Rencontre avec Sharon Sofer de “STARTUP FOR KIDS” au 1er Festival Ecran Jeunesse à Lourdes

Hier nous vous avons présenté le tout premier Festival Ecran Jeunesse qui aura lieu à Lourdes dans quelques jours. Et pour reprendre les termes de son fondateur Christian Cappe :

“Plus que 7 dodos avant l’ouverture du festival” !

Lors de son entrevue Christian Cappe nous avait parlé de son association avec Sharon Sofer de “STARTUP FOR KIDS”. Sharon était présente à la présentation du festival où à la fin nous avons pu échanger quelques mots.

Bonjour Sharon merci de répondre à nos questions.

Bonjour, j’en suis ravie.

Nous venons d’assister à la présentation du 1er Festival Ecran Jeunesse dont vous faites partie intégrante. Expliquez-nous comment vous êtes arrivé sur ce projet ?

J’ai eu la chance d’être contacté par Christian Cappe qui est l’organisateur du festival et qui a voulu préparer la partie éducative de l’écran. Je suis ravie d’avoir travaillé avec lui et de l’accompagner sur ce volet spécifique du festival.

Vous êtes la fondatrice de “STARTUP FOR KIDS” qui a vu le jour en 2015 c’est bien ça ?

Exactement, en 2015 on a fait notre premier événement sur le numérique et l’éducatif. Pour être honnête ce devait être une manifestation unique. A l’époque ce n’était pas une “start-up”, c’était juste une idée. J’étais déjà sur un projet éducatif vu que je faisais des coffrets scientifiques par abonnement. C’était la période des box. On était plusieurs personnes sur cette idée avec des start-up. On devait faire venir une classe et on s’est retrouvé à 1500 participants.

 

Ah oui quand même ?

Oui (rires). Cela se passait à l’Ecole 42 qui est une école informatique sur Paris. C’était la magie du lieu en fait en travaillant, en interagissant avec eux le projet a grandi petit à petit. On l’a donc refait l’année suivante et on s’est aperçu qu’il y avait un manque parce que les familles sont venus mais la première année on avait fait l’événement avec trois bouts de ficelles (rires).

Les gens ont fédéré ?

Oui, ils ont fédéré à la manifestation. Les start-up étaient hyper-intéressées. On a fait venir des enseignants avec des classes et on a compris l’ampleur de la difficulté face au numérique autant des parents que des enseignants. Les enfants ne perçoivent pas de problème eux. Mais les parents étaient vraiment désarmés : “Ok, j’ai des écrans, mais j’en fais quoi avec mes enfants” ? Les enseignants eux étaient confrontés à : “Bah on nous équipe. Globalement on reçoit des tablettes et des écrans numériques mais on fait quoi avec” ?

Vous étiez là et vous l’êtes toujours pour aider et donner des pistes aux parents et aux enseignants ?

Tout à fait, c’est ce qu’on essai de faire avec nos moyens ont grandi aussi. L’année dernière, pour donner un ordre de grandeur, sur tous les événements cumulés, on a eu 7000 jeunes qui ont participé et environs 4000 adultes, parents, enseignants, accompagnants confondus.

Sur le Festival Ecran Jeunesse vous êtes comme un poisson dans l’eau. Quand on vous a présenté le projet vous avez dit oui tout de suite ?

Oh oui, tout de suite car vraiment ce qu’on veut c’est un usage, je vais envie de dire, intelligent du numérique. Avec mon équipe on veut donner un sens donc on a beaucoup de choses à partager. On veut expliquer aux jeunes, à leurs parents et enseignants que le numérique c’est un outil. On est à un énième révolution industrielle et que le numérique n’est qu’une invention comme l’électricité ou une perceuse quand on veut faire un trou. L’importance c’est l’usage qu’on va en faire. On peut en faire le meilleur comme le pire mais nous ce qui est important c’est que les enfants se l’approprie pour en faire évidemment le meilleur.

Quel va être votre rôle sur le festival Ecran Jeunesse ?

On a essayé de donné cette tinte très éducation au numérique. Après on a des projets spécifiques comme la compétition sur les applications et les solutions éducatives.

Avec l’Hackathon ?

Oui on a volet Hackathon. en fait c’est des journées de créativités. c’est un outil qu’on adore. On l’appelle “Hackathon” mais c’est un abus de langage. L’idée c’est qu’on donne une thématique et on rejoint un sujet d’émission genre : entre nature et technologies à quoi ressembleront nos villes en 2040 ? Ou imaginez l’école du futur. Cela va être qui vont mettre en place le développement durable, l’inclusion et un usage de la technologie. Et lors du festival nous aurons un Hackathon qui sera sur une journée.

Ce sera le mercredi 21 octobre ?

Oui c’est ça. C’est un programme qui marche super bien le Hackathon on l’a fait en ligne pendant le confinement en expérimentation sur deux demi-journées et les jeunes ont sortis de très beaux projets. Du coup après on est passé à 5 demi-journées sur l’intelligence artificielle avec les 13-17 ans. Ils étaient là, ils n’ont rien lâchés, ils ont monté des projets. Ils ont même rencontré virtuellement des professionnels qui travaillent dans l’intelligence artificielle. C’était génial !

C’est un volet très construit et qui permet à tout le monde de se réaliser ?

Oui, on a des expériences avec des classes dite “difficiles”. Et les enseignants nous préviennent. C’est vrai qu’au début on sent une réticence mais très vite elle fait place à la curiosité et cette envie de découverte et d’apprentissage. C’est l’intérêt de la mixité, de casser les groupes quelque part de les mettre avec des gens qui ne sont pas dans le jugement car ils ne se connaissent pas. On va leur donner une autre posture ce qui va casser les rôles qu’ils ont un peu stéréotypés. Les jeunes se retrouvent embarqués et ils s’investissent complètement. Il y a une adolescente un jour qui nous a dit : “Oh c’est la première fois que je suis première quelque part. Ma mère va être si fière” ! Et ça je dois dire qu’on adore (rires).

C’est vrai que c’est magique. Pour le festival Ecran Jeunesse, les jeunes restent avec vous toute la journée de 9h à 18h ?

Exactement, comme d’habitude ça va être une journée très structuré avec un parcours et l’idée c’est que les participants par équipe trouvent une solution à une problématique qu’on va leur donner au début de la journée. Le thème cette année sera : “Entre nature et technologies, à quoi ressembleront vos villes en 2040” ?

C’est ouvert à une tranche d’âge spécifique et pour un maximum de 50 participants ?

Oui c’est pour les 12-16 ans et en effet, on a limité les inscriptions à 50 jeunes. On les garde avec nous toute la journée pour qu’ils montent en groupe de 5 à 6 personnes un projet et en plus à la fin, chaque groupe va présenter son projet et en général ils sont assez fiers de le faire. chaque groupe va travailler la journée ensemble et il y aura des interaction avec les autres équipes car l’idée c’est qu’ils se poussent à aller le plus loin en se challengeant et en échangeant.

Quand vous nous en parlez vous avez les yeux qui pétillent. Vous attendez cet événement avec impatience ?

Oui vraiment. Surtout qu’on a été un peu brimé au niveau de l’événementiel depuis mars. On a pas vu nos jeunes en réel juste en virtuel et c’est un peu frustrant. On a hâte d’échanger avec eux, de les aider à monter des projets. On est super content de partir de nouveau à la rencontre des jeunes.

Comment fait-on pour s’inscrire à l’atelier “Hackathon” ?

Il faut se rendre sur le site du festival Ecran Jeunesse et aller dans “village et animations” puis suivre les directives pour acheter son pass et s’inscrire à l’atelier.

Que diriez-vous aux jeunes et à leurs parents pour leur donner envie de découvrir le festival Ecran Jeunesse du mercredi 21 au dimanche 25 octobre ?

C’est vraiment une opportunité de découvrir énormément de choses. Il y a une programmation très riche sur les écrans, il y a des possibilités de rencontre avec des auteurs et aussi des ateliers qui vont leur permettre de toucher à des choses qu’ils ne connaissent pas nécessairement ou peu.

 

Approfondir des sentiments ou des perceptions qu’ils ont sur ce que ça peut être le numérique dans leur vie, la place que ça peut prendre. Je les invite à venir ou par curiosité pour découvrir la programmation ou vraiment pour réfléchir à leurs orientations futur. L’occasion pour eux de voir et tester des choses qui les intéressent. Tout est bon à prendre pour se nourrir et réfléchir à ce qu’on a envie de faire dans sa vie. Plus on découvre et plus on a une richesse de choix. C’est vrai qu’en France on est un peu stéréotypé quand on s’engage dans une voie, un métier on y reste. Mais j’ai bonne espoir que dans quelques années ça change vu que dans les années à venir on va changer de plus en plus de métier qui évolue très vite. Et on va espérer que cette porosité de métier passe aussi dans tous les secteurs pour vraiment se balader de carrière en carrière pour enrichir sa vie.

 

 

Faire un métier de passion.

Oui c’est vraiment le message qu’on leur donne de choisir un métier par passion car la passion nourrit tout ! Pour moi c’est essentiel de ne jamais s’ennuyer dans son travail. Quand on peut allons vers quelque chose qui nous passionne et qui a du sens pour nous.

Où peut-on vous suivre ?

Sur notre site STARTUP FOR KIDS. Vous y trouverez nos activités, notre agendas avec les différents événements. Il y a aussi des vidéos de chose qu’on a déjà faite et des interviews de professionnels.

Merci beaucoup Sharon.

Merci à vous.

Alors si Sharon a titillé votre curiosité ou répond à l’envie de vos enfants d’exercer un métier dans le numérique, n’hésitez pas à prendre vos pass pour venir du mercredi 21 au dimanche 25 octobre au 1er festival Ecran Jeunesse à Lourdes et Tarbes.

Le village des enfants et la halle aux ados pour les animations et ateliers seront à l’Hôtel Méditerranée, 23 avenue du Paradis, à Lourdes. Rendez-vous pour les projections et les immersions auditives au Cinéma Pax, 7 avenue du  Rev Père de Foucauld à Lourdes.

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