affectionnes particulièrement.

J’adore trop ! « L’Effet papillon » c’est oufissime. Mais j’ai un réel coup de cœur pour « Mon inconnue » c’est magnifique ! Je l’ai vu 6 fois et il y a plein de lectures possibles. Au bout de la 4ème fois j’ai découvert d’autres choses. Et puis en termes de jeu c’est impressionnant. Une très belle comédie romantique interprétée avec brio par François Civil, Benjamin Lavernhe et Joséphine Japy.

Ton personnage dans la série est très proche de sa sœur mais n’arrive plus à la comprendre et ce sens un peu impuissant…

Waouh ! C’est entièrement ce que j’ai bossé et que j’ai voulu insuffler à Félix. Ce qui était très intéressant aussi c’est que tout le passé de mon personnage c’était à moi de l’inventer et pour moi c’est un jeune homme qui a été très proche de sa sœur à une époque et puis maintenant, c’est ça, il se sent impuissant face à ce que vit sa sœur et il aimerait qu’elle lui parle mais elle ne le fait pas et c’est d’autant plus violent.

C’est assez drôle ce que tu dis parce que j’ai fait une lettre pour monter une pièce, il y a un mois, et dedans je disais que ce qui m’a le plus retourné, mes souvenirs les plus marquants en tant que spectateur c’est ce sentiment d’impuissance à l’écran sur ce que vit un personnage. L’envie de leur dire : « Mais parlez-vous » !

J’ai tourné dans un film qui s’appelle Slalom et il y a une scène à un moment donné où je frappais dans le siège d’en face avec un sentiment d’impuissance. Ce qui me ramène à Félix impuissant devant sa sœur. C’est ce que j’ai voulu mettre en place et je suis très content que tu l’ais vu et ressenti. Bravo, bien joué bonne réponse (rires collégiaux). Ton analyse c’est exactement ce que j’avais marqué dans mes carnets de notes. Mais je t’ai coupé, c’était quoi ta question (rires collégiaux) ?

Merci, tu y as répondu sans que je la pose (rires collégiaux). Sinon qu’est-ce que ça t’a fait d’avoir des parents de fiction comme Julie de Bona et Bruno Debrandt ?

J’avais conscience de la chance que j’avais à bosser avec eux parce qu’humainement et professionnellement ils sont incroyables et c’est un vrai bonheur. Et puis il y avait ce truc de transmission qui était très fort, on parlait beaucoup. J’étais très proches des deux mais c’est vrai qu’avec Bruno quand on attendait on se retrouvait à la cantine et on avait des discussions passionnantes sur des films ou tout autres sujets.

Le fait d’être pendant 3 mois à Marseille, loin de chez nous et de nos repères, nos familles et amis, ça a créé un truc où on était une vraie famille et c’était super. Quel bonheur de jouer avec ces personnes. J’ai vu la série 6 fois déjà et Julie elle est dantesque ! Vraiment je l’ai trouvé exceptionnelle ! Quand je l’ai vu sur grand écran j’ai pris conscience de toute l’ampleur de son rôle. J’ai été fasciné par son jeu et vraiment très impressionné.

J’ai l’impression que tu es fan ?

Oui vraiment et humainement parlant elle est juste waouh. Tu sais, j’ai eu la chance d’avoir pas mal tourné avec différents parents de fiction. Et c’est vrai que d’en avoir des aussi bienveillants et généreux c’était top. Ils m’ont donné plein de conseils surtout Bruno sur le corps, la respiration. Il y avait cette volonté de partage, de bienveillance et d’échanges des deux. C’était très fort. J’ai été vraiment très heureux de les avoir comme parents de fiction.

En parlant de fiction, j’aimerais qu’on en vienne à la série « Skam France » où tu incarnes Lucas Lallemant. Est-ce qu’il y a un autre rôle que tu aurais voulu jouer ?

Non, rien que Lucas !

Pourquoi ?

J’ai rencontré Lucas et j’ai eu un coup de foudre. Je pense que ça vaut tous les personnages du monde. Parfois il y a une rencontre comme ça qui se fait. Cela parait prétentieux ce que je dis mais j’ai tellement eu de bonheur à lui donner corps, à essayer de le comprendre. Je l’aime d’amour ce personnage. Je vais mourir avec Lucas dans mon cœur ! Je l’aime tellement que je pense que je n’aurais pas la place d’en aimer un autre.

Est-ce que c’est par rapport aux messages qu’il véhicule ?

Oui, mais après on a souvent ramené « Skam France » à l’homosexualité alors que c’est beaucoup plus complexe que ça : sur la perte, sur la construction de l’identité, plein de choses sociétales.

En effet, Lucas se remet souvent en question

Exactement, on l’a construit à 2 voir à 3 avec toute l’équipe surtout avec David. J’y ai mis beaucoup de mes sentiments, de mes émotions. Vraiment je l’aime énormément.

Alors petit tu étais fan de « Oui-Oui », est-ce que tu as rencontré la comédienne Brigitte Lecordier qui lui donne sa voix ?

C’est drôle ce que tu me dis parce que je me réveille tous les matins depuis deux ans avec « Oui-Oui et le cadeau magique » (rires). Et non je n’ai jamais rencontré Brigitte Lecordier, mais j’aimerais énormément. Je pense que je pourrais être très émus de la voir devant moi. En revanche, j’aurais beaucoup de questions à lui poser (rires collégiaux). Non sérieusement ce serait un très beau cadeau de me retrouver en face de Brigitte Lecordier et d’échanger avec elle.

Peut-être lors d’un festival ?

J’ai trop hâte que ça reprenne. Cannes je n’y ai pas eu droit, j’ai monté les escaliers de chez moi (rires collégiaux). Tous les festivals que je devais faire j’en ai eu zéro.

Justement en parlant de festival, parlons de « Slalom » qui devait sortir au cinéma le 04 novembre 2020 et qui sera enfin dans les salles à la réouverture le 19 mai 2021. Peux-tu m’en dire quelques mots vus que tu y interprète le rôle de Max même si tu n’as pas beaucoup de temps de jeu ?

Vraiment je trouve que c’est un film essentiel ; mais pour plein de choses. Déjà il représente un virage en termes de réalisation car c’est une jeune réalisatrice à qui on a donné un budget. Elle assume de longs plans séquences, des …, des longues séquences de regards. Charlène Favier a vraiment été au bout de son idée et de sa vision du film. C’est ce qui rend « Slalom » si personnel, si intime, si dérangeant et si viscéral. Au-delà de ça, de part le sujet et tous ce que l’on vit en ce moment, c’est un film au combien indispensable sur les abus. On se rend compte que les abus dans le cadre du sport sont partout même dans d’autres cadres.

Ce que je trouve aussi très fort c’est que ce n’est pas un film manichéen. On est partagé par plusieurs sentiments et surtout comme je le disais tout à l’heure, le sentiment qui nous traverse c’est celui d’impuissance. Je pense sincèrement que le cinéma a été inventé pour ce genre de film. Quand tu sors de là, tu es passé par beaucoup d’émotions si forte que ça te fait réfléchir. Tu vis un vrai moment. « Slalom » c’est vraiment un grand film.

Il est porté par un beau casting avec Noée Abita, Jérémie Renier ou encore Maïra Schmitt.

Il y a un super beau casting. Noée est incroyable, Maïra est exceptionnelle et Jérémie est génial mais je pourrais en citer d’autres. On a vraiment vécu un truc de fou et puis il y avait comme « Skam France » le fait d’appartenir à une équipe. Quand tu te retrouves à moins 10 degrés en haut et que tout le monde a pris du matériel pour tourner dans son sac avec ses skis dans le télésiège. Chacun donne un coup de main.

A chaque fois que ça m’est arrivé dans un projet c’était parce que le réalisateur insufflait cela et en l’occurrence Charlène Flavier elle a vraiment cette façon de polariser une énergie de groupe. C’est une véritable chef d’orchestre c’est elle qui fédérait cet esprit d’équipe comme David Hourrègue sur « Skam France ». Charlène et David arrivent à emmener tout le monde dans le même bateau sans qu’on se pose de question. On leur fait confiance. C’était génial à tourner et quand j’ai vu le résultat de « Slalom » c’est complètement ouf.

Ton premier amour c’est le théâtre. Est-ce qu’après la réouverture prévue le 19 mai 2021 tu vas fouler de nouveaux les planches ?

Je viens de finir une captation pour France 2 d’une pièce qui s’appelle « Time Square ». Pendant deux mois j’étais dessus et on l’a capté la semaine dernière. Ce sera diffusé après la rentrée entre septembre et novembre 2021.

Sinon, je serais dans la pièce d’Arthur Jugnot « Saint-Exupéry ou les mystères de l’aviateur », en juillet au festival d’Avignon et en septembre à Paris. C’est une pièce sur la vie de Saint-Exupéry où je joue un jeune adolescent qui a des problèmes avec ses parents. Par l’histoire de Saint-Exupéry, il se rend compte que sa famille à un lien avec l’explorateur et qu’en fait il est assez proche de ses parents. Il arrive ainsi à pardonner à ses parents. C’est une très belle pièce et la première qu’a écrit Arthur Jugnot avec sa co-auteur Flavie Péan et qu’il met en scène. C’est un bonheur de retrouver Arthur mais aussi une troupe.

J’ai enchainé deux seuls en scène « Une Vie sur Mesure » et « Les 1001 vies des urgences » pendant 4 ans qui m’ont emmené dans de merveilleuses tournées. Cela me fait beaucoup de bien et je suis très content de retrouver cette énergie de groupe. C’est avec des gens formidables : Pierre Bensit, Florence Porteil, Flavie Péan, Antoine Lelandais et Davy Sardou, le fils de Michel Sardou.

Revenons-en à « Plan B ». Que dirais-tu aux téléspectateurs pour qu’ils suivent la série ?

Je leur dirais que c’est une série qui aborde plein de sujets, Elle est très complète. « Plan B » nous fait passer par des émotions totalement contradictoires mais complètement viscérales et folles. C’est vraiment une chance de le voir sur une chaîne nationale. La série aborde des sentiments d’adolescents cette perte d’identité. Ceux des parents aussi, de ce moment où on a du mal à parler. C’est vrai que les parents se posent souvent la question s’ils élèvent au mieux leurs enfants, du poid de leurs erreurs après ils font de leur mieux. Et puis même nous, si on veut grandir il y a un moment où on doit pardonner à nos parents. Je trouve que « Plan B » met en avant tous ces principes. Les soucis de familles aussi. Le fait d’être unis ou non. Parfois on passe à côté de choses parce qu’on n’a pas le temps de regarder, on est dans nos pensées. La vie fait qu’on va à droite, à gauche et qu’on en oublie des choses simples mais essentielles à nos vies. « Plan B » c’est la déclaration d’amour d’une famille et surtout celle d’une mère. C’est une très belle série pour la famille. Tous les enfants, les adolescents, les parents et même les grands-parents pourront s’y reconnaître.

D’autres projets ?

J’entame un nouveau tournage d’un film qui s’appelle « Les Mains vides » avec Guillaume Galliène. Je vais interpréter un jeune étudiant qui part rejoindre la résistance dans les années 40. C’est un moyen métrage où j’aurais le rôle principal.

Cela se passe donc lors de la seconde guerre mondiale.

Exactement, je me rends compte qu’en préparant mon rôle je suis passé à côté d’évènements quand j’étais au lycée. Je n’en voyais pas l’importance mais maintenant que je suis plongé dans cette époque j’en découvre la valeur et ce qui a pu découler de ces actes de résistants. C’est un joli film et j’ai hâte de le tourner. Je suis très content car je vais être avec des copains car c’est un vrai film avec une bande de potes et réalisé par Arthur Dupont un jeune réalisateur.

Un petit message à passer ?

Vivons le moment présent. Soyez heureux. Après la pluie vient le beau temps. En ce moment, J’aime beaucoup cette dernière phrase, cela me donne de l’espoir. Quelque chose que je dis souvent aussi c’est : « Vive le théâtre et vive les rêves » !

Merci beaucoup Axel pour ce super moment.

Merci à toi Vanessa, plaisir partagé.

Diffusion

Voilà si vous êtes curieux de découvrir Axel Auriant dans la série « Plan B » en compagnie de sa famille de fiction : Julie de Bona, Bruno Debrandt et Kim Higelin, rendez-vous ce soir sur TF1 à partir de 21h05 pour les deux premiers épisodes !

Synopsis de la série « Plan B »

À Marseille, Florence, la petite quarantaine, a une vie bien remplie entre son ex-mari et ses deux enfants, son métier d’animatrice à la radio et son implication dans la cause des femmes. Mais son monde s’écroule lorsque Lou, sa fille de 16 ans, se suicide. Cette battante n’a pas su prendre la mesure du mal-être de sa fille. Lou est morte. Et Florence ne pourra rien y changer. À moins que… Quand Florence est mise en contact avec l’agence Plan B, une entreprise qui permet de voyager dans le temps, elle tient peut-être une seconde chance…

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Une réflexion sur “Entrevue avec Axel Auriant alias Félix de la sublime série “Plan B” qui prend ses quartiers ce soir sur TF1

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