Rencontre avec l’équipe de “The House of Gaunt” en projection ce soir au FIFFH 2021 à Plaisance du Touch 

Après avoir passé la journée auprès des scolaires (notamment pour la projection du film), à participer aux ateliers et répondre à leurs nombreuses questions au Festival International du Film de Fiction Historique (FIFFH), l’équipe du film « The House of Gaunt » (composée des acteurs Sabine Crossen, Maxence Danet Fauvel et du réalisateur Joris Faucon Grimaud) présentera la séance publique.

Bonjour Sabine, Joris et Maxence, nous sommes au festival International du Film de Fiction Historique…

Sabine : Bravo (rires collégiaux).

Maxence : Pas évident du tout (rires).

Non en effet ! Vous faites tous les trois partie de « The House of Gaunt ». D’où est né le projet ?

Joris : Le projet est né d’un délire avec un ami qui s’est fait un marathon de tous les livres.  A ce moment-là, je cherchais un sujet de court-métrage et il m’a parlé de tous ses chapitres préférés. Dedans il y avait celui sur les « Gaunt », sur le passé de Voldemort. Je me suis dit que ça serait un parfait sujet de court-métrage. La question s’est posée entre un fan-film sur Harry Potter ou un scénario original. J’ai opté pour le fan-film pour une meilleure visibilité et peut-être l’ouverture des portes. On s’est lancé et ça a mis 1 an à s’installer pour trouver l’équipe et les acteurs. Une fois commencé, ça s’est fait naturellement. Il y a eu un alignement des planètes et nous voici !

Comment t’es venu le choix de Maxence pour incarner ce personnage sombre de Tom, alias Voldemort ?

Joris : Il y a eu un long casting…

Sabine : Ah oui quand même !

Joris : Oui, mais en fait c’était très marrant, parce qu’il y avait une photo d’un fan-art de Voldemort sur mon téléphone qui ressemblait beaucoup à Maxence et je me suis dit : « C’est lui » ! On a fait une série de casting et l’impression s’est confirmée naturellement. Après ,on a bu des bières et c’était décidé (rires collégiaux).

Maxence : Il y a eu quand même quelques étapes avant la bière, par exemple, quand Joris m’a contacté je ne parlais pas anglais. On a fait un premier casting qui s’est très mal déroulé pour ma part (rires). Puis on a pris cette première bière où il m’a annoncé que j’étais pris alors que je m’attendais à un refus, vu ma prestation, et qu’il prenait juste la peine de boire un verre pour faire passer la pilule. C’était une belle surprise et on a enchaîné sur un mois de préparation avant le tournage.

Du coup, tu t’es mis à l’anglais ?

Maxence : Oui tout à fait, je parlais un petit peu anglais mais pendant la préparation, il y a eu une belle évolution.

Et toi Sabine, comment es-tu arrivée sur le projet ?

Sabine : J’ai eu la chance d’avoir un ami comédien qui s’appelle Rupert…

Maxence : Ah, je ne savais pas !

Sabine : Et oui ! Il avait parlé avec David, qui a touché mot à Joris et je les ai rencontrés autour d’un verre à Montparnasse. J’ai eu la chance qu’ils me disent oui! J’ai eu la réponse quelques semaines plus tard, je n’étais pas certaine…

Maxence et Joris : Ah, oui ?

Sabine : Non (rires collégiaux), le suspense était entier. On n’est jamais sûr, c’est comme une interview. On fait des castings mais on n’imagine pas le résultat avant l’annonce positive ou non. Ça fait 25 ans que je tourne, et on ne sait jamais, jusqu’au dernier moment. Ou si on va pouvoir jouer non plus…

Joris : …Si le tournage va avoir lieu…

Sabine : C’est ça. Joris a quelque chose de très magnétique, une force. J’ai cru en lui dès le début.

Vous connaissiez tous les deux l’univers Harry Potter ?

Sabine et Maxence : Oh, Yes !

Sabine : J’adore Harry Potter

Maxence : Pareil, définitivement addict.

Joris : Tu avais lu les livres Sabine, non ?

Sabine : Oui, alors je suis un petit peu plus âgée que mes collègues (rires).

Maxence : Mais non, pas du tout.

Sabine : Un peu quand même. J’ai lu, étant adulte, un des livres. C’était les enfants qui les avaient dans la voiture. J’ai commencé à feuilleter le premier et je suis tombée raide dingue du monde d’Harry Potter. Quand Joris m’en a parlé je me suis dit : « Oh, je vais peut-être un jour avoir une baguette magique » ! J’étais comme une enfant quand ça a été le cas sur le tournage !

Joris : Pour faire « piou, piou » avec (rires).

Sabine : Oui, pour l’anecdote, comme j’étais trop contente d’avoir une baguette dans les mains, dans l’euphorie, il y a une scène où je cours me mettre derrière un arbre. Quand j’y arrive je lance des «  piou piou » comme avec un pistolet laser (rires collégiaux).

Maxence : C’est clair, ça donne envie sans les effets spéciaux de faire comme dans « Star Wars » (rires).

Sabine : Mais oui carrément ! Et Joris est venu me voir très gentiment et m’a dit : « Sabine, c’est très bien mais si tu pouvais éviter les effets sonores… parce qu’on va faire ça en post production » (rires collégiaux).

Joris : Surtout que sur ses lèvres, on voyait qu’elle faisait « piou,piou » comme un pistolet laser (rires).

Maxence : Pour moi, c’est pareil en ce moment sur le tournage de la série « Les Combattantes », on a des armes à blanc et on doit faire « pan », pour synchroniser les chutes des cascadeurs. C’est l’enfer car tu as très envie de faire « piou piou » ou « pan pan pan » !

Sabine : Ça me rassure, je ne suis pas la seule (rires collégiaux).

Et toi Joris, la rencontre avec l’univers Harry Potter ?

Joris : C’était en CE1, « L’école des sorciers ». Avec ma classe, on avait fait un cours sur le passage du roman et en même temps une sortie au cinéma. C’était fou, je crois que c’est le premier DVD que j’ai acheté dans ma vie…

Maxence : Oui, moi aussi !

Joris : Après, le deuxième film est sorti et on a fait pareil avec la même classe en CE2. On a fait des échanges entres élèves et on faisait des théories sur la suite, c’était très drôle.

Sabine, tu incarnes une leader d’Auror et Maxence le fameux « Voldemort ». Qu’est-ce que ça fait de donner vie à de tels personnages ?

Sabine : C’est super, je suis dans le camp des gentils qui affrontent les forces du mal et vont essayer de tuer Voldemort. Cela correspond à ma personnalité, car je suis une bonne personne (rires).

Maxence : C’est un rôle inespéré ! Un personnage mythique ! Et en même temps, ça m’a demandé beaucoup de concentration. J’étais dans une bulle où je voulais être au plus près de Voldemort. C’était assez fort.

En tournant sur fond vert ?

Sabine : Non, c’était dans la forêt de Rambouillet, un lieu vraiment très beau. Je n’ai pas eu de décor artificiel.

Maxence : En fait, je crois qu’il n’y a qu’une ou deux scènes sur fond vert. Les scènes en balais, mais c’est tout.

En tout cas, vous transplanez comme jamais.

Sabine et Maxence : Oh oui, c’était génial !

Sabine : De supers pouvoirs magiques !

Joris : Cela a sauvé plein de choses.

Ah bon, lesquelles ?

Joris : On était à la fin du deuxième jour sur le château, et il y avait une fin de séquence, la fin du film qui n’allait pas. On a été dormir et avec Maxence on se disait « Il y a un truc qui ne va pas ». Le lendemain au réveil, je demande à tout le monde si on a 30 minutes de disponible pour faire une scène qui pourrait conclure le film. Ils étaient tous partant et on a réussi à faire transplaner un personnage. Ce qui a créé une autre scène. Cet effet de téléportation était incroyable et ça a donné une autre dimension au film. La scène qu’on a rajoutée est la plus aimée du public de « The House of Gaunt ». Je me souviens avoir fait le tour du château de Fontainebleau avec la musique à fond en repérant ce qu’on pouvait faire et où. Après, la machine était en route.

Maxence : 30 minutes, vraiment ? Ça m’a paru beaucoup plus long.

Joris : Oui, seulement une demi-heure.

Sabine : C’était tellement intense que ça nous a paru durer davantage.

Le tournage a pris combien de temps ?

Joris : 11 jours en tout.

Sabine : Ce qui est très peu.

Vous l’avez déjà vu sur grand écran ?

Joris : Oui, plusieurs fois.

Sabine et Maxence : Oui !!!!

Sabine : On l’a vu à l’avant-première au cinéma Vox à Avignon, dans une belle salle de cinéma.

Maxence : Avec le meilleur son de France je pense.

Sabine : Oui c’était incroyable, devant tous les fans venus en nombre à la projection, on a eu une standing ovation. Joris était très ému et nous aussi.

Hâte de passer du temps avec les scolaires demain ?

Joris : J’ai vraiment hâte. J’en avais fait un petit peu sur Avignon suite à la bande annonce. On s’était entretenu avec des classes de 5ème et de 4ème et ils étaient comme des dingues. Je pense que demain ça va être très cool.

Qu’est-ce que vous voudriez dire aux personnes pour les encourager à venir à la séance de 19h ce soir sur grand écran au FIFFH ?

Joris : Venez, je serai ravi avec Maxence et Sabine de vous présenter le film.

Sabine : Et moi je serai là, après la projection pour répondre à vos questions et échanger avec vous sur l’univers de « The House of Gaunt ».

Joris : C’est je pense la dernière fois qu’on pourra le voir sur grand écran, après il sera seulement disponible sur Viméo en streaming.

Sabine : Venez soutenir le cinéma ! Sans vous, on n’existe pas. On est fier de ce film, de Joris et de tous ces gens merveilleux qui ont travaillé dessus.

Maxence : Le cinéma, c’est la vie !

Le rendez-vous est pris. Maxence, des projets avec, si je ne me trompe pas, « Les combattantes » ?

Maxence : Ah ! Tu es bien renseignée. Oui, je suis sur la série « Les combattantes » que je termine de tourner dans une semaine avec un sacré casting.

Camille Lou, Julie de Bona…

Maxence : Et Audrey Fleurot c’est ça. Tout un casting féminin en or, c’est vraiment cool. La série parle de la place des femmes pendant la première guerre mondiale. Je suis assez heureux d’être sur ce projet qui parle des femmes dans une période où scolairement on n’en parle pas. On apprend un million de choses très intéressantes. C’est important d’apprendre des choses sur les champs de batailles, mais il y avait tout un monde derrière qui continuait de tourner, grâce aux femmes. Cela remet tout en place, par rapport à un cours de 4ème où on apprenait en quelques mots que les femmes reprenaient les usines en l’absence des hommes, mais c’est 1% de ce qu’elles ont accompli pendant la guerre. Il y avait des nonnes qui devenaient chirurgiennes, des prostituées qui étaient envoyées au front pour « assouvir les besoins » des soldats, même si je déteste le terme. Il y avait toute une économie qui s’était mise en place, un monde dirigé par les femmes et dont on ne parle pas.

Mon personnage ne fait que la guerre, se bastonne souvent, mais historiquement le combat mené par ses femmes est très intéressant et c’est vraiment un beau projet pour rendre hommage à ces femmes. D’ailleurs « Les Combattantes » rentre dans les codes de ce festival.

En effet, l’année dernière, Thierry Godard était l’un des invités. On avait échangé sur le tournage de « Germinal ».  La série est présentée cette année aux scolaires. En 2019, c’était « Le bazar de la Charité »…

Maxence : Iris bucher, la productrice de la série « Les combattantes » et aussi celle du « Bazar de la charité ».

En effet, alors croisons les doigts. Sabine, un petit mot sur la cuvée ?

Sabine : Oh oui, le rosé du domaine Lou Belvestit, le « Sabine Crossen » grâce à Antoine Ros.

Maxence : C’est quoi ce rosé ?

Sabine : J’ai un rosé qui porte mon nom. Il a gagné des médailles grâce au talent de sa vigneronne, Émilie Alauze.

Maxence : Oh mais c’est génial ! J’en veux une bouteille (rires).

Qu’est-ce que ça fait de vendanger son propre vin avec des personnes qui répondent à l’appel pour vous y aider ?

Sabine : C’était un peu perturbant, parce que je ne savais pas comment couper la grappe de raisin pour commencer (rires collégiaux). Mais c’était super, j’ai eu vraiment des gens géniaux pour m’aider à récolter le raisin avant de le transformer en vin. C’était vraiment chouette !

Et niveau cinéma ?

Sabine : Je suis en train de monter mon 5ème court métrage “Bienvenue chez Candy” avec Flavie Péan, Hervé Quentric et Arthur Jugnot…

Maxence : C’est vrai, Arthur Jugnot ?

Sabine : Oui et grâce à Joris, des membres de son équipe m’ont vraiment bien aidé. On va le présenter prochainement à l’équipe et ensuite dans des festivals comme l’un de mes précédents courts-métrages : « L’amour rend aveugle ».

Pour finir, revenons à « The House of Gaunt » avec le personnage de Bob incarné par Frédéric Souterelle qui nous avait parlé du projet.

Joris : Bob, c’est un amour. Frédéric Souterelle, je l’aime ! C’est Kratos et Bob Ogden dans mon cœur. Il a été extraordinaire dans le film, parce qu’il a rajouté un côté très identifiable : la part d’espoir du film. Sinon, il n’y avait que de la noirceur, hormis à la fin, même si ça fait mal. Frédéric a été exactement comme je l’imaginais. Je pense qu’il sait que ce n’est que le début d’une belle collaboration.

Maxence : Comme je le disais, j’étais vraiment dans ma bulle comme je ne l’avais jamais fait auparavant lors du tournage. J’ai vu pour la première fois Frédéric en voulant le tuer, enfin mon personnage (rires collégiaux). On a fait connaissance après. C’est un homme que j’admire énormément. Frédéric est un très grand acteur, et c’est un très bel être humain.

Sabine : Frédéric, je l’adore. D’ailleurs il y a mon agent qui est venu à la projection à Avignon et elle veut le prendre dans son agence ! Comme il n’en a pas, il va peut-être venir avec nous… Franchement, je trouve que Frédéric est génial, il joue super bien. Je kiffe son jeu. Il travaille, il est à l’heure, il connaît son texte et a du respect pour tout le monde. Bisous Fred !

 

Ceci conclu notre échange ! Merci beaucoup à vous trois.

Maxence et Sabine : Merci à toi Vanessa.

Joris : Merci beaucoup !

Synopsis

Un Fanfilm qui retrace les origines de Voldemort, sa jeunesse et son avènement faisant de lui le plus puissant des sorciers.

Bob Ogden, chef du département de police du Ministère de la magie, se rend chez Elvis Gaunt, avec une assignation à comparaître pour son fils, Morfin. Ce dernier a jeté un sortilège sur un Moldu la nuit précédente. Il fait alors la rencontre d’une jeune femme, Merope Gaunt, qui observe depuis sa fenêtre un Moldu du nom de Tom Jedusor Senior. Bob ne le sait pas encore, mais l’événement qui va se produire sera déterminant dans la naissance de Lord Voldemort, le plus grand Seigneur des Ténèbres de tous les temps…

Projection

Rendez-vous ce soir à 19h au Festival International du Film de Fiction Historique à Plaisance du Touch pour la projection gratuite de « The House of Gaunt » en présence de Sabine Crossen, Maxence Danet Fauvel et Joris Faucon Grimaud, le réalisateur.

Le film sera présenté par eux et Sabine Crossen répondra à toutes vos questions et échangera avec vous à la fin de la séance.

Informations et réservations

Le festival se tiendra du 22 au 25 septembre à Plaisance du Touch. Toutes les informations sur le site officiel du FIFFH.

Bon Festival et vive “The House of Gaunt” !

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